CRITIQUE BLU-RAY: BANDOLERO

LE FILM:

1866, Texas. A la suite d’un hold-up raté, Dee Bishop et ses hommes sont capturés par le shérif Johnson et condamnés à être pendus. Mace, le frère aîné de Dee, parvient à libérer la petite bande. Ils s’enfuient, prenant en otage Maria, une belle et séduisante jeune femme. Le shérif Johnson se lance à leur poursuite. Bientôt, tous se retrouvent sur le territoire des Bandoleros, redoutables bandits mexicains…

 

Réalisé par Andrew V. Mc Laglen en 1968 qui dirigea surtout des films de guerre ou des westerns, « Bandolero » sort alors que le genre est sur le déclin. Ici, le film rompt avec la plupart des codes du genre en se privant par exemple d’Indiens et offre un spectacle fort agréable avec une fin surprenante! La principale force du film réside dans son casting composé entre autre d’un James Stewart en fin de carrière mais comme toujours excellent, Dean Martin, George Kennedy en shérif et la magnifique Raquel Welsh pour faire tourner la tête de ces hommes!

Malgré quelques scratches sur la pellicule, c’est une copie de toute beauté que nous propose l’éditeur Filmedia avec une très belle VO!

LES BONUS:

L’éditeur privilégie la qualité à la quantité avec une bande annonce et une présentation du film (22 mins) de Patrick Brion, passionnant comme toujours!

VERDICT:

Un très bon western à découvrir dans un Blu-ray de haute volée!

Disponible dès le 14 février en DVD (14.99 euros) et Blu-ray (19.99 euros) chez Filmedia

CRITIQUE BLU RAY: PORTRAIT D’UNE ENFANT DECHUE

 

LE FILM:

Ancienne top model, Lou Andreas Sand s’est isolée dans une maison au bord de l’océan où elle tente de vivre autrement, en se consacrant à la poésie et à la sculpture. Abîmée par la dépression et les excès, elle reçoit la visite de son ami photographe Aaron Reinhardt. Il tente avec elle de faire le point sur sa vie afin d’en faire un film.

Comme son titre original l’indique (« Puzzle of a downfall child »), « Portrait d’une enfant déchue » nous conte l’ascension et la chute de Lou mais de façon décousue comme les pièces d’un puzzle que l’on assemblerait au fil de ce premier long métrage épatant. En 1970, Jerry Schatzberg alors photographe de mode, décide de faire de la vie d’une de ses connaissances top model un film. Très empreint d’une sensibilité européenne, le film use d’une narration éclatée et d’une liberté dans la forme assez exceptionnelle. Photos, images tournées en super 8, noir et blanc, superposition des répliques de Lou avec les images d’autres scènes… Le premier film de Schatzberg ne s’encombre d’aucune convention! Faye Dunaway apporte sa beauté glaciale à ce qui est sans conteste l’un de ses plus beaux rôles. Un grand film tout simplement!

Carlotta édite ici le film dans sa version restaurée dévoilée au dernier Festival de Cannes, c’est à dire dans une copie absolument magnifique. Il faut noter l’absence de version française.

LES BONUS:

Outre la bande annonce de la ressortie en salles, on trouve une présentation du film par Pierre Rissisent et un fabuleux entretien de près d’une heure de Jerry Schatzberg par le critique Michel Ciment: passionnant!

VERDICT:

Comme souvent chez Carlotta, une édition indispensable!

Disponible en DVD (14,99 euros) et en Blu-ray (19,99 euros) chez Carlotta Films dès le 22 février.