Critique Dvd: Deepwater

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Titre original Deepwater Horizon
Réalisation Peter Berg
Scénario Matthew Michael Carnahan
Matthew Sand
Acteurs principaux
Sociétés de production Di Bonaventura Pictures
Participant Media
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre catastrophe
Durée 107 minutes
Sortie 12 octobre 2016

LE FILM:

4

D’après l’incroyable histoire vraie de la plus grande catastrophe pétrolière de l’histoire. La plateforme Deepwater Horizon tourne non-stop pour tirer profit des 800 millions de litres de pétrole présents dans les profondeurs du golfe du Mexique. Mike Williams, électricien sur la plateforme et père de famille, connaît les risques de son métier mais fait confiance au professionnalisme de son patron Jimmy Harrell. En revanche, tous se méfient de la société locataire de la plateforme dirigée par Donald Vidrine, qui ne pense qu’à son bénéfice. Lorsque cette société décide contre l’avis des techniciens de la déplacer trop rapidement, ils sont loin de se douter que les 5 millions de barils sous leurs pieds sont prêts à exploser… Le seul courage de Mike et ses collègues suffira-t-il à limiter les dégâts et sauver ce qui peut encore l’être ?

Peter Berg continue de raconter les héros de son pays à travers son dernier film, comme il l’avait fait dans « Du sang et des larmes« . Ici, point de soldats mais de simples ouvriers sur une plateforme pétrolière contraint à risquer leur vie pour les intérêts financiers des multinationales. Le récit, inspiré d’une histoire vraie, nous plonge durant 105 minutes dans le quotidien en mer de ces hommes qui vont se retrouver en proie aux flammes à cause de décisions prises de manière purement mercantile. Remarquablement mis en scène, ce film catastrophe prend aux tripes dès le début, la première partie du film ne servant qu’à faire monter la pression, et le trio masculin Wahlberg/Russell/Malkovich fait royalement le job! Ultra-efficace!

TECHNIQUE:

4

On en prend plein les yeux et les oreilles même si la définition pêche parfois lors des scènes sombres. Le support HD se justifie!

BONUS:

4

On trouve ici trois modules qui offrent un making of très complet sur le film et la catastrophe.

VERDICT:

4

Un film catastrophe très réussi!

Disponible en DVD (19.99 euros) et bluray  (24.99 euros) chez M6 VIDEO

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Critique Bluray: Du Sang et des Larmes

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  • Réalisé par :
    Peter Berg
  • Avec :
    Mark Wahlberg, Taylor Kitsch, Emile Hirsch…
  • Durée :
    2h1min
  • Pays de production :
     Etats-Unis
  • Année de production :  2013
  • Titre original : Lone Survivor
  • Distributeur :
    SND

LE FILM: 8/10

Le 28 juin 2005, un commando de quatre Navy Seals prend part à l’opération « Red Wing », qui a pour but de localiser et éliminer le leader taliban Ahmad Shah. Mais rapidement repérés et encerclés, les quatre soldats se retrouvent pris au piège.

On pouvait attendre le pire d’un film sur le conflit en Afghanistan par le réalisateur d’Hancock et Battleshield! La surprise n’en est que plus grande. Le cinéma américain a toujours évoqué les grandes blessures militaires des Etats-Unis et il était donc inévitable que le bourbier afghan trouve un écho sur grand écran. Ici Peter Berg retrace la mission « Red Wing » qui se termina en catastrophe pour quatre Navy Seals tombés dans une embuscade, ne voyant qu’un de ses hommes survivre. Une première partie nous permet de faire connaissance avec le commando réunissant des acteurs tels que Mark Wahlberg, Emile Hirsch, Ben Foster et l’inconsistant Taylor Kitsch qui s’en tire plutôt bien ici. Puis dans une seconde partie, la mission, le film prend alors toute son ampleur avec un combat de près de 40 minutes totalement immersif qui prend aux tripes et laisse des traces: les corps des Seals encaissent les balles, chutent et se fracassent sur les rochers et les hommes se relèvent, ne renonçant jamais alors que leur fin semble être inéluctable. La mise en scène est d’une efficacité à couper le souffle et l’on garde l’impression d’avoir ressenti l’horreur, comme rarement depuis le Soldat Ryan.

On peut se réjouir également que le film ne sombre jamais dans le manichéisme et évite tout amalgame Afghans/Talibans.

TECHNIQUE: 9/10

Splendide tant au niveau visuel que sonore!

BONUS: 10/10

C’est parfait! Outre la bande-annonce, on a droit à divers documentaires sur le film lui-même et sur les faits réels avec notamment un sujet sur le personnage principal assez émouvant.

– Adapter l’histoire à l’écran (5′)
– Recréer la fusillade (10′)
– Apprendre les bases (6′)
– Le Pachtounwali (4′)
– La Détermination du soldat (28′)
– Hommage aux héros de l’opération Red Wings (11′)

VERDICT: 8/10

Un film de guerre qui laisse des traces!

Disponible en DVD(19.99 euros) et bluray (24.99 euros) chez SND

 



CRITIQUE DVD: NO PAIN NO GAIN

91vET+pjwcL__SL1500_LE FILM: 7/10

À Miami, Daniel Lugo, coach sportif, ferait n’importe quoi pour vivre le « rêve américain » et profiter, comme sa clientèle fortunée, de ce que la vie offre de meilleur : maisons de luxe, voitures de course et filles de rêve… Pour se donner toutes les chances d’y arriver, il dresse un plan simple et (presque) parfait : enlever un de ses plus riches clients et… lui voler sa vie. Il embarque avec lui deux complices, Paul Doyle et Adrian Doorbal, aussi influençables qu’ambitieux. NO PAIN NO GAIN s’inspire de l’histoire incroyable mais vraie de ces trois kidnappeurs amateurs qui, à la recherche d’une vie meilleure, se retrouvent embarqués dans une série d’actes criminels qui dégénèrent rapidement… Rien ne se déroule jamais comme prévu.

Michael Bay, spécialiste de la destruction massive, à coup d’effets pyrotechniques et de montage epileptique, avec des succès comme Armageddon, The Rock ou les Transformers, est également l’un des cinéastes les moins intéressants et celui dont on attend sûrement le moins! L’excitation à l’idée de découvrir son nouveau film et le niveau d’espoir nourri envers ce projet étaient également proche du néant!

Force est de reconnaître que ce projet assez atypique dans sa filmographie est plutôt une bonne surprise. En s’inspirant d’un fait divers macabre, Bay trousse une comédie noire déjantée mais assez drôle si l’on aime le second degré! Avec son trio de culturistes complètement abrutis, Bay dresse le portrait d’une bande de losers comme on a pu en voir chez Tarantino avec Vincent Vega ou encore chez les frères Coen, spécialistes en losers. Si la finesse de pachyderme de Bay est habituellement un handicap, elle s’acoquine assez bien avec son récit, tout comme son esthétique toujours outrancière. Et si Bay avait trouvé sa voie!

TECHNIQUE: 8/10

Pour le support, c’est très proche de la HD!

BONUS: 6/10

Deux documentaires en forme de making of à l’intérêt assez discutable constituent l’interactivité de ce DVD

VERDICT: 7/10

Une bonne surprise!

Disponible en DVD (19.99 euros) et blu-ray (24.99 euros) chez Paramount pictures dès le 15 janvier



CRITIQUE: TED

TED

À 8 ans, le petit John Bennett fit le voeu que son ours en peluche de Noël s’anime et devienne son meilleur ami pour la vie, et il vit son voeu exaucé. Presque 30 ans plus tard, l’histoire n’a plus vraiment les allures d’un conte de Noël. L’omniprésence de Ted aux côtés de John pèse lourdement sur sa relation amoureuse avec Lori. Bien que patiente, Lori voit en cette amitié exclusive, consistant principalement à boire des bières et fumer de l’herbe devant des programmes télé plus ringards les uns que les autres, un handicap pour John qui le confine à l’enfance, l’empêche de réussir professionnellement et de réellement s’investir dans leur couple. Déchiré entre son amour pour Lori et sa loyauté envers Ted, John lutte pour devenir enfin un homme, un vrai !

Premier long métrage de Seth MacFarlane, star de la télé US, précédé d’une campagne marketing savamment orchestrée, « Ted » est le gros succès de l’été outre-Atlantique et se débrouille plutôt bien pour sa sortie en France (plus de 400 000 entrées en 1ère semaine!)!

Contrairement à ce que l’on pourrait penser en voyant cet ourson, le film n’est pas du tout conçu pour les petits! Par contre il semble être conçu pour les adolescents! Le héros, interprété par un Mark Wahlberg qu’on a connu bien meilleur, et son ourson, sont fans de films débiles et ne s’intéressent qu’au sexe et à la fumette! Lire la suite

CRITIQUE: CONTREBANDE

Chris Farraday a tiré un trait sur son passé criminel et s’est construit une vie paisible avec sa femme Kate et leurs deux fils, jusqu’au jour où son jeune et naïf beau-frère Andy manque à ses engagements dans une opération de trafic de drogues montée par l’inquiétant petit caïd local Tim Briggs. Pour aider Andy à s’acquitter de sa dette, Chris est forcé de reprendre du service et se tourne vers ce qu’il connaît le mieux : la contrebande.
Avec l’aide de son meilleur ami Sebastian, Chris s’assure la coopération de quelques relations éprouvées, dont son ami d’enfance Danny Rayner, et élabore un coup qui devra lui assurer des millions en faux billets, contre un simple aller-retour au Panama, ce sous l’oeil suspicieux du Capitaine Camp que des antécédents houleux avec le père de Chris rendent d’autant plus méfiant.
L’opération s’avère vite être une impasse. Chris n’a plus que quelques heures pour mettre la main sur le butin. Il va devoir faire appel à des talents auxquels il avait renoncé depuis longtemps et naviguer entre la pègre locale, la police et les douanes, avant que sa femme et leurs fils ne servent de dédommagement à Briggs.

Remake de l’excellent polar islandais « Illegal Traffic » (Reykjavik-Rotterdam), « Contrebande » est réalisé par Baltasar Kormakur qui interprétait le rôle principal dans la version originale! Si l’on ne connaît pas celle-ci, Contrebande est un polar US moyen comme on en voit par dizaines dans les rayons DVD de nos fournisseurs habituels! Rien de transcendant, rien de mauvais non plus, avec même quelques scènes assez rondement menées. Si maintenant l’on connaît le polar d’origine, Contrebande n’est qu’une pâle copie (la plupart des scènes sont complètement calquées sur l’original) et perd cet aspect réaliste, presque documentaire qui faisait la force du premier film. Seule différence, au lieu de se passer entre Reykjavik et Rotterdam, la contrebande a lieu entre les Etats-Unis et le Panama! Inutile donc!

Un conseil : procurez-vous « Illegal Traffic » et passez votre chemin pour Contrebande!

 

CRITIQUE BLU-RAY: ILLEGAL TRAFFIC (REYKJAVIK ROTTERDAM)

LE FILM:

Renvoyé des docks pour contrebande d’alcool, Christopher se voit obligé d’organiser un ultime trafic vers Rotterdam pour sauver son beau-frère. Ce dernier a saboté involontairement le deal d’un des plus gros contrebandiers de Reykjavik. Le trafiquant en question n’étant autre que l’ex-mari d’Iris, celui-ci cherche à tout prix à le faire tomber et à l’envoyer en prison pour le reste de ses jours. En proie à des problèmes d’argent et soucieux de son beau-frère, Christopher va reprendre du service pour régler ses dettes au risque de tout perdre: famille, amis, travail, liberté…

Réalisé en 2008 par l’Islandais Oskar Jonasson, « Illegal Trafic », baptisé à l’origine « Reykjavik Rotterdam », est un excellent polar dont on n’aurait certainement parlé chez nous si le remake américain, « Contrebande », avec Mark Wahlberg et réalisé par Balthasar Kormakur, l’acteur principal du film original, ne sortait  le mois prochain! Très court (1h20), « Illegal Trafic » est un savant mélange entre le film social d’inspiration Loachienne et le polar pur, mélange qu’on trouvait récemment dans le film de Chistophe Ruggia « dans la tourmente« ! Servi par une troupe d’acteurs au top Kormakur en tête, acteur au charisme énorme, le film bénéficie d’une mise en scène inspirée et d’un scénario original qui nous transporte dans un monde peu connu, celui des trafiquants d’alcool islandais! Palpitant du début à la fin, c’est une superbe surprise qui aurait mérité une sortie en salles! On peut toutefois se rattraper avec ce Bluray d’excellente facture au niveau technique! Malheureusement, aucun bonus, pas même une bande annonce!

VERDICT:

Malgré l’absence totale de bonus, un Bluray très recommandable au vu de la qualité du film!

Disponible en DVD (14,99 euros) et Blu-ray (19,99 euros) chez Aventi dès le 3 mai

CRITIQUE: PHENOMENES (2008)

Twentieth Century Fox France

Très déçu donc par « la jeune fille de l’eau », je me jette avec gourmandise sur le dernier Shyamalan tant le pitch est prometteur: certaines villes américaines sont frappées par des vagues de suicides. Effectivement, la première demi-heure tient ses promesses et les scènes choc se succèdent:les ouvriers se jettent de leurs échafaudages, un homme se couche sous tondeuse à gazon, un gardien du zoo se jette dans la gueule des fauves, etc…

Passée cette première demi-heure, on comprend tout de suite que la nature est responsable: les végétaux libèrent une substance toxique pour se défendre des maltraitances que les méchants humains leur font subir. Et là, le scénario prend l’eau de toutes parts et se succèdent invraisemblances et grosses ficelles. Mark Wahlberg ne trouve pas ici son meilleur rôle, loin de là. Il joue un prof de bio qui comprend très vite que ce n’est pas un coup d’Al Quaida mais bel et bien de Dame Nature. Son couple ne va pas très fort mais il en ressortira grandi par l’épreuve. Bref, rien de très follichon là-dedans mais la morale est sauve: on ne jette papiers par terre sinon on va le payer!

Heureusement comme d’habitude, Shyamalan n’étant pas maladroit de la caméra, il réussit à éviter le parfait nanar de peu.