Critique: L’Eté

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Titre original Лeто
Réalisation Kirill Serebrennikov
Scénario Mikhaïl Idov
Lili Idova
Acteurs principaux
Sociétés de production Hype film
Pays d’origine Drapeau de la Russie Russie
Genre Drame
Sortie 5 décembre 2018

Leningrad. Un été du début des années 80. En amont de la Perestroïka, les disques de Lou Reed et de David Bowie s’échangent en contrebande, et une scène rock émerge. Mike et sa femme la belle Natacha rencontrent le jeune Viktor Tsoï. Entourés d’une nouvelle génération de musiciens, ils vont changer le cours du rock’n’roll en Union Soviétique.

Résolument opposant au régime de Poutine, Kirill Serebrennikov n’a pu sortir de Russie pour venir présenter son dernier film au Festival de Cannes. « L’Eté » est ce que l’on pourrait qualifier de biopic sans en emprunter les codes. Tourné en noir et blanc, à l’instar de « Control » d’Anton Corbijn, sur un sujet similaire, « l’Eté » retrace la naissance du groupe de rock Kino dans les années 80 dans une Russie peu libertaire. Magnifiquement photographié, le film de Serebrennikov offre quelques magnifiques scènes musicales fantasmatiques et propose quelques moments de grâce lorsque des passants entonnent des tubes de Lou Reed ou Bowie. Se concentrant sur le trio Mike/Natacha/Viktor, tous les seconds rôles sont malheureusement délaissés et la seconde partie tombe dans un faux rythme un peu léthargique, que les rares rebondissements ne parviennent pas à briser. Si le film est donc esthétiquement une réussite et le sujet éminemment politique, l’ennui guette et l’on se dit que l’on passe à côté de quelque chose de grand. Dommage…

3.5

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Critique Bluray: Ricki and the Flash

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Titre original Ricki and the Flash
Réalisation Jonathan Demme
Scénario Diablo Cody
Acteurs principaux
Sociétés de production Clinica Estetico
Columbia TriStar
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Film dramatique
Sortie 2 septembre 2015

LE FILM:

4

 

 

Pour accomplir son rêve et devenir une rock star, Ricki Rendazzo a sacrifié beaucoup de choses et commis bien des erreurs… Dans l’espoir de se racheter et de remettre de l’ordre dans sa vie, elle revient auprès des siens.

Jonathan Demme a tellement tutoyé les sommets avec notamment deux films du début des années 90, « le Silence des Agneaux » et « Philadelphia » que l’on attend forcément avec impatience chacun de ses nouveaux projets. Huit ans après « Rachel se marie », Demme réalise donc ce « Ricki and the Flash » fort sympathique. Meryl Streep y incarne une chanteuse de rock aux ambitions déçues, obligée d’occuper un emploi de caissière pour subvenir à ses besoins alors que les concerts dans les bars ne suffisent pas. Ricky (son nom de scène) n’a plus vu son ex-mari et ses enfants depuis de nombreuses années pour vivre sa passion et va tenter de renouer les liens alors que sa fille est en pleine dépression. Le personnage incarné par la géniale Meryl Streep en complet décalage, c ‘est souvent drôle et toujours tendre et l’enthousiasme et l’implication de l’actrice principale (elle a appris la guitare pour jouer elle-même!!!) forcent le respect. Un très bon moment et une bonne surprise!

TECHNIQUE:

4

 

 

Rien à dire, c’est tout bon!

BONUS:

2

 

 

Outre un court making-of promo, on trouve un sujet sur Rick Springfield et quelques scènes coupées.

VERDICT:

4

 

 

Une comédie drôle et tendre avec une Meryl Streep exceptionnelle!

Disponible en DVD (19.99 euros) et bluray (19.99 euros) chez SPHE dès le 20 janvier

CRITIQUE BLU-RAY: 2 Days in New-York

LE FILM: 5/10

Marion a rompu avec Jack et vit aujourd’hui à New York avec leur enfant. Quand sa famille décide de venir la voir, elle ne réalise pas à quel point les différences culturelles entre son nouveau petit ami américain Mingus, son père excentrique et sa soeur Rose, accompagnée de son ex, risquent de faire de tout ce petit monde un cocktail explosif. Sans oublier la préparation de son exposition photos…

Après « 2 Days in Paris », « la Comtesse » et « le Skylab », la réalisatrice Julie Delpy revient avec une comédie, la suite du premier cité, « 2 Days in New-York ». On y suit à nouveau les aventures de la Française Marion qui s’est cette fois mariée au New-Yorkais Mingus et avec qui elle forme une famille recomposée. Quand la famille française décide de leur rendre visite, c’est un choc des cultures! Même si Julie Delpy prouve encore qu’elle possède le sens du rythme indispensable à la comédie comme elle l’avait brillamment démontré avec « le Skylab », la mayonnaise prend difficilement ici; n’importe qui n’étant pas capable de faire du Woody Allen!

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CRITIQUE BLU-RAY: CE QUI VOUS ATTEND SI VOUS ATTENDEZ UN ENFANT

LE FILM: 2/10

Heureux à l’idée de fonder une famille, Jules, séduisante icône du fitness à la télé, et Evan, star d’une émission, réalisent que leur vie sous les projecteurs
ne résistera pas aux exigences qui accompagnent une grossesse. Wendy, auteur à succès, se retrouve pour la première fois dans la peau des futures mamans
auxquelles elle prodigue ses conseils. Son mari, Gary, essaie de ne pas se faire humilier par son père, doté d’un esprit de compétition affûté, dont la très
jeune femme trophée, Skyler, attend des jumeaux. Holly, photographe, se prépare à parcourir le monde pour adopter un enfant, mais son mari Alex ne se sent pas prêt et tente de contenir sa panique avec l’aide d’un groupe de jeunes pères solidaires. Rosie et Marco, deux chefs cuisiniers rivaux de « food trucks », ont une aventure et se retrouvent face à un dilemme : que faire quand votre premier enfant s’annonce avant votre premier rendez-vous ?…

Comédie chorale sur le modèle de films comme « Valentine’s day », « Ce qui vous attend si vous attendez un enfant », adaptation d’un best-seller outre-Atlantique, fait preuve de la même médiocrité! Même si l’on ne s’attend pas, avec un tel sujet et un casting comme celui-ci, Jennifer Lopez, Cameron Diaz, Elisabeth Banks, Dennis Quaid ou Chris Rock, à se faire une entorse des neurones, on est tout de même en droit d’exiger le minimum syndical dans ce genre de films, à savoir passer un moment agréable et éventuellement actionner ses zygomatiques 3-4 fois dans le film! Lire la suite

CRITIQUE BLU-RAY: THIS MUST BE THE PLACE

LE FILM:

Cheyenne est une ancienne star du rock. A 50 ans, il a conservé un look gothique, et vit de ses rentes à Dublin. La mort de son père, avec lequel il avait coupé les ponts, le ramène à New York. Il décide de poursuivre, à travers l’Amérique, la vengeance qui hantait son père en partant à la recherche d’un criminel Nazi…

Pour son premier film aux Etats-Unis, l’Italien Paolo Sorrentino se frotte à un genre typiquement nord-américain, le road-movie. Dans une première partie, Sorrentino nous présente le personnage de Cheyenne, une espèce de clone de Robert Smith, souffrant d’une mélancolie dont on ne connaît pas tout de suite la cause. Pour sa femme, la toujours parfaite Frances Mc Dormand, il n’est « pas dépressif; il s’ennuie juste »! Quand son père à qui il ne parle plus depuis 30 ans décède, c’est alors le début d’une quête au coeur des Etats-Unis, qui permettra à Cheyenne de retrouver la paix. Porté par l’interprétation magistrale de Sean Penn, le film se déroule à un rythme lent, envoûtant  et bénéficie d’une photo absolument magnifique! Un premier essai à l’étranger réussi pour Sorrentino!

L’apport HD du Blu-ray est indéniable aussi bien sur les visages que sur les paysages où contours, contrastes et couleurs ont rarement parus aussi éclatants! Le son est du même acabit!

LES BONUS:

En HD, on trouve des bandes annonces, des interviews de plusieurs membres de l’équipe, 2 courts making of et 8 scènes inédites! Du bon boulot!

VERDICT:

Un film touchant dans des conditions optimales! Un blu-ray à recommander!

Disponible en DVD (19,99 euros) et Blu-Ray(24,99 euros) chez ARP.

LES RUNAWAYS (2010)

Los Angeles, 1975. Joan Jett et Cherie Currie, deux adolescentes rebelles, se rencontrent et deviennent les figures emblématiques de ce qui se révélera être le plus célèbre des groupes de glam rock féminin, les Runaways. Après une irrésistible ascension dans une Californie en ébullition créative, ces deux jeunes stars légendaires vont ouvrir la voie aux générations futures de femmes musiciennes. Sous l’influence de leur imprésario, l’excentrique Kim Fowley, le groupe va vite s’imposer et déchaîner les foules. Au-delà d’une trajectoire unique, voici l’histoire vraie de jeunes filles qui en se cherchant, vont toucher leurs rêves et changer la musique pour toujours.

Le biopic est un genre tellement à la mode qu’on en fait même sur un groupe de rock n’roll éphémère comme les Runaways, qui ne durera que trois ans! Et c’est un peu la limite du film. Les Runaways, même si elles ont ouvert la voie à de nombreux groupes féminins, n’ont pas vraiment révolutionné le genre et à part Joan Jett, les autres membres ne sont pas restés dans les mémoires. Pourtant, la réalisatrice Floria Sigismondi, dont c’est le premier long métrage, focalise son histoire sur le couple Joan Jett/ Cherry Curry et c’est Dakota Fanning dans le rôle de cette dernière qui retient toute l’attention, tellement sa performance est impressionnante. Kristen Stewart, dans le rôle de Joan Jett apparaît comme effacée.

La reconstitution des années 70 est très réussie et l’on ne s’ennuie pas un instant, en partie grâce à la BO très rock n’roll mais le film manque d’une flamme qui aurait pu en faire une vraie bombe. A confirmer…