Critique: Une Affaire de Famille

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Titre original 万引き家族
Manbiki kazoku
Réalisation Hirokazu Kore-eda
Scénario Hirokazu Kore-eda
Pays d’origine Drapeau du Japon Japon
Genre drame
Sortie 12 Décembre 2018

Au retour d’une nouvelle expédition de vol à l’étalage, Osamu et son fils recueillent dans la rue une petite fille qui semble livrée à elle-même. D’abord réticente à l’idée d’abriter l’enfant pour la nuit, la femme d’Osamu accepte de s’occuper d’elle lorsqu‘elle comprend que ses parents la maltraitent. En dépit de leur pauvreté, survivant de petites rapines qui complètent leurs maigres salaires, les membres de cette famille semblent vivre heureux – jusqu’à ce qu’un incident révèle brutalement leurs plus terribles secrets…

Après l’intermède policier « The Third Murder », Kore Eda revient à un thème plus proche de ses habitudes, la famille. Un homme et son jeune fils volent dans un supermarché, ce qui semble être une habitude. Chez eux vivent la grand mère, une jeune fille qui vit de son corps et une femme qui semble être la mère. Sauf que dans cette drôle de famille, bientôt complétée par une petite fille maltraitée par ses parents, il n’y a aucun lien du sang. Pourtant, tout le monde semble vivre dans le bonheur d’être ensemble. Kore Eda, avec ce film étonnamment assez léger, questionne sur ce qu’est une famille mais aussi porte un regard critique et acerbe sur un Japon qui laisse de côté une partie de sa population, condamnée à la misère. Drôle mais aussi terriblement émouvant, « Une affaire de famille » est un petit bijou de délicatesse qui a tout de la Palme d’Or parfaite!

5

 

Critique: Climax

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Réalisation Gaspar Noé
Scénario Gaspar Noé
Sociétés de production Arte Cinema
Rectangle Productions
Wild Bunch
Les Cinémas de la Zone
Artemis Productions
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Drame
Durée 95 minutes
Sortie 19 septembre 2018

Naître et mourir sont des expériences extraordinaires. Vivre est un plaisir fugitif.

20 ans après son premier film, « Seul contre tous », Gaspard Noé présente seulement son cinquième long métrage, « Climax », que certains ont pu déjà voir lors de la Quinzaine des Réalisateurs au dernier festival de Cannes. Si les fans du cinéaste devraient sortir comblés de ce nouvel opus, Noé ne gagnera certainement pas un nouveau public. Déjouant tous les codes (le générique de fin est au début du film, puis le générique du début se retrouve en deux parties au cours du film!), Noé nous présente d’abord une troupe de danseurs urbains, s’exprimant face caméra, dans l’écran d’une télé entourée de cassettes vidéos où l’on retrouve les films qui ont probablement inspiré Climax: Zombie, Schizophrenia, Suspiria… Enfin la petite troupe se retrouve dans une salle de répétition, danse et boit jusqu’à ce que la soirée dérape. L’ambiance devient glauque comme Noé sait faire, sexe, violence et drogue s’invitant à la fête. Le son saturé de house music et de hip hop d’un bout à l’autre, la lumière et la caméra virevoltante de Noé nous plonge alors d’un trip hallucinant où l’Homme devient un loup pour l’Homme, comme une métaphore de la société française. Ca fait mal mais ça fait du bien!

4.5