Critique: Les Bonnes Manières

0417152.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx.jpg

Titre original As Boas Maneiras
Réalisation Marco Dutra
Juliana Rojas
Scénario Marco Dutra
Juliana Rojas
Pays d’origine Drapeau du Brésil Brésil
Genre fantastiquehorreur
Durée 135 minutes
Sortie 21 mars 2018

Clara, une infirmière solitaire de la banlieue de São Paulo, est engagée par la riche et mystérieuse Ana comme la nounou de son enfant à naître. Alors que les deux femmes se rapprochent petit à petit, la future mère est prise de crises de somnambulisme…

Les trois premiers quarts d’heure de ce film brésilien  laissent à penser que nous sommes devant un film social; on y voit une femme enceinte qui embauche une jeune infirmière pour l’aider au quotidien. Jusqu’ici rien d’anormal même si l’on ressent une certaine étrangeté; on ne sait pas notamment ce qu’il en est du père de l’enfant, le personnage de la mère est un peu inquiétant et Clara a aussi ses zones d’ombre. Du réalisme poétique à la « Aquarius », le film vire subitement à l’horreur et au film de loup-garou! Ode à la différence, « les Bonnes manières » surprend sans cesse par ses ruptures de ton, son audace stylistique et sa maîtrise totale tout en questionnant notamment sur l’idée même de maternité. Et surtout, le film n’oublie pas d’être tout simplement magnifique sur le plan esthétique! Un grand film!

4.5

Publicités

CRITIQUE: HURLEMENTS

3974525hvrey

Une série de meurtres effroyables terrorise la population de Los Angeles. Une jeune journaliste de télévision mène sa propre enquête…

Entre son premier film Piranhas, et son son troisième, son grand succès « les Gremlins », Joe Dante réalise en 1981 « Hurlements ». Comme toujours dans les films de Dante, on sent l’influence du passé et l’hommage au cinéma de genre mais avec un vent de nouveauté. Ici, Joe Dante rend hommage aux films de monstres et plus particulièrement aux films de loup-garou mais en modernisant le concept. Le premier tiers du film a d’ailleurs tout du slasher movie avec un tueur en série dont rien n’indique quelconque lien avec un lycanthrope. C’est lorsque la journaliste se retrouve dans « la colonie » dans le cadre d’une thérapie que le film vire au film de loup-garou.

Magnifiquement mis en scène, Hurlements est d’une réelle efficacité et remplit largement son contrat de faire frissonner. La musique de Pino Donaggio et les magnifiques maquillages de Rick Baker et Rob Bottin y sont évidemment pour beaucoup et ces derniers soutiennent largement la comparaison avec les effets numériques d’aujourd’hui. On retrouve l’aspect satirique des films de Dante lors d’une scène finale d’anthologie au journal télévisé! L’un des grands films de monstres!

NOTE: 8/10