Critique: Le Brio

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Réalisation Yvan Attal
Scénario Yaël Langman
Victor Saint Macary
Bryan Marciano
Yvan Attal
Acteurs principaux
Sociétés de production Chapter 2
Moonshaker
Pathé Production
France 2 Cinéma
CN6 Productions
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre comédie
Durée 95 minutes
Sortie 22 novembre 2017

Neïla Salah a grandi à Créteil et rêve de devenir avocate. Inscrite à la grande université parisienne d’Assas, elle se confronte dès le premier jour à Pierre Mazard, professeur connu pour ses provocations et ses dérapages. Pour se racheter une conduite, ce dernier accepte de préparer Neïla au prestigieux concours d’éloquence. A la fois cynique et exigeant, Pierre pourrait devenir le mentor dont elle a besoin… Encore faut-il qu’ils parviennent tous les deux à dépasser leurs préjugés.

Un an après le raté « Ils sont partout », Yvan Attal repasse derrière la caméra pour un film sur l’intégration, le racisme, la tolérance à travers le choc des cultures entre Pierre Mazard, Professeur de fac un peu raciste et surtout très provocateur, et son élève, Neïla Salah, jeune fille des banlieues issue de l’immigration. Oui le film est plaisant, les dialogues plutôt bien écrits et surtout remarquablement interprété par Daniel Auteuil parfait dans ce rôle de prof provoc et surtout Camelia Jordana, époustouflante de fraîcheur et de justesse. Malheureusement, si vous avez vu la bande annonce, vous avez vu le film. Aucune surprise ne vient animer ce récit qui ronronne et qui emprunte tous les lieux communs du « film de sport » que les Américains maîtrisent si bien (association difficile entre le prof et l’élève, l’entraînement et l’épreuve finale). On passe un bon moment, et c’est déjà pas si mal, mais on oubliera vite ce film qui manque un peu de brio…

2.5

Critique Bluray: Nos Femmes

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  • Date de sortie salles:
    29 avril 2015
  • Réalisé par :
    Richard Berry
  • Avec :
    Daniel Auteuil,Richard Berry,Thierry Lhermitte…
  • Durée :
    1h35min
  • Pays de production :
    France
  • Année de production :  2015
  • Distributeur :
    Mars Distribution

LE FILM:

0.5

Max, Paul et Simon, sont amis depuis 35 ans : brillants en affaires, ils le sont un peu moins dans leur vie privée. Un soir, alors que les trois amis ont rendez-vous chez Max, Simon, anéanti après une dispute avec son épouse Estelle, raconte que dans un accès de colère, il l’a étranglé. Max et Paul sont saisis d’effroi. Surtout quand Simon les supplie de lui fournir un alibi pour échapper à la prison.

Gros succès au théâtre, la pièce d’Eric Assous est donc portée à l’écran par et avec Richard Berry qui y retrouve son compère de la scène Daniel Auteuil; seul nouveau, Thierry Lhermitte dans le rôle du copain coiffeur dragueur! Pour éviter le théâtre filmé, l’action se déroulant en huis clos, Berry rajoute une voix off insupportable notamment lors du premier quart d’heure et des flash-backs complètement inutiles. Le reste n’est effectivement autre que du théâtre filmé, et mal filmé! Autant dire qu’aucune idée de Cinéma n’émerge de cette couillonnade menée par le jeu outrancier des trois comédiens qui passent 1h30 à jouer à qui hurlera le plus fort! Parfois, le théâtre doit rester du théâtre…

TECHNIQUE:

4

Rien à dire, le résultat est irréprochable même si le film ne suscite aucune prouesse technique!

BONUS:

3

Seul bonus, un making of qui devrait satisfaire les fans du film!

VERDICT:

0.5

L’un des nanars de l’année!

Disponible en DVD (19.99 euros) et bluray (19.99 euros) chez TF1 Vidéo

CRITIQUE: MARIUS et FANNY

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L’histoire de Marius se déroule sur le Vieux-Port de Marseille, dans le Bar de la Marine tenu par César et son fils Marius. Marius ne rêve que d’embarquer sur un des bateaux qui passent devant le bar et prendre le large vers les pays lointains. Fanny, jeune et jolie marchande de coquillages sur le devant du bar, aime secrètement Marius depuis l’enfance ; Marius, sans l’avouer, a toujours aimé Fanny. Pour retenir Marius, pressenti pour un engagement sur un navire d’exploration, Fanny lui dévoile son amour pour lui et parvient à attiser sa jalousie en provoquant une vive dispute entre Marius et un vieil ami de César, le maître-voilier Panisse, qui, beaucoup plus âgé, courtise Fanny. Partagé entre l’appel de la mer et son amour pour Fanny, Marius renonce à son projet et finit par s’unir à Fanny qui s’offre à lui. Mais, alors que César et Honorine, la mère de Fanny, sont prêts à les marier, Marius est repris par sa folie de la mer. Poussé par Fanny qui se sacrifie par amour pour Marius, ce dernier monte à bord du navire qui part, abandonnant Fanny bouleversée, qui retient ses larmes et cache à César le départ de son fils.

Fanny, amoureuse et abandonnée, apprend qu’elle attend un enfant de Marius. Elle se retrouve en position dramatique de mère-fille, incapable d’assurer son propre avenir et celui de son enfant. Elle accepte alors, avec l’approbation de sa mère et du grand-père de son enfant, César, de se marier avec un commerçant prospère du Vieux-Port, Honoré Panisse ; celui-ci est âgé de trente ans de plus qu’elle. Il reconnaît son enfant et l’élève comme le sien ; Panisse leur apporte une prospérité certaine, une honorabilité sociale retrouvée et un avenir confortable. Quelques mois après le mariage et la naissance du bébé, Marius, prenant conscience de son amour pour Fanny durant son voyage lointain, mais qui n’a pas de situation sérieuse, revient et cherche à reconquérir Fanny, toujours amoureuse de lui et à reprendre son enfant. Lire la suite

CRITIQUE: JAPPELOUP

JAPPELOUP

Au début des années 80, abandonnant une carrière d’avocat prometteuse, Pierre Durand se consacre corps et âme à sa passion, le saut d’obstacle. Soutenu par son père, il mise tout sur un jeune cheval auquel personne ne croit vraiment : Jappeloup. Trop petit, trop caractériel, trop imprévisible, il a de nombreux défauts mais une détente et des aptitudes remarquables. De compétition en compétition, le duo progresse et s’impose dans le monde de l’équitation. Mais les JO de Los Angeles sont un terrible échec et Pierre prend alors conscience de ses faiblesses. Avec l’aide de Nadia, sa femme, et de Raphaëlle, la groom du cheval, Pierre va regagner la confiance de Jappeloup et construire une relation qui va les mener aux JO de Séoul en 1988.

Grand passionné d’équitation depuis toujours, il aurait été surprenant que le projet de Jappeloup n’attire pas l’attention de Guillaume Canet. En quatre mois, il en écrivit donc le scénario et la réalisation fut confiée au Canadien Christian Duguay, à la filmographie peu emballante, mais qui est un vrai passionné de cheval.

La surprise est de taille concernant ce film dont il était difficile d’attendre grand chose. Dans le genre du « film sportif », ce Jappeloup tire largement son épingle du jeu. En retraçant le parcours du cavalier Pierre Durand et de sa monture Jappeloup, Duguay propose un film formellement très bien ficelé, offrant en particulier de nombreuses scènes de compétition très efficacement mises en scène, avec un réel soin apporté à l’image. Sur le fond, le scénario de Canet ne se cantonne pas à un simple énuméré des exploits sportifs du duo Durand/Jappeloup mais étoffe largement certains points comme la relation  entre Durand et son père incarné par Daniel Auteuil et également l’histoire d’amour entre le cavalier et Nadia, toutes deux sonnant très justes et ne néglige pas non plus les ambiguités du personnage principal.

Outre les très belles interprétations de Canet et Auteuil, on retrouve avec grand plaisir la comédienne Marina Hands (cavalière et ancienne compagne de Canet) qui irradie totalement l’écran et la révélation Lou de Laage dont on devrait reparler.

Même si Jappeloup n’est pas le film de l’année, il en reste un divertissement de grande qualité, dénué de tout cynisme et dont l’efficacité et la sincérité vous fera dresser les poils sur les bras plus d’une fois! Au galop!!!

NOTE: 7.5/10