CRITIQUE (RESSORTIE): FEDORA

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Fedora, grande star hollywoodienne désormais retirée en Europe, met fin à sa vie en se jetant sous un train. Deux semaines auparavant, le producteur Barry Detweiler était parti à sa recherche dans l’espoir de la faire revenir sur le devant de la scène. Mais la mystérieuse Fedora vit désormais recluse auprès de gens étranges et s’avère difficile à approcher…

Avant-dernier film de Billy Wilder, Fedora n’est pas le plus connu mais reste malgré tout un grand film que Carlotta a la riche idée de ressortir dans sa version restaurée. S’il n’en a pas la même dimension esthétiquement parlant, Fedora est indissociable de Sunset Boulevard, partageant avec ce chef d’oeuvre la même thématique, une critique d’Hollywood à travers notamment le sort réservé aux  anciennes stars. Dans Fedora, Wilder y incorpore une dimension fantastique avec cette star portant sans cesse chapeau, gants et lunettes de soleil et vivant recluse entourée d’un personnel pour le moins étrange et peu disert. Construit sur des flash-backs, le film nous plonge dans le passé de cette star et ce qui l’a amenée à vivre un tel cauchemar. Cet aspect étrange fait la réussite du film qui tient en haleine d’un bout à l’autre, avec un twist incroyable à mi-parcours. Brillamment interprété par Marthe Keller et William Holden (déjà présent dans Sunset Boulevard!), Fedora est un bijou d’écriture et conserve peut-être une force supérieure à son aîné tant Wilder pousse la cruauté à son paroxysme. Une réflexion terrible sur le monde du cinéma et le métier d’acteur à voir et revoir dès le 21 août!

NOTE: 9/10

CRITIQUE: OGGY ET LES CAFARDS, LE FILM

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Depuis la nuit des temps, deux forces s’affrontent en un combat perpétuel, total et sans pitié. Un combat dont nous ne soupçonnions pas l’existence malgré sa férocité. Ce choc de titans, cette lutte ancestrale, cette bataille qui perdure à travers les âges, ce n’est pas celle du bien contre le mal… C’est celle d’Oggy contre les cafards !

Gros succès télévisé depuis la fin des années 90, Oggy et les Cafards passe au grand écran. Entièrement muet, musique et onomatopées meublant la bande-son, le film d’Olivier Jean-Marie, réalisateur de la plupart des épisodes tv, est techniquement très réussi. Il est toutefois dommage que le réalisateur n’ait pas eu l’ambition de faire un vrai long métrage. En effet, le film est l’assemblage de 3 segments principaux de la durée d’un épisode et d’un dernier très court en guise de conclusion. On passe de la préhistoire, au temps des chevaliers puis au début du XXème siècle à Londres et enfin dans un futur à la Star Wars mais il n’y a aucun lien entre ces segments et c’est le défaut majeur du film. Si l’aspect cartoonesque fonctionne parfaitement, l’absence de liant nuit et donne un côté un peu rébarbatif à l’entreprise.

Les enfants fans d’Oggy apprécieront et c’est finalement le principal!

NOTE: 6/10