Critique Bluray: Quelque part dans le temps

71Y3+BpUiIL._SL1500_

Drapeau des États-Unis : 3 octobre 1980
Drapeau de la France : 6 mai 1981

LE FILM:

2.5

 

 

1972. Alors que se joue la pièce qu’il a écrite, Richard Collier est abordé par une vieille dame qui lui remet une montre et lui dit ces mots mystérieux : « Reviens-moi, je t’en prie ». Huit ans plus tard, il découvre dans un célèbre hôtel un portrait de la vieille femme. Elle s’appelle Elise McKenna, et séjourna dans le même hôtel… en 1912. C’est le début d’une incroyable aventure qui va le transporter dans le passé, au début du XXè siècle.

Les principaux faits d’armes du réalisateur franco-américain, Jeannot Szwarc, laissent songeur: « Supergirl », « la Vengeance d’un blonde », « Hercule et Sherlock » ou « les Soeurs Soleil »! C’est deux ans après son grand succès, « les Dents de la mer 2 » que Szwarc obtient les fonds pour réaliser l’adaptation d’un roman de Matheson dont il rêve, « Quelque part dans le temps »! Il s’agit donc d’un mélodrame teinté de fantastique dans lequel un metteur en scène de théâtre interprété par Christopher « Superman » Reeves va effectuer un voyage dans le temps à la recherche d’une mystérieuse actrice incarnée par la magnifique Jane Seymour. La mise en scène pataude de Szwarc et les envolées lyriques de John Barry nous donnent l’impression de voir l’adaptation d’un roman de Barbara Cartland. Malgré tout on attend le dénouement, surprenant, de cette histoire d’amour impossible…

TECHNIQUE:

3

 

 

Une copie plutôt correcte avec une définition assez nette, même si de temps à autre, quelques grosses tâches ou rayures et grain viennent ternir l’image.

BONUS:

4

 

 

Belle interactivité avec une longue interview de Szwarc, d’un professeur de sciences politiques au sujet de Matheson et la bande annonce!

VERDICT:

2.5

 

 

Un mélo fantastique culte un peu daté dans une belle édition!

Disponible en DVD (14.99 euros) et bluray (19.99 euros) chez Rimini Editions

 


Critique: Saint-Amour

479468.jpg

Tous les ans, Bruno fait la route des vins… sans quitter le salon de l’Agriculture ! Mais cette année, son père, Jean, venu y présenter son taureau champion Nabuchodonosor, décide sur un coup de tête de l’emmener faire une vraie route des vins afin de se rapprocher de lui. Et s’ils trinquent au Saint-Amour, ils trinqueront bien vite aussi à l’amour tout court en compagnie de Mike, le jeune chauffeur de taxi embarqué à l’improviste dans cette tournée à hauts risques entre belles cuvées et toutes les femmes rencontrées au cours de leur périple…

Après les pauvres retraités (Mammuth) ou les punks à chien (le Grand Soir), Delépine et Kervern continuent à s’intéresser aux laissés pour compte avec deux personnages d’agriculteurs incarnés par Depardieu, père du personnage joué par Poelvoorde. Ces deux-là vont se lancer dans un tour de France des vins, conduits par un chauffeur de taxi (Vincent Lacoste). Plus qu’une histoire de beuverie, ce road movie est l’occasion d’une touchante relation père fils et d’un état peu glorieux de l’agriculture française. Si cette balade paraît parfois avancer en roue libre, les rencontres faites par le trio sont toujours surprenantes avec une mention spéciale à un propriétaire de chambre d’hôtes un peu spécial (Houellebecq) ou encore une agent immobilier légèrement zélée (Ovidie). On pense inévitablement au cinéma de Bertrand Blier. Souvent drôle, le duo Depardieu/Poelvoorde suscite aussi l’émotion et les réalisateurs semblent avoir trouver une certaine assurance et sérénité. Saint Amour est peut-être bien leur film le plus réussi!

4.5