Court-métrage: « Make It Soul »

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Vous connaissez très certainement le légendaire James Brown, ce géant de la soul surnommé The Godfather of Soul (Le Parrain de la Soul) ? Et Solomon Burke, baptisé The King of Rock n’ Soul (le Roi du Rock n’ Soul) ?
Dans ce court-métrage d’animation, ces 2 géants de la soul se retrouvent pour un concert au Regal Theater  (Chicago) en 1965, âge d’or de cette musique.
Mêlant références musicales légendaires, et abordant le rôle de cette musique sur les problèmes de racisme de l’époque, ce court-métrage nous fait faire un bond dans le passé, au coeur de l’âge d’or de la soul.
Dès le début, des mouvements de caméra nous promènent à travers les rues de Chicago et accrochent notre oeil.
Le parti-pris artistique est très réussi avec une colorisation au feutre vraiment originale. Je vous invite d’ailleurs à découvrir le fabuleux travail de Simon Roussin qui utilise cette technique sur de nombreux projets. Cette explosion de couleurs contraste avec les images en noir et blanc de cette époque.
En somme, une prise de risque réussie avec un bel effet visuel !
Lors de la dernière édition de l’Urban Film Festival , j’ai eu la chance d’échanger quelques mots avec le réalisateur, Jean-Charles Mbotti Malolo. Son film n’a pas reçu de prix malgré l’énorme travail artistique que l’on perçoit derrière cette création. Je suis donc ravie de pouvoir le mettre à l’honneur sur Cinédingue.
Découvrir le travail de Simon Roussi : http://simonroussin.blogspot.com/
Farah Parfait
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Critique: La Mule

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Titre original The Mule
Réalisation Clint Eastwood
Scénario Nick Schenk
Acteurs principaux
Sociétés de production Malpaso Productions
Warner Bros.
Imperative Entertainment
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre drame biographique
Durée 116 minutes
Sortie 23 janvier 2018

À plus de 80 ans, Earl Stone est aux abois. Il est non seulement fauché et seul, mais son entreprise risque d’être saisie. Il accepte alors un boulot qui – en apparence – ne lui demande que de faire le chauffeur. Sauf que, sans le savoir, il s’est engagé à être passeur de drogue pour un cartel mexicain…

Il y a seulement quelques mois, Clint Eastwood réalisateur nous gratifiait de l’un de ses plus mauvais films que l’on priait qu’il ne soit pas le dernier, à 88 ans, « le 15h17 pour Paris« ! Heureusement non, le revoilà également devant la caméra, dix ans après « Gran Torino »! Contrairement à ce que l’on pourrait penser, Eastwood ne se lance pas dans le film animalier mais dans l’histoire d’une mule, un passeur de drogue, mais d’un genre un peu différent! Inspiré d’une histoire vraie, le nouveau film d’Eastwood met en scène Earl Stone, un octogénaire qu’internet vient de ruiner. Rejeté par sa famille qu’il a négligée toute sa vie, il accepte de convoyer des sacs, dans un premier temps non identifiés, en échange de grosses sommes d’argent. Quand il s’apercevra de la nature des marchandises qu’il transporte, il continuera malgré tout. Dans le même temps un agent de la DEA entreprend de faire le coup de filet de sa vie. A côté de ses activités illicites, il tente de renouer les liens avec sa famille avant qu’il ne soit trop tard. Si Eastwood a souvent joué avec son âge, il apparaît pour la première fois tel qu’il est, un homme de bientôt 90 ans, avec une démarche et des mains qui ne trompent pas. Si son physique ne fait pas le poids à côté des chicanos qu’il fréquente, son esprit lui, tient largement la distance et il en joue, force répliques cinglantes comme lorsqu’il conseille à l’un de ses « employeurs » qui en a plein le cul de lui d' »aller chez le proctologue »! Son aventure picaresque où chacun de ses « voyages » lui fait battre de nouveaux records est souvent drôle, toujours prenante alors que l’on sent l’étau se resserrer mais l’issue du périple d’Earl Stone est pleine d’émotion, résonnant comme un chant du cygne pour l’un des derniers géants d’Hollywood! Bravo!

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