CRITIQUE DVD: 13 ASSASSINS

LE FILM:


Alors que le futur Shogun est une ordure sans nom, étripant de sa lame hommes, femmes et enfants, froidement, au risque de lancer une guerre civile, un groupe de 13 samouraïs se constitue afin d’accomplir une mission: éliminer Naritsugu à tout prix…

Remake d’un film de 1963 d’Eiichi Kudo, « les 13 Assassins », le film de Miike ne brille pas par l’originalité de son scénario. On a déjà vu ces commandos montés pour éliminer un ennemi dans de nombreux films comme « les 7 mercenaires » ou « les 12 salopards » et l’on pourrait en citer des dizaines! Malgré tout, le film de Takashi Miike est une vraie réussite grâce à une  mise en scène brillante et à sa très belle photo. Mais aussi et surtout pour sa scène de bataille dantesque de plus de cinquante minutes qui voit s’affronter les 13 guerriers à Naritsugu et ses 200 hommes! Impressionnant! Le réalisateur japonais trouve en plus l’occasion de laisser libre cours à son sadisme légendaire notamment lors de deux scènes au début du film dont une femme mutilée qui devrait laisser des traces!

Rien à dire sur le DVD que ce soit côté image ou côté son! Du bon boulot!

LES BONUS:

Outre la bande annonce d’usage, on trouve une interview du réalisateur par une journaliste nippone sans grand intérêt si ce n’est que Miike présente son film comme « un film familial »(sic)! On trouve également une vingtaine de minutes de scènes coupées dont une particulièrement drôle sur les attributs masculins surdimensionnés d’un des samouraïs!

VERDICT:

Un excellent chambara bizarrement inédit en salles dans un très beau DVD!
Disponible en DVD (19,99 euros) et Blu-ray (24,99 euros) dès le 20 mars chez Metropolitan Filmexport

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CRITIQUE: GOYOKIN, L’OR DU SHOGUN (1969)

Devenu fan de ce réalisateur japonais à travers la dernière livraison wild side dont je traîte dans l’article sur « Tokyo Bordello », j’ai visionné ce soir un de ses plus grands films: « Goyokin, l’or du shogun », réalisé en 1969.

Une véritable claque! ce film est un monument! Le grand Tatsuya Nakadai incarne un samouraï traumatisé par le massacre d’un village de pêcheurs par son clan, pour de basses raisons financières. Quand il décide de se ranger, son clan menace de recommencer: il va retarder sa retraite pour prendre la défense des villageois et par là-même, se retourner contre son propre clan.

Bien qu’étant un pur chambara (film de sabre), ce film est aussi un véritable western spaghetti. En effet, le héros est un homme dévasté qui va se retourner contre les siens pour défendre les opprimés, thème souvent utilisé dans ce genre de films. La musique, également, a parfois des accents « morriconiens »et certains plans semblent tout droit sortis des films de Sergio Leone.

Le film bénéficie enfin d’une photographie de toute beauté, grâce à Kozo Okazaki, à qui l’on doit entre autres la photographie de « Yakuza » de feu Sidney Pollack. Dans le même genre et à la même époque, Gosha tournait « Hitokiri le châtiment » que j’ai vu récemment mais qui n’arrive pas à la cheville de Goyokin. Même s’il bénéficiait de quelques moments d’anthologie, il ne dégageait pas la puissance de celui-ci et souffrait d’interminables longueurs.

Goyokin est bel et bien un chef-d’oeuvre absolu! Ceux qui se laisseront tenter ne le regretteront pas!