Critique Bluray 3D: 300 la Naissance d’un Empire

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  • Réalisé par :
    Noam Murro
  • Avec :
    Sullivan Stapleton, Eva Green, Lena Headey…
  • Durée :
    1h58min
  • Pays de production :
     Etats-Unis
  • Année de production :  2013
  • Titre original : 300 : Rise of an Empire
  • Distributeur :
    Warner Bros Distribution

LE FILM: 6/10

Le général grec Thémistocle doit affronter l’invincible armada perse, emmenée par le dieu-roi Xerxès et la redoutable Artémise, à la tête de la marine perse. Conscient que son seul espoir de vaincre son ennemi consiste à fédérer toutes les forces de la Grèce, Thémistocle s’engage dans une bataille qui changera à jamais le cours de la guerre.

Intellectuels et historiens s’abstenir! Cette suite du film de Zack Snyder n’a d’autre ambition que proposer de l’action ultra-violente non stop. Et là-dessus, la mission est remplie! Respectant l’esthétique entre clip et jeu vidéo du premier volet, « 300 la Naissance d’un Empire » se situe avant, pendant et après l’action du premier volet. Si le méchant de l’histoire se fait voler la vedette par Eva Green qui cabotine à outrance, Sullivan Stapleton, qui incarne Thémistocle, s’en tire à merveille. Si l’on n’est pas dégoûté par les tonneaux de sang déversés et les têtes tranchées, le spectacle est au rendez-vous!

TECHNIQUE: 9/10

Somptueux malgré les choix esthétiques du film, volontairement sombre. L’apport 3D est capital avec de nombreux jaillissements et une profondeur de champ admirable! Et tout ça avec une lisibilité parfaite même dans les combats! Un must!

BONUS: 9/10

Près d’une heure et demie de bonus, avec un making of un peu promo, un retour sur les véritables évènements, sur les personnages féminins et la flotte maritime.

VERDICT: 6.5/10

Un film d’action historique explosif!

Disponible en DVD (19.99 euros), bluray (24.99 euros) et bluray 3D (34.99 euros) chez Warner Bros dès le 16 juillet



CRITIQUE: MAN OF STEEL

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Un petit garçon découvre qu’il possède des pouvoirs surnaturels et qu’il n’est pas né sur Terre. Plus tard, il s’engage dans un périple afin de comprendre d’où il vient et pourquoi il a été envoyé sur notre planète. Mais il devra devenir un héros s’il veut sauver le monde de la destruction totale et incarner l’espoir pour toute l’humanité…

La mode des prequels et autres reboots bat décidément son plein! La DC Comics souhaitant prochainement damer le pion à la Marvel et ses Avengers en sortant un film sur la Justice League, organisation regroupant les super-héros de son écurie (Batman, Superman, Wonder Woman, Green Lantern, etc…), Il fallait d’abord offrir une seconde jeunesse à Superman, comme ce fut le cas avec la trilogie Batman réalisée par Christopher Nolan. En effet, la tentative de Bryan Singer avec Superman Returns fut un échec, précipitant son interprète, Brandon Routh, dans l’oubli.

Christopher Nolan à l’origine du projet, la réalisation est confiée à Zack Snyder (300, Sucker Punch…), chargé de dépoussiérer le mythe. Alors que Christopher Nolan apportait une vraie nouveauté à la franchise Batman en resituant l’action dans un environnement plus réaliste et en apportant des réponses sur son personnage, Snyder, au contraire, s’éloigne de tout réalisme pour satisfaire ses fantasmes de gamin qui prendrait son pied en cassant ses jouets! Après un premier quart d’heure assez emballant, où l’action se passe sur Krypton menacée de disparition, avec une esthétique vraiment intéressante, les choses se gâtent. Une fois Kal-El sur Terre, Snyder multiplie les flash-backs, nous baladant tantôt dans l’enfance de Clark Kent, tantôt dans son adolescence, sans vraiment un vrai fil conducteur et surtout sans apporter de nouveauté par rapport à la version de Richard Donner exceptée la disparition de tout l’humour entourant le côté gaffeur du héros. Enfin, le film vire à mi-parcours dans un maelstrom permanent de bagarres titanesques où immeubles, voitures et camions sont irrémédiablement broyés, déchiquetés, explosés, à l’image de nos yeux et de nos oreilles que vous aurez peut-être pris soin d’achever avec les lunettes 3 D pour quelques euros de plus. La 3 D parlons-en!

Comme souvent malheureusement, outre l’intérêt qu’elle représente pour l’exploitant qui palpe réellement le contenu de votre porte-monnaie, elle n’apporte strictement rien si ce n’est l’inconfort qui rendra ces 2h20 de supplice cinéphile interminables! Vive Christopher Reeves!

NOTE: 2/10