CRITIQUE: MELANCHOLIA

1ère Partie: après une introduction apocalyptique sur le bouleversant prélude de « Tristan et Isolde » de Wagner, on assiste au mariage de Justine, préparé par sa soeur Claire et son mari John. Le mariage est l’occasion d’un règlement de comptes familial où tout le monde en prend pour son grade. 2ème partie:Les deux soeurs et l’enfant de Claire se rertouvent dans la grande demeure familiale et attendent dans l’angoisse la probable collision de la planète Melancholia avec la Terre.

Le film de Lars Von Trier est un objet cinématographique vraiment à part. Sur la forme, il est un mélange de réalisme documentaire, tourné dans sa grande majorité caméra à l’épaule et de classicisme évoquant parfois le cinéma de Visconti. Bourré de références, la première partie évoque également la scène du mariage de « voyage au bout de l’enfer » avec cette manière de dilater le temps qui peut parfois donner l’impression de quelques longueurs. Sur le fond, le film peut être interprété d’une multitude de manières, Lars Von Trier n’ayant pas mis en scène une simple histoire de fin du monde à la Roland Emmerich. Il tente surtout de nous faire ressentir l’état mélancolique et il y parvient à merveille.

Pour incarner ses personnages, il réunit un casting de prestige avec Kirsten Dunst, au prix d’interprétation ô combien mérite, Charlotte Gainsbourg toujours parfaite, Kiefer Sutherland qu’on découvre très bon, Charlotte Rampling en mère insupportable et John hurt, excellent dans le rôle du père.

Pour encadrer ces deux parties, la scène d’ouverture et la scène finale sont probablement deux scènes parmi les plus belles de l’Histoire du Cinéma, non, je n’ai pas peur des mots! Et je ne peux m’empêcher de penser que si le réalisateur danois était moins c… et qu’il n’avait pas fait des siennes lors du festival de Cannes, c’est avec la Palme qu’il serait reparti! Vraiment dommage car « Melancholia » est un film fabuleux!

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2 réflexions sur “CRITIQUE: MELANCHOLIA

  1. C’est vrai que dis comme ça, ça donne envie, mais quel ennui tout de même. Ce film est à part dans la filmo de Trier, car on ne retrouve vraiment pas le soufre et la provocation auquel il nous a habitué.

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