Critique: Maryline

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Réalisation Guillaume Gallienne
Scénario Guillaume Gallienne
Acteurs principaux
Sociétés de production LGM Cinéma SAS
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre drame
Sortie 15 novembre 2017

Maryline a grandi dans un petit village. Ses parents ne recevaient jamais personne et vivaient les volets clos. À 20 ans, elle « monte à Paris » pour devenir comédienne. Mais, elle n’a pas les mots pour se défendre. Elle est confrontée à tout ce que ce métier et le monde peuvent avoir d’humiliant mais aussi de bienveillant. C’est l’histoire d’une femme, d’une femme modeste, d’une blessure.

Après un premier long autobiographique, « les Garçons et Guillaume à table« , Guillaume Gallienne s’essaie au mélodrame. Son personnage, Maryline, vient de la campagne mais rêve de jouer la comédie. Son parcours sera semé d’embûches comme les brimades de metteurs en scène ou l’alcoolisme dans lequel elle tombera. Si le second film de Gallienne vaut le coup d’oeil c’est assurément pour son actrice Adeline d’Hermy, qui porte le film de bout en bout, drôle, émouvante, fragile, violente… Toutefois le film nous laisse un peu sur notre faim tant le récit manque de fluidité et de liant et pose des questions sans réponse. On a envie d’adorer cette Maryline mais l’on reste malheureusement loin d’elle…

3.5

Critique: le Musée des Merveilles

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Titre original Wonderstruck
Réalisation Todd Haynes
Scénario Brian Selznick
Acteurs principaux
Sociétés de production Killer Films
Cinetic Media
FilmNation Entertainment
Picrow Features
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre drame
Durée 120 minutes
Sortie 15 novembre 2017

Sur deux époques distinctes, les parcours de Ben et Rose. Ces deux enfants souhaitent secrètement que leur vie soit différente ; Ben rêve du père qu’il n’a jamais connu, tandis que Rose, isolée par sa surdité, se passionne pour la carrière d’une mystérieuse actrice. Lorsque Ben découvre dans les affaires de sa mère l’indice qui pourrait le conduire à son père et que Rose apprend que son idole sera bientôt sur scène, les deux enfants se lancent dans une quête à la symétrie fascinante qui va les mener à New York.

Deux ans après son chef d’oeuvre « Carol« , Todd Haynes signe son huitième film, présenté en compétition lors du dernier Festival de Cannes. Nous suivons ici la quête parallèle de deux enfants à un demi-siècle d’intervalle. Rose, enfant sourde et muette, part en 1927 à la recherche de sa mère, star du cinéma muet. En 1977, Ben qui a perdu sa mère et n’a jamais connu son père, part à la recherche de ce dernier alors qu’il vient de perdre l’ouïe lors d’un orage. Surprenant idée à priori de la part de Todd Haynes d’adapter un livre pour enfants mais à y regarder de plus près, on retrouve son intérêt pour des personnages exclus, isolés et les amours contrariées. Sur la forme, Haynes rend un vibrant hommage au cinéma muet, racontant l’histoire de Rose en noir et blanc et sans dialogues. La photo du film est somptueuse,  la musique de Carter Burwell est encore une fois fabuleuse et le film fait du bien par son absence totale de cynisme et sa bienveillance.

4.5