CRITIQUE BLU-RAY: PERFECT MOTHERS

PERFECT_MOTHERS

LE FILM: 7/10

Inséparables depuis le premier âge, Lil et Roz vivent en parfaite osmose avec leurs deux enfants, deux jeunes garçons à la grâce singulière et qui semblent des prolongements d’elles-mêmes. Les maris sont absents. Inexplicablement, et pourtant comme à l’évidence, chaque femme se rapproche du fils de l’autre, nouant avec lui une relation passionnelle. A l’abri des regards, dans un Eden balnéaire presque surnaturel, le quatuor va vivre une histoire hors norme jusqu’à ce que l’âge vienne mettre un terme au désordre. En apparence, du moins…

Deux ans après Mon Pire Cauchemar, la Française Anne Fontaine tourne en Australie et en Anglais ce film qui ne peut laisser insensible. Sur le fond, ce chassé-croisé amoureux entre deux jeunes hommes et leurs mères ne manque pas de nous interroger sur le couple et ce qui fait qu’il fonctionne ou pas, mais aussi sur le temps qui passe. Sur la forme, ce Perfect Mothers est un régal pour les yeux tant Anne Fontaine a soigné son projet; l’excellente idée de la réalisatrice est d’avoir situé l’action de son film dans un espèce d’Eden terrestre, où soleil et eau ne font qu’un. Cet environnement naturel permet de se concentrer sur le seul sentiment amoureux des uns et des autres sans que rien d’autre ne vienne le parasiter. Pour finir, le duo Naomi Watts/Robin Wright fonctionne à merveille tant les deux actrices dégagent maturité et sensualité. Et Robin Wright se hisse largement à la hauteur de Naomi Watts! Mais pourquoi ne lui propose-t-on pas plus de rôles intéressants?

TECHNIQUE: 10/10

C’est absolument parfait! Un résultat complètement immersif!

BONUS: 2/10

Juste une galerie photos! Dommage…

VERDICT: 7.5/10

Un bluray de toute beauté pour un film à méditer…

Disponible en DVD (19.99 euros) et Blu-ray (19.99 euros) chez Gaumont

 



CRITIQUE: THE IMPOSSIBLE

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L’histoire d’une famille prise dans une des plus terribles catastrophes naturelles récentes. The Impossible raconte comment un couple et leurs enfants en vacances en Thaïlande sont séparés par le tsunami du 26 décembre 2004. Au milieu de centaines de milliers d’autres personnes, ils vont tenter de survivre et de se retrouver. D’après une histoire vraie.

Cinq ans après l’excellent « l’Orphelinat« , Juan Antonio Bayona choisit pour son second film de délaisser le fantastique pour s’intéresser au tsunami de 2004 et en particulier à l’histoire de la famille de Maria Belon dont le mari, la femme et les trois enfants finirent tous par se retrouver miraculeusement! Expédiant manu militari en moins de 10 minutes l’arrivée de la famille et ses deux premiers jours de vacances en Thaïlande, Bayona nous plonge (sans jeu de mots!) dans la catstrophe avec une scène de tsunami qui dépasse tout ce qu’on a pu voir à ce jour au cinéma en terme de catastrophe. La maîtrise cinématographique du jeune cinéaste espagnol est vraiment impressionnante tant il travaille à merveille l’outil visuel mais aussi sonore, posant ainsi les bases de ce que sera son film jusqu’à la fin: une expérience physique. En ne s’attardant pas sur une présentation trop longue de la famille et en évitant d’étirer un suspense inutile comme souvent dans le cinéma catastrophe (la Tour Infernale, tremblement de terre…), puis en n’épargnant aucune étape du chemin de croix de ses protagonistes, il prend le spectateur aux tripes pour lui faire ressentir l’apocalypse qu’ils ont vécu.

Outre la scène du tsunami, Bayona prouve tout son talent dans une scène de chassé-croisé dans un hôpital, miracle de mise en scène et de montage! La réussite du film doit beaucoup à ses comédiens dont une Naomi Watts absolument parfaite ainsi que Ewan MacGregor et le jeune Tom Holland.

Même si l’on peut reprocher au film un léger abus de violons sur la fin, cela n’enlève en rien aux qualités du film qui pose Bayona comme l’un des cinéastes espagnols les plus doués de sa génération.

note: 8/10