CRITIQUE BLU-RAY: PIRANHAS

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LE FILM: 7.5/10

Lors d’une soirée au clair de lune, deux amoureux prennent un bain de minuit dans les eaux calmes d’un lac perdu, sans savoir qu’ils vont être le prochain
repas d’un banc de piranhas affamés et féroces. Ces mangeurs d’hommes ont été génétiquement modifiés lors d’une expérience gouvernementale top secret. Mais le pire reste à venir… car ces milliers de poissons voraces se dirigent maintenant vers les berges d’une station balnéaire…

Premier film réalisé en solo par Joe Dante pour le producteur Roger Corman, Piranhas est une pure série B comme il s’en produisait à la pelle dans les années 70, avec un budget ridicule et peu d’ambition. C’était sans compter sur Joe Dante cinéaste poil à gratter qui camoufle toujours sous ses airs de films d’horreur caustiques des charges contre la société de consommation et son pays en général.

Maniant sans cesse le second degré, son Piranhas surfe sur la vague initiée par les Dents de la Mer, lui rendant même un hommage direct dès le début du film avec un personnage jouant au jeu Jaws. Beaucoup moins terrifiant que son modèle, Piranhas reste une sucrerie assez savoureuse qui se veut plutôt un hommage aux films de monstres des années 40-50.

TECHNIQUE: 7/10

Côté image, le résultat est satisfaisant, respectant le grain d’origine même si subsistent quelques rayures et tâches de temps en temps. Côté son, la VO est à préférer, se montrant plus équilibrée et moins criarde.

BONUS: 8/10

Outre la bande-annonce, on trouve un entretien avec Joe Dante bourré d’anecdotes dont la volonté de rendre hommage à Citizen Kane! On trouve également un montage d’images de tournage sans son.

VERDICT: 8/10

Indispensable pour les fans de films d’horreur 70’s!

Disponible en DVD (16,99 euros) et blu-ray (19,99 euros) chez Carlotta Films dès le 4 juin.


CRITIQUE BLU-RAY: SUGAR MAN

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LE FILM: 9/10

Au début des années 70, Sixto Rodriguez enregistre deux albums sur un label de Motown. C’est un échec, à tel point qu’on raconte qu’il se serait suicidé sur scène. Plus personne n’entendit parler de Rodriguez. Sauf en Afrique du Sud où, sans qu’il le sache, son disque devint un symbole de la lutte contre l’Apartheid. Des années plus tard, deux fans du Cap partent à la recherche de « Sugar Man ». Ce qu’ils découvrent est une histoire faite de surprises, d’émotions et d’inspiration.

Alors que certaines émissions de télé-réalité permettent à n’importe qui de devenir célèbre en un claquement de doigts, il existe à côté des individus qui vivent pour leur art sans jamais atteindre la notoriété. Sixto Rodriguez fait plutôt partie de la seconde catégorie quoique… Ce documentaire passionnant nous emmène sur les traces d’un chanteur, Sixto Rodriguez, dont le premier de ses deux albums se vendit dans son pays, les Etats-Unis, au nombre de six exemplaires. Non pas qu’il n’avait aucun talent, loin de là, sa musique n’ayant rien à envier à celle de Bob Dylan, mais la chance avait décidé de le bouder. Le plus fou dans cette histoire est que, sans le savoir, en Afrique du Sud, il était carrément une énorme star! C’est cette histoire complètement dingue que Malik Bendjelloul nous conte, ponctuée des merveilleuses chansons de Rodriguez, livrant ici un hymne à ces quelques individus pour qui seul compte l’exercice de leur art. Un Oscar du meilleur documentaire ô combien mérité! Formidable!

TECHNIQUE: 9/10

C’est du très bon aussi bien pour l’image que niveau son!

BONUS: 9/10

Outre les bandes-annonces d’usage, on trouve un making of (30 mins) intéressant, un showcase de Rodriguez au Max Linder (12 mins) et un titre live à Phoenix (2 mins).

VERDICT: 9/10

Le doc de l’année!

Disponible en DVD (19,99 euros) et Blu-ray (24,99 euros) chez ARP Sélection