CRITIQUE: L’INSPECTEUR HARRY

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Si la police de San Francisco ne remet pas immédiatement 200 000 dollars à un homme qui vient de commettre un crime, il recommencera au rythme d’un assassinat par jour. L’inspecteur Harry Callahan est sur ses talons…

Dans la carrière de Don Siegel, l’Inspecteur Harry est sans doute le film qui aura le plus fait couler d’encre, déclenchant la polémique avec des accusations de fascisme et d’incitation à la violence, mais c’est aussi le film majeur de sa filmographie au niveau de l’influence qu’il eut sur un certain genre de cinéma.

S’inspirant du Tueur du Zodiaque qui terrorisa les Etats-Unis à la fin des années 60,  le scénario tombe dans les mains de Clint Eastwood qui fait alors appel au fidèle Don Siegel ( cinq films en commun pour le tandem!) pour le réaliser. Le duo est donc à la baguette de ce polar nerveux dans lequel le flic Callahan est contraint d’outrepasser la loi pour faire le travail d’une justice laxiste et sclérosée. Idéologiquement discutable, Dirty Harry est pourtant suscite pourtant un énorme plaisir avec un personnage charismatique qui débite les punchlines autant que les balles de son magnum, une BO de Lalo Schifrin mythique et quelques scènes fabuleuses dont une confrontation entre Callahan et le meurtrier dans un stade en pleine nuit! Toutes les suites engendrées par cet énorme succès ne seront jamais à la hauteur de l’original! « Make My day »…

NOTE: 8.5/10

 

CRITIQUE: HURLEMENTS

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Une série de meurtres effroyables terrorise la population de Los Angeles. Une jeune journaliste de télévision mène sa propre enquête…

Entre son premier film Piranhas, et son son troisième, son grand succès « les Gremlins », Joe Dante réalise en 1981 « Hurlements ». Comme toujours dans les films de Dante, on sent l’influence du passé et l’hommage au cinéma de genre mais avec un vent de nouveauté. Ici, Joe Dante rend hommage aux films de monstres et plus particulièrement aux films de loup-garou mais en modernisant le concept. Le premier tiers du film a d’ailleurs tout du slasher movie avec un tueur en série dont rien n’indique quelconque lien avec un lycanthrope. C’est lorsque la journaliste se retrouve dans « la colonie » dans le cadre d’une thérapie que le film vire au film de loup-garou.

Magnifiquement mis en scène, Hurlements est d’une réelle efficacité et remplit largement son contrat de faire frissonner. La musique de Pino Donaggio et les magnifiques maquillages de Rick Baker et Rob Bottin y sont évidemment pour beaucoup et ces derniers soutiennent largement la comparaison avec les effets numériques d’aujourd’hui. On retrouve l’aspect satirique des films de Dante lors d’une scène finale d’anthologie au journal télévisé! L’un des grands films de monstres!

NOTE: 8/10