Critique: Les Fantômes d’Ismael

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Réalisation Arnaud Desplechin
Scénario Arnaud Desplechin
Acteurs principaux
Sociétés de production Why Not Productions
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Drame
Durée 1h54
Sortie 17 mai 2017
À la veille du tournage de son nouveau film, la vie d’un cinéaste est chamboulée par la réapparition d’un amour disparu…
Si le nouveau film de Desplechin cite abondamment Bergman ou Hitchcock (comment ne pas voir une référence à Vertigo à travers le personnage de Carlotta?), « les Fantômes d’Ismael » reste avant tout un film qui ressemble à son auteur. On y retrouve le personnage de Dédalus, une sorte de sous-intrigue d’espionnage façon « la Sentinelle » ou « Trois souvenirs de ma jeunesse », le goût du romanesque et une narration sophistiquée, teintée d’un humour plein de finesse. L’histoire à priori simple est celle d’un cinéaste dont la vie est chamboulée quand réapparaît sa femme disparue vingt ans plus tôt alors qu’il a refait sa vie. La narration assez complexe fait se téléscoper présent, passé, film dans le film, tournage de façon assez ludique, le tout servi par un casting absolument parfait (Amalric, Gainsbourg, Cotillard, Garrel…) et une très belle photo. Une fantaisie ludique et stimulante, à ne pas manquer!
4.5
 
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Critique Dvd: l’Incomprise

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  • Date de sortie :
    26 novembre 2014
  • Réalisé par :
    Asia Argento
  • Avec :
    Giulia Salerno, Charlotte GainsbourgGabriel GARKO
  • Durée :
    1h43min
  • Année de production :  2014
  • Titre original : Incompresa
  • Distributeur :
    Paradis Films

LE FILM:

4.5

 

Rome, 1984. Aria (Giulia Salerno) est une fillette de 9 ans, confrontée au divorce de ses parents. Délaissée par ses demi‑sœurs, tiraillée entre son père et sa mère, elle choisit l’errance, son sac à dos et son chat noir comme un rempart fragile à son désespoir.

Dans son quatrième long métrage, Asia Argento exorcise ses blessures d’enfant, notamment le divorce de ses parents, mais surtout délivre un propos universel sur l’incompréhension entre l’enfant et l’adulte que tout un chacun a pu un jour ressentir. Si le film fait évidemment référence à « l’Incompris » de Comencini, à travers le titre mais aussi d’une scène où Aria regarde le film à la télé, Asia Argento adopte un point de vue et un ton bien à elles. A la manière d’un Xavier Dolan, elle dissèque les âmes de ses personnages, tous un peu à la marge, avec une vraie originalité de mise en scène. Si le film est à ce point réussi, c’est aussi grâce à ses merveilleux interprètes, notamment la jeune Giulia Salerno, incroyable de justesse et d’émotion.

Un vrai bijou!

TECHNIQUE:

4.5

 

Au top! Si aucune VF n’est dispo, le film est visionnable en stéréo ou 5.1.

BONUS:

Malheureusement, aucun bonus n’est présent sur ce DVD et c’est vraiment dommage!

VERDICT:

4

 

Un bijou dans une édition minimaliste!

Disponible en DVD (19.99 euros) chez Orange Studio dès le 14 avril

 

Critique Bluray: Samba

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  • Date de sortie :
    15 octobre 2014
  • Réalisé par :
    Olivier NakacheEric Tolédano
  • Avec :
    Omar SyCharlotte GainsbourgTahar Rahim
  • Durée :
    1h58min
  • Pays de production :
    France
  • Année de production :  2014
  • Distributeur :
    Gaumont

LE FILM: 

3.5

 

Samba, sénégalais en France depuis 10 ans, collectionne les petits boulots, Alice est une cadre supérieure épuisée par un burn out. Lui essaye par tous les moyens d’obtenir ses papiers, alors qu’elle tente de se reconstruire par le bénévolat dans une association. Chacun cherche à sortir de son impasse jusqu’au jour où leurs destins se croisent…Entre humour et émotion, leur histoire se fraye un autre chemin vers le bonheur. Et si la vie avait plus d’imagination qu’eux ?

Si Samba, le nouveau film des Toledano/Nakache est bien différent d’Intouchables, il part tout de même d’un postulat identique, deux êtres que tout sépare et qui vont pourtant s’élever en se rencontrant, Charlotte Gainsbourg prenant ici la place de François Cluzet. Si cette adaptation est assez fidèle au roman de Delphine Coulin, elle donne toutefois une plus grande importance au personnage d’Alice justement.  Et c’est une bien riche idée, l’actrice étant l’une des grandes forces du film. L’autre force c’est aussi celle que les Toledano/Nakache ont de parvenir à parler de sujets graves (ici l’immigration) avec légèreté et humour, et parfois même avec (trop de) naïveté. En s’entourant toujours d’acteurs talentueux et en apportant un vrai soin à la mise en image de leurs histoires, ils rehaussent le niveau de la comédie à la Française de ces dernières années. Petit bémol, quelques longueurs sont préjudiciables à la parfaite réussite du projet.

TECHNIQUE:

5

 

C’est parfait!

BONUS:

4.5

 

On trouve ici un excellent making of de 45 mins, un court montage sur les avant-premières et quelques scènes coupées avec ou non le commentaire des réalisateurs.

VERDICT:

3.5

 

Très belle édition pour une comédie séduisante!

Disponible en DVD (19.99 euros) et bluray (19.99 euros) chez Gaumont  dès le 18 février


Critique Bluray: Nymphomaniac Volumes 1&2

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  • Réalisé par :
    Lars Von Trier
  • Avec :
    Charlotte Gainsbourg, Stellan Skarsgard, Stacy Martin …
  • Durée :
    1h57min + 2h04
  • Pays de production :
     Danemark
  • Année de production :  2013
  • Titre original : The Nymphomaniac
  • Distributeur :
    Les films du Losange

LE FILM: 8/10

NYMPHOMANIAC est la folle et poétique histoire du parcours érotique d’une femme, de sa naissance jusqu’à l’âge de 50 ans, racontée par le personnage principal, Joe, qui s’est auto-diagnostiquée nymphomane. Par une froide soirée d’hiver, le vieux et charmant célibataire Seligman découvre Joe dans une ruelle, rouée de coups. Après l’avoir ramenée chez lui, il soigne ses blessures et l’interroge sur sa vie.

Seligman écoute intensément Joe lui raconter en huit chapitres successifs le récit de sa vie aux multiples ramifications et facettes, riche en associations et en incidents de parcours.

En découpant son film en deux parties, Lars Von Trier parvient, sur la même histoire, à nous proposer deux films vraiment différent. Si le volume 1 est assez léger et drôle, à l’image de la sexualité de Joe, assez festive et gaie, le volume 2 est plus cru, plus violent et dérangeant et complètement désenchanté, à l’image de l’héroïne qui cherche désespérément à retrouver le plaisir. Avec ces deux films, Von Trier confirme qu’il est un grand malade mais semble s’amuser à nous proposer cette réflexion sur le désir et la sexualité. La version proposée ici est la version censurée; il existe une version longue de 5h30 qui devrait être disponible en vidéo en octobre mais il n’est pas sûr que les scènes de sexe plus longues et explicites donnent plus de force à un propos déjà convaincant.

TECHNIQUE: 8/10

Une très belle copie volontairement granuleuse mais très bien définie!

BONUS: 8/10

On retrouve près d’une heure d’entretiens avec Stacy Martin, Charlotte Gainsbourg, Shia LaBeouf et Stellan Skarsgård.

VERDICT: 8/10

Une belle édition pour un film choc à ne pas mettre entre toutes les mains!

Disponible en DVD (14.99 euros chaque volume) et en bluray (24.99 euros) dès le 3 juin




CRITIQUE DVD: PARIS N’EXISTE PAS

81CpqroF3WL__SL1500_LE FILM: 4/10

En 1968, Simon est un jeune artiste peintre en pleine crise d’inspiration. Lors d’une soirée il goûte une substance aux propriétés étranges et développe des capacités mentales qui lui permettent de voyager dans le futur et le passé. Il peut maintenant enjamber les époques en une fraction de seconde et s’amuser à observer la belle Félicienne qui occupait son appartement dans les années 30.
Mais ses nouvelles facultés ne sont pas sans conséquence et perturbent l’équilibre du couple qu’il forme avec Angéla. Son ami Laurent tente de le rassurer et de l’arracher à ses « hallucinations ».

Sorti en 1969, ce film de Robert Benayoun, ancien critique de cinéma, a pour principal intérêt la présence de Serge Gainsbourg dans son casting. Les fans de l’Homme à la tête de chou se réjouiront donc de le retrouver dans un rôle de dandy qu’il affectionne. Les autres se demanderont où mènent les élucubrations surréalistes de Benayoun dans ce film terriblement daté.

TECHNIQUE: 6/10

La copie reste satisfaisante même si le grain est très présent et les diverses rayures et autres points s’en donnent à cœur joie!

BONUS: 8/10

Outre un petit livret, on trouve deux interviews très intéressantes du comédien principal et du regretté Gilles Verlant.

VERDICT: 4/10

Indispensable pour les fans de Gainsbourg, très dispensable pour les autres!

Disponible en DVD (16.99 euros) dès le 12 novembre chez 13 bis production

 

CRITIQUE: MELANCHOLIA

1ère Partie: après une introduction apocalyptique sur le bouleversant prélude de « Tristan et Isolde » de Wagner, on assiste au mariage de Justine, préparé par sa soeur Claire et son mari John. Le mariage est l’occasion d’un règlement de comptes familial où tout le monde en prend pour son grade. 2ème partie:Les deux soeurs et l’enfant de Claire se rertouvent dans la grande demeure familiale et attendent dans l’angoisse la probable collision de la planète Melancholia avec la Terre.

Le film de Lars Von Trier est un objet cinématographique vraiment à part. Sur la forme, il est un mélange de réalisme documentaire, tourné dans sa grande majorité caméra à l’épaule et de classicisme évoquant parfois le cinéma de Visconti. Bourré de références, la première partie évoque également la scène du mariage de « voyage au bout de l’enfer » avec cette manière de dilater le temps qui peut parfois donner l’impression de quelques longueurs. Sur le fond, le film peut être interprété d’une multitude de manières, Lars Von Trier n’ayant pas mis en scène une simple histoire de fin du monde à la Roland Emmerich. Il tente surtout de nous faire ressentir l’état mélancolique et il y parvient à merveille.

Pour incarner ses personnages, il réunit un casting de prestige avec Kirsten Dunst, au prix d’interprétation ô combien mérite, Charlotte Gainsbourg toujours parfaite, Kiefer Sutherland qu’on découvre très bon, Charlotte Rampling en mère insupportable et John hurt, excellent dans le rôle du père.

Pour encadrer ces deux parties, la scène d’ouverture et la scène finale sont probablement deux scènes parmi les plus belles de l’Histoire du Cinéma, non, je n’ai pas peur des mots! Et je ne peux m’empêcher de penser que si le réalisateur danois était moins c… et qu’il n’avait pas fait des siennes lors du festival de Cannes, c’est avec la Palme qu’il serait reparti! Vraiment dommage car « Melancholia » est un film fabuleux!

CRITIQUE: GAINSBOURG, VIE HEROIQUE (2010)

Universal Pictures International France

La vie de Gainsbourg de son enfance pendant l’occupation à ses dernières années avec Bambou.

Je m’étais dit que j’attendrai la sortie en dvd pour le voir et bien j’ai eu raison. Joann Sfar, auteur de BD reconnu, a eu une bonne idée, nous présenter la vie de Gainsbourg non comme un biopic traditionnel mais plutôt comme un conte. Louable certes, mais son personnage de Gainsbarre qui accompagne Gainsbourg tout au long du film finit par être franchement emmerdant! Il apparaît toutes les 5 minutes avec ses oreilles et son nez en carton pâte sans apporter grand chose au film. Quant aux conquêtes de la star, elles défilent l’une après l’autre, tel un zapping complètement décousu. Elles apparaissent comme par enchantement sans qu’on en sache plus sur leur rencontre avec Gainsbourg. Tout paraît survolé sans qu’on apprenne rien qu’on ne sache déjà. Grosse satisfaction par contre concernant l’interprétation d’Eric Elmosnino, Gainsbourg plus vrai que nature et Laetitia Casta, réincarnation de Brigitte Bardot.

2 heures d’ennui…