Critique: Carol

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Réalisation Todd Haynes
Scénario Phyllis Nagy
Acteurs principaux
Sociétés de production Film4
Number 9 Films
Pays d’origine Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Film d’amour
Durée 118 minutes
Sortie 13 janvier 2016

Dans le New York des années 1950, Therese, jeune employée d’un grand magasin de Manhattan, fait la connaissance d’une cliente distinguée, Carol, femme séduisante, prisonnière d’un mariage peu heureux. À l’étincelle de la première rencontre succède rapidement un sentiment plus profond. Les deux femmes se retrouvent bientôt prises au piège entre les conventions et leur attirance mutuelle.

Alors que près de 10 ans se sont écoulés depuis « I’m not there » son dernier film sur Bob Dylan, Todd Haynes revient à un sujet qui le touche particulièrement, l’homosexualité. Il adapte ici un roman de Patricia Highsmith sur la rencontre, dans les années 50, entre une jeune vendeuse d’un grand magasin et une femme mariée dont le couple est en difficulté. Dans la scène d’ouverture, on voit les deux femmes attablées au restaurant se séparer quand Therese part rejoindre des amis. Celle-ci monte en voiture et l’on suit son visage à travers la vitre embuée du véhicule, les yeux dans le vague. Tout le film est ensuite un long flash-back qui nous raconte le début de l’histoire des deux femmes qui nous mène jusqu’à ce repas. A la manière d’un Douglas Sirk ou d’un Minnelli, Haynes nous montre deux personnages que la société empêche de vivre et pour souligner ce véritable enfermement multiplie les cadrages où les protagonistes sont coincées dans l’encadrement d’une porte ou d’une fenêtre. Il les libère enfin lorsqu’elle décident de prendre la route ensemble.

La photo d’Edward Lachman, granuleuse à souhait est également une vraie merveille et la bande originale de Carter Burwell une splendeur. Bien entendu, le jeu des comédiennes est à souligner, vraiment dans l’esprit du grand Cinéma hollywoodien des années 50; Cate Blanchett fait penser à Greta Garbo ou Lauren Bacall alors que Rooney Mara évoque les personnages fragiles jadis portés par Audrey Hepburn. Esthétiquement splendide, « Carol » touche par la cruauté du quotidien des homosexuels, sommés de choisir entre la norme ou l’exclusion. Beau et émouvant, un grand film!

4.5

 

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2 réflexions sur “Critique: Carol

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