Critique Bluray: Coexister

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Réalisation Fabrice Éboué
Scénario Fabrice Éboué
Acteurs principaux
Sociétés de production EuropaCorp
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Comédie
Durée 90 minutes
Sortie 11 octobre 2017

LE FILM:

2.5

Un producteur de musique à la dérive décide de monter un groupe constitué d’un rabbin, un curé et un imam afin de leur faire chanter le vivre-ensemble. Mais les religieux qu il recrute sont loin d être des saints…

Après « Case Départ » et « le Crocodile du Botswanga », Fabrice Eboué s’attaque au fait religieux à travers la musique. Il incarne un producteur qui, pour faire un coup commercial, monte un groupe composé d’un prêtre, un rabbin et un imam. Sur le même canevas que les films musicaux façon Pitch Perfect, « Coexister » nous montre la phase de recrutement (assez drôle), la naissance du groupe avec notamment le tournage des clips et enfin la rencontre avec le public. Les membres du groupe ne sont pas des cas d’école: le prêtre est en pleine tourmente, le rabbin dépressif depuis qu’il a émasculer par erreur un enfant et l’imam est un imposteur. Malgré quelques gags « osés », le film ne choquera pas grand monde et promeut parfaitement le « vivre ensemble ». Rien d’inoubliable toutefois, même si l’on retiendra la bonne humeur communicative du trio.

TECHNIQUE:

4.5

Rien à signaler, c’est nickel!

BONUS:

2.5

On trouve ici une interview du réalisateur, un court bêtisier, une chanson en karaoké et le clip de rap gay du film.

VERDICT:

2.5

Une comédie sympathique mais oubliable!

Disponible en DVD  et Bluray (14.99 euros) chez Europacorp dès le 14 février


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Critique: Coco

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Réalisation Lee Unkrich
Adrian Molina (en)
Scénario Adrian Molina
Matthew Aldrich
Sociétés de production Pixar Animation Studios
Walt Disney Pictures
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Animation
Durée 109 minutes
Sortie 29 Novembre 2017

 

Depuis déjà plusieurs générations, la musique est bannie dans la famille de Miguel. Un vrai déchirement pour le jeune garçon dont le rêve ultime est de devenir un musicien aussi accompli que son idole, Ernesto de la Cruz. 
Bien décidé à prouver son talent, Miguel, par un étrange concours de circonstances, se retrouve propulsé dans un endroit aussi étonnant que coloré : le Pays des Morts. Là, il se lie d’amitié avec Hector, un gentil garçon mais un peu filou sur les bords. Ensemble, ils vont accomplir un voyage extraordinaire qui leur révèlera la véritable histoire qui se cache derrière celle de la famille de Miguel…

Quelques mois après le réchauffé « Cars 3 », Pixar sort son dernier bébé, « Coco » qui s’inspire des traditions mexicaines, notamment les légendes qui entourent les morts. S’il peut déstabiliser le très jeune public par son rythme très éloigné des standards actuels, le film séduira les plus grands, parents y compris. Derrière l’histoire du petit Miguel qui cherche à retrouver ses origines pour enfin pouvoir vivre sa passion, la musique, « Coco » évoque des thèmes comme la filiation et les racines avec légèreté mais aussi mélancolie. Esthétiquement le dernier Pixar est un petit bijou coloré et festif qui met du baume au coeur jusqu’à le serrer délicatement dans un final aussi surprenant qu’émouvant. Le grand film d’animation de l’année!

4.5

Critique Bluray: Baby Driver

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Réalisation Edgar Wright
Scénario Edgar Wright
Acteurs principaux
Sociétés de production Media Rights Capital
Big Talk Productions
Working Title Films
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Genre comédie policière
Durée 113 minutes

LE FILM:

3.5

Chauffeur pour des braqueurs de banque, Baby a un truc pour être le meilleur dans sa partie : il roule au rythme de sa propre playlist. Lorsqu’il rencontre la fille de ses rêves, Baby cherche à mettre fin à ses activités criminelles pour revenir dans le droit chemin. Mais il est forcé de travailler pour un grand patron du crime et le braquage tourne mal… Désormais, sa liberté, son avenir avec la fille qu’il aime et sa vie sont en jeu.

Après la trilogie « Cornetto »et « Scott Pilgrim », Edgar Wright est débarqué du projet « Ant Man ». La déception passée, le cinéaste britannique s’attaque à un projet auquel il pense depuis une vingtaine d’années, « Baby Driver ». A travers le polar, il s’amuse avec l’importance de la musique au cinéma. Son héros, Baby, passe tout son temps les écouteurs sur les oreilles et ne conçoit pas sa vie sans le support des morceaux enregistrés sur ses différents ipods. Si le scénario rappelle grandement le « Drive » de Winding Refn et si le film évoque le Cinéma de Tarantino, « Baby Driver » est un film gadget et comme tous les gadgets, on peut s’en passer mais on adore ça! Wright rythme ses nombreuses scènes d’action par une BO 70’s-80’s allant jusqu’à les rythmer par les bruits des armes à feu! Le résultat est ultra fun et souvent jubilatoire!

TECHNIQUE:

5

Un must à tous les niveaux! Un bluray de démo!

BONUS:

5

Un must également côté bonus avec des scènes coupées, making of, storyboards, audition, répétitions, clips…

VERDICT:

4

Une édition top pour le film fun de l’année!

Disponible en Bluray (19.99 euros) chez SPHE


Critique Bluray: Phantom of the Paradise

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Réalisation Brian De Palma
Scénario Brian De Palma
Sociétés de production Harbor Productions
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre drame musical, Fantastique
Durée 92 minutes
Sortie 25 février 1975

LE FILM:

4.5

Winslow Leach, jeune compositeur inconnu, tente désespérément de faire connaître l’opéra qu’il a composé. Swan, producteur et patron du label Death Records, est à la recherche de nouveaux talents pour l’inauguration du Paradise, le palais du rock qu’il veut lancer. Il vole la partition de Leach, et le fait enfermer pour trafic de drogue. Brisé, défiguré, ayant perdu sa voix, le malheureux compositeur parvient à s’évader. Il revient hanter le Paradise…

Deux ans avant « Carrie », Brian de Palma réalise avec « Phantom of the Paradise » son premier grand film qui acquit au fil du temps le statut de film culte. Il propose ici une relecture du mythe de Faust en même temps qu’une nouvelle version du « Fantôme de l’Opéra » en dressant une satire du show business assez féroce! Sur la forme, on assiste ici à un spectacle musical décalé rempli de chansons cultes qui balaient le paysage musical des 70’s avec brio: pop, folk, glam rock…Tout ceci porté par une mise en scène inventive d’un bout à l’autre! Phantom of the Paradise est aussi dérangeant que jouissif et tous les cinéphiles se réjouiront qu’un tel travail de restauration lui rende hommage!

TECHNIQUE:

5

Un spectacle éblouissant de définition, de couleurs et de son!

BONUS:

5

Quand qualité rime avec quantité, ça donne ça:

Présentation de Gerrit Graham (HD sur le Blu-ray)
« Paradise Regained » : documentaire rétrospectif sur le tournage et l’impact du film jusqu’à aujourd’hui (HD sur le Blu-ray – 52′)
« Brian De Palma dans les coulisses du Paradise » : retour sur l’aventure Phantom of the Paradise avec son réalisateur Brian De Palma (HD sur le Blu-ray – 33′)
Entretien de Paul Williams par Guillermo del Toro (HD sur le Blu-ray – 72′)
« Le fiasco Swan Song » : de « Swan Song Enterprises » à « Death Records », retour sur ce changement imprévu (HD sur le Blu-ray – 11′)
« Carte blanche à Rosanna Norton » : la costumière du film évoque la conception des costumes des personnages principaux (HD sur le Blu-ray – 10′)
« Paradis perdu et retrouvé » : six scènes coupées ou alternatives (HD sur le Blu-ray)
Karaoké 6 chansons (HD sur le Blu-ray)
Fausse pub par William Finley (HD sur le Blu-ray)
Spots radio (HD sur le Blu-ray)
Bandes-annonces (HD sur le Blu-ray)

Et bien sûr, ceux qui auront la bonne idée de se procurer l’édition Ultra Collector auront la joie de lire le superbe livre « Dr. Brian and Mr. De Palma » avec analyses, archives, entretiens et 40 photos d’archives (160 pages)!

VERDICT:

5

INDISPENSABLE!!!

Disponible en bluray (19.99 euros) ou édition Ultra Collector (49.99 euros) chez CARLOTTA FILMS dès le 12 avril

Critique Dvd: Kill your friends

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Réalisation Owen Harris
Scénario John Niven
Sociétés de production Unigram
AI-Film
Altitude Film Entertainment
Pays d’origine Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Genre comédie noire
Durée 103 minutes
Sortie 2 décembre 2015

LE FILM:

4

Londres, 1997. L’industrie musicale britannique est à son apogée. Steven Stelfox, travaille comme directeur artistique dans une maison de disques. Il n’a qu’une obsession, trouver le Hit qui va booster sa carrière. Enchaînant les mauvaises décisions, sa situation va rapidement dégénerer. Pour se remettre en selle, il va devoir éliminer quelques confrères gênants.

Pour son premier film, Owen Harris adapte un roman de John Niven, également auteur du scénario. Ayant passé 10 ans dans une maison de disques, ce dernier dépeint ici le quotidien d’un directeur artistique prêt à tout, vraiment tout, pour éliminer la concurrence et devenir le roi de la musique! La narration est ici à la première personne avec le personnage de Stelfox qui s’adresse régulièrement à la caméra, donnant ici un aspect documentaire à l’ensemble. La peinture plutôt trash du milieu musical, entre drogue, sexe et violence est l’occasion pour Harris de livrer un récit rythmé et prenant, quelque part entre les premiers Danny Boyle (Petits meurtres entre amis et Trainspotting) et la série Vinyl! Quant au choix de Nicholas Hoult, il apporte avec sa belle gueule tout ce qu’il faut de fascination et de vice! Pour emballer le tout, la BO enchaîne les tubes 90’s, de Prodigy à Ol’Dirty Bastard en passant par Radiohead! Culte?

TECHNIQUE:

4.5

Rien à dire pour le support, c’est impeccable!

BONUS:

Aucun bonus sur cette édition, dommage!

VERDICT:

4

Trash et culte!

Disponible en DVD (14.99 euros) et bluray (19.99 euros) chez SEVEN7 dès le 8 avril

Une masterclass de Steven Spielberg et John Williams, forcément immanquable!

SUNDAY CALENDAR STORY FOR JANUARY 8, 2012. DO NOT USE PRIOR TO PUBLICATION ******************** Filmmaker Steven Spielberg , right, and composer John Williams discuss the "Art of Collaboration" on the "AFI's Master Class" premiere to be broadcast on Turner Classic Movies (TCM) on November 15, 2011, at 8 p.m. EST. (Adam Rose/Courtesy TCM/MCT)

Le 3 décembre prochain, la chaîne TCM Cinéma dédie sa soirée à Steven Spielberg avec la diffusion de trois de ses films: « A.I. Intelligence Artificielle », « Munich » et « Duel ». Avant la diffusion de ces trois films, la chaîne offrira à ses abonnés la « masterclass » donnée par Spielberg et son compositeur John Williams dans le cadre de l’American Film Institute.

Autant dire que ce document de 52 minutes est à ne rater sous aucun prétexte. Après avoir partagé leur opinion sur l’importance de la musique au Cinéma en s’appuyant sur des extraits de classiques comme « Ben-Hur » ou « Sur les Quais », les deux hommes reviennent sur leur relation et leur collaboration. On y apprend notamment que le génial compositeur ne travaille que sur le montage initial de Spielberg, sauf pour « rencontres du 3ème type » où le scénario avait servi de base pour le travail de Williams. Deux monstres de l’Histoire du Cinéma qui discutent et qui livrent des anecdotes, c’est passionnant et indispensable!

5

James Horner (1953 – 2015): une note de tristesse…

James Horner.arriving at the Los Angeles Premiere of Avatar.Grauman's Chinese Theater.Los Angeles,  CA.December 16, 2009.©2009 Kathy Hutchins / Hutchins Photo.

La musique de film est parfois insupportable, parfois passe inaperçue et dans certains cas, elle sublime le film et permet même de graver les images dans nos têtes les rendant indissociables des notes. Ils sont quelques-uns à maîtriser cet art si bien que certains réalisateurs ne les ont plus quittés: Bernard Hermann, Nino Rota, John Williams, Ennio Morricone, Danny Elfman… Et puis il y a aussi James Horner qui nous a quittés trop tôt, à 61 ans, dans un accident d’avion.

James Horner a signé quelques partitions incroyables, d’autres un peu moins mais malgré tout, celles-ci sont restées dans ma mémoire et ont donné aux films qu’elles illustraient une place particulière dans mon coeur de cinéphile.

Dans les années 80, je me souviens de la musique de « 48 heures », des Steels drums de la BO de Commando, de l’énorme thème dans « Aliens le retour » lorsque Bishop et Ripley décollent sans savoir que l’alien est accroché au vaisseau, des chants russes de « Double détente », du lyrisme du thème de « Willow » ou de celui de « Glory ». Dans les années 90, comment oublier la musique de « Titanic » ou en 2009 celle d' »Avatar ». Dernièrement, il donnait une ampleur encore plus grande au film de Jean-Jacques Annaud, « le dernier loup ». Les grands se font de plus en plus rares…