CRITIQUE BLU-RAY: L’ESPION NOIR

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  • Réalisé par :
  • Michael Powell
  • Avec :
    Conrad Veidt, Valérie Hobson, Sebastian SHAW…
  • Durée :
    1h22min
  • Pays de production :
    américain
  • Année de production :  1939
  • Titre original : THE SPY IN BLACK

LE FILM: 9/10

1917. Un commandant de sous-marin allemand est chargé d’une mission d’espionnage. Il se rend en Ecosse pour découvrir les manoeuvres de la flotte britannique. Il y trouve une jeune espionne se faisant passer pour une institutrice, et le Lieutenant Ashington, un traître à la solde des Allemands. Mais la jalousie s’immisce entre les deux hommes, qui tombent sous le charme de la jeune femme infiltrée. Au point de compromettre leur mission ?
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Sorti en 1939, l’Epion Noir est la première collaboration des archers Michael Powell et Emeric Pressburger. Bourré de rebondissements, ce film d’espionnage traîte de la duplicité humaine tout en constituant un réquisitoire contre l’absurdité de la guerre. Passionnant sur le fond, la forme n’est pas en reste avec un splendide noir et blanc et des scènes nocturnes particulièrement réussies. Niveau interprétation,  Conrad Veidt est époustouflant dans ce rôle de commandant allemand à la froideur expressionniste. Un très grand film annonciateur d’une non moins grande carrière pour les deux archers.
TECHNIQUE: 8/10
Une copie plus que correcte malgré les quelques rayures excusables.
BONUS: 6/10
Outre les bandes-annonces, on trouve une présentation (13 mins) de Jean-Pierre Dionnet.
VERDICT: 9/10
Une occasion formidable de découvrir cette première collaboration Powell/Pressburger!
Disponible en combo bluray/dvd (19.99 euros) chez Elephant Films

CRITIQUE: LE VOLEUR DE BAGDAD

Le 14 décembre prochain, CARLOTTA ressort en salles « le Voleur de Bagdad », film de 1940 réalisé par Ludwig Berger, Michael Powell et Tim Whelan, excellent initiative pour les Fêtes!

Au pays des Mille et une nuits, une femme mystérieuse offre l’hospitalité à un jeune homme aveugle. Une fois au palais, il raconte que, dans un autre temps, il était le roi Ahmad, seigneur tout-puissant de Bagdad, et qu’il a été trahi par son vizir Jaffar. Ce dernier a fait croire au peuple qu’Ahmad était mort et l’a jeté en prison. Grâce à l’aide de son compagnon de cellule, Abu, le plus célèbre voleur de Bagdad, le jeune roi parvient à s’échapper et ils fuient ensemble à Bassorah. En attendant de pouvoir prendre la mer avec Sinbad, les deux amis sans le sou rencontrent la fille du sultan et Ahmad en tombe immédiatement amoureux. Mais le sultan a juré la mort à quiconque oserait poser le regard sur la princesse…
Voilà un film d’aventures empreint de poésie qui enchantera les plus jeunes et surtout leur montrera autre chose que le tout venant d’aujourd’hui uniquement prétexte à faire raquer les parents! Remake du film de Raoul Walsh, « le Voleur de Bagdad » porte plus que tout la patte d’un de ses éminents réalisateurs, Michael Powell. Le Technicolor, flamboyant, et l’exotisme de l’aventure rappellent beaucoup l’un de ses films, « le Narcisse noir ». Mais « le Voleur de Bagdad doit sa renommée à ses effets spéciaux, qui paraissent désuets aujourd’hui, mais qui marquaient une vraie révolution en  1940 et qui inspirèrent le travail de quelqu’un comme Ray Harryhausen (Jason et les Argonautes). Le héros, incarné par John Justin, aux faux airs d’Errol Flynn, se fait voler la vedette par le jeune Sabu dans le rôle d’Abu et le maléfique Jaffar interprété par l’excellent Conrad Veidt. La seconde partie du film vaut vraiment le détour grâce à son rythme échevelé et à l’apparition du génie! Un film enchanteur!