CRITIQUE: J.EDGAR

Le film explore la vie publique et privée de l’une des figures les plus puissantes, les plus controversées et les plus énigmatiques du 20e siècle, J. Edgar Hoover. Incarnation du maintien de la loi en Amérique pendant près de cinquante ans, J. Edgar Hoover était à la fois craint et admiré, honni et révéré. Mais, derrière les portes fermées, il cachait des secrets qui auraient pu ruiner son image, sa carrière et sa vie.

Après deux navets successifs que furent « Invictus » et « Au-delà », le Grand Eastwood semblait perdu à tout jamais! Que nenni! Il revient en grande forme avec ce biopic sur l’un des personnages les plus importants des Etats-Unis, J.Edgar Hoover, le patron du F.B.I. durant plus d’un demi-siècle et sous huit Présidents différents. Mais au-delà du passionnant survol de 60 ans de l’Histoire « états-unienne », le film se penche sur la personnalité complexe d’un homme dont le seul amour, en plus de celui pour sa mère, fut pour son adjoint Tolson. Alors que Hoover détenait des secrets sur tous ses compatriotes, il vécut une histoire d’Amour avec cet homme jusqu’à sa mort. Et bien qu’Eastwood traîna toute sa vie l’image d’un bouseux un tantinet réac, il traîte cette relation avec une finesse rare et a eu la riche idée de confier le rôle à un DiCaprio qui continue de confirmer son talent incroyable. Pour finir, au-delà de sa mise en scène d’une classe folle,  « J.Edgar » bénéficie d’une photo littéralement splendide.

Le grand Eastwood est de retour et malgré son âge avancé, il ne compte pas s’arrêter! Tant mieux!

 

CRITIQUE: CONTROL (2007)

Hier soir, bercé par un 1/4 de finale de l’Euro Espagne-Italie aussi excitant qu’un jambon-beurre SNCF, je décide d’insérer dans mon lecteur dvd le film »Control » , premier long métrage d’Anton Corbijn.

Ce film relate les trois ans d’existence du groupe anglais « Joy Division » de 1977 à 1980, à la mort de leur chanteur Ian Curtis.Je dois bien admettre qu’avant d’avoir vu le film, je ne connaissais pas grand-chose de ce groupe. Et bien, la première remarque à faire est qu’il n’est nullement besoin d’être un fan acharné de ce groupe à l’origine du mouvement new-wave pour l’apprécier. Ce film est un chef-d’oeuvre en puissance! Il n’est pas question ici du biopic traditionnel qui enchaîne les évènements incontournables de l’histoire du groupe. L’histoire est plutôt axée sur la courte existence du chanteur Ian Curtis qui se pendra chez lui, à peine âgé de 23 ans. Il souffrait de crises d’épilepsie qui le prenaient parfois en plein concert et dont le traitement l’épuisait. Et la rencontre d’une femme fit de sa vie de couple(il se maria et eut un enfant très jeune) un échec qui le détruisit psychologiquement.

Sam Riley. La Fabrique de Films

De ce film on peut retenir principalement l’interprétation hallucinante de Sam Riley dans le rôle de Ian Curtis; un jeune acteur dont on devrait certainement reparler. Au-delà de sa ressemblance troublante avec l’original, il semble complètement habité par son personnage avec en point d’orgue les passages sur scène lors desquels il reproduit à la perfection la gestuelle de son modèle. Samantha Morton en femme bafouée n’est pas en reste. Elle livre une prestation de haute volée dans ce rôle de femme trompée qui tentera tout pour garder son mari et qui le soutiendra malgré tout jusqu’à sa mort.

Enfin et surtout, on peut retenir une photo noir et blanc magistrale. Le réalisateur était autrefois photographe et réalisateur de clips pour entre autres, Depeche Mode ou U2, et ça se voit! On pourrait encadrer chaque image du film tellement c’est beau!

En conclusion, c’est un magnifique film très très rock n’roll qui ravira les fans comme les autres et ça vient de sortir en dvd chez La Fabrique de films!