Titre original :Minuscule – La vallée des fourmis perdues
Distributeur :
Le Pacte
Dans une paisible vallée, des fourmis noires vivent une série d’aventures extraordinaires après la découverte d’une boîte de sucres, un trésor convoité également par les terribles fourmis rouges ! Mais c’est grâce à l’amitié d’une jeune coccinelle qu’une fourmi noire va tenter par tous les moyens de sauver les siens.
A l’origine une série télévisée de deux saisons avec des épisodes de très courte durée (4-5 mins), Minuscule fait dorénavant l’objet d’un long métrage. Mélange de prises de vue réelles pour ce qui est des décors, la plupart du temps naturels, et d’images de synthèse pour les personnages principaux (des insectes), la série nous retraçait de façon cartoonesque la vie des insectes, les relations entre espèces (les fameuses courses entre mouches et coccinelles) ou avec l’espèce humaine (les fourmis qui profitent des restes des petits déjeuners et autres pique-niques). Véritable régal d’inventivité et d’humour, la série séduit sans mal tous les publics et l’adaptation sur grand écran devenait inévitable. Si les prouesses techniques et l’inventivité sont toujours de mise, le long métrage souffre de sérieux problèmes de rythme notamment dans une première partie très laborieuse. Autre réserve, les fans de la série retrouveront la plupart des gags comme s’ils assistaient à un best of du format court (la boîte à sucre, la toile d’araignée trouée par les mouches, etc…). On louera toutefois la volonté de proposer un récit d’aventures à part entière plus qu’une simple succession de sketches et une très belle bande originale. Mais ceux qui découvriront Minuscule prendront plus de plaisir que les inconditionnels de la série!
Pour bien comprendre le phénomène Violetta, quelques rappels s’imposent. Après Hanna Montana ou High School Musical, Disney dégaine une nouvelle série musicale destinée principalement aux jeunes filles entre 10 et 13 ans. Apparue en 2012 en Amérique du Sud, cette série rencontra tout de suite un énorme succès et Disney Channel la diffusa alors en France dès octobre 2012: c’est le carton, 300 000 petites filles suivant quotidiennement les aventures de leur héroïne. C’est Martina Stoessel, jeune actrice-chanteuse-mannequin de 16 ans qui incarne Violetta, cette jeune fille, dont la mère, une célèbre chanteuse, est morte, et qui s’est inscrite en cachette dans une école de Buenos Aires, le Studio 21, pour suivre des cours de danse et de chant : dans cette sorte de tele-novela, histoires d’amour, disputes et chansons se croisent en une sorte d’Hélène et les Garçons ibère et musical!
Alors que la troisième saison devrait bientôt débarquer sur nos écrans, Disney a eu l’idée d’une tournée mondiale passant par Paris cette semaine. Sept représentations au Grand Rex ayant vu leurs places partir en quelques heures, une dernière séance portant le nombre de places vendues au chiffre affolant de 22 000 pour un prix entre 33 et 93 euros ! La séance supplémentaire sera donc diffusée en direct dans une centaine de salles de cinéma (près de 50 000 places vendues également au prix de 17 euros!).
Votre serviteur ayant une fille de 10 ans, coeur de cible de la série, il va pouvoir vous dire quelques mots de ce show « exceptionnel »!
Devant un public composé donc essentiellement de jeunes filles entre 10 et 12 ans, 2 ou 3 garçons venus en cachette et qui ne le diront pas à leurs potes et un parent de corvée par groupe d’enfants, le spectacle peut commencer! Malheureusement, nous raterons l’entrée en scène des héros, confrontés au duel show Disney (ponctualité, efficacité)/ organisation française (une ouvreuse place chaque personne en échange de la pièce!): 30 minutes entre le moment de l’entrée et le moment où l’on s’asseoit enfin!
Animé par Philémon, présentateur maison de Shake It Up Talents, chargé de traduire les quelques échanges hispaniques entre les personnages, le spectacle alterne donc chansons et petites saynètes illustrant la rivalité Leon/Diego ou devrais-je dire Leeeeeeeeeeeooooooooonnnnnnnnn/Diego, l’amour entre Violetta et Leeeeeeeeeoooooooonnnnnnnn, etc… Quasiment en totalité en playback, les chansons se succèdent chorégraphies à l’appui avec tantôt tout le monde, tantôt les filles, tantôt les garçons et inlassablement les mêmes musiciens tapant sur leurs instruments sans conviction: quelqu’un pourrait-il dire au pianiste de changer de touches de temps en temps pour faire plus vrai? Pour faire plaisir aux fans, les héros ont quand même appris quelques phrases qui réchauffent l’atmosphère: » ye bais bous chanter oune chanson », « ye bouz aime » ou encore « ye t’aime Paris »! Bref si l’on peut regretter le manque d’investissement vocal (ou s’en réjouir ?) des stars en herbe, les chorégraphies très Disney (simplicité/efficacité de manière à les reproduire devant la glace à la maison!) et les neuf tenues de Violetta qui, si elles étaient portées par ma fille conduiraient à sa mise en pension immédiate (Oh les bottes violettes à strass!), l’essentiel est ailleurs!
Les petites filles dont la mienne ont passé durant 1h45 la meilleure boum de leur vie avec leurs personnages favoris, elles ont pu hurler à tue-tête leurs chansons préférées, en Espagnol s’il vous plaît dont elles ne comprennent pas un mot, ramasser quelques-uns des milliers de coeurs violets tombés du ciel dans un final fort en émotion et revenir avec quelques souvenirs au grand dam des parents contraints de faire à nouveau la queue et de se délester de quelques euros supplémentaires! La magie Disney c’est aussi ça!