Critique: Aquarius

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Réalisation Kleber Mendonça Filho
Scénario Kleber Mendonça Filho
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau du Brésil Brésil, Drapeau de la France France
Genre drame
Sortie 28 septembre 2016

Clara, la soixantaine, ancienne critique musicale, est née dans un milieu bourgeois de Recife, au Brésil. Elle vit dans un immeuble singulier, l’Aquarius construit dans les années 40, sur la très huppée Avenida Boa Viagem qui longe l’océan. Un important promoteur a racheté tous les appartements mais elle, se refuse à vendre le sien. Elle va rentrer en guerre froide avec la société immobilière qui la harcèle. Très perturbée par cette tension, elle repense à sa vie, son passé, ceux qu’elle aime.

Quatre ans après « Les bruits de Recife », « Aquarius » est le second long métrage du Brésilien Kleber Mendonça Fiho, présenté lors du dernier Festival de Cannes. S’il est reparti bredouille, le film a enchanté la Croisette.

Aquarius, c’est le nom de la résidence qu’habite Clara, ancienne critique musicale de 60 ans. Cette résidence, elle est la dernière à y vivre, tous les appartements ayant été rachetés par un promoteur immobilier, mais telle un irréductible Gaulois, elle refuse de quitter son domicile face aux spéculateurs. A travers trois chapitres, « les Cheveux de Clara », « l’Amour de Clara » et « le Cancer de Clara », « Aquarius » brosse le portrait d’une femme en lutte, une femme forte, sur une quarantaine d’années (le film débute en 1980) avec en toile de fond un regard acerbe sur l’évolution de la Société brésilienne, la corruption ambiante et le libéralisme sauvage. Malgré la richesse tout bonnement hallucinante du film (chronique familiale, portrait de femme, critique sociale, une touche de fantastique…), le film se déroule avec une simplicité, une intelligence et sur un rythme toujours soutenu qui font passer ces 2h30 comme un éclair (tout le contraire de Toni Erdmann!). Comment passer sous silence l’interprétation toute en nuance de la magique Sonia Braga, grande dame du Cinéma brésilien. Drôle, passionnant, inquiétant, émouvant, « Aquarius » est grand comme la vie, l’un des films majeurs de l’année!

4.5

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CRITIQUE: LA JEUNE FILLE DE L’EAU (2006)

Affiche américaine. Warner Bros. France

Après avoir beaucoup aimé les précédents films de Shyamalan (avec une mention spéciale à « 6ème sens » et à « Signes »), j’avais manqué les deux derniers, « la jeune fille de l’eau » et « phénomènes ». Ces derniers jours, j’ai donc rattrapé mon retard et je vais donc vous donner mon opinion.

Concernant « la jeune fille de l’eau », je n’ai pas grand chose à en dire tant il a éveillé peu d’intérêt chez moi. Le gardien d’une résidence, incarné par Paul Giamatti (qu’on a déjà vu notamment dans le pas mal « Sideways »), découvre que vit dans la piscine une « narf », créature surnaturelle qu’il recueille chez lui. Elle est poursuivie par des espèces de chiens au pelage de gazon et il va s’apercevoir qu’il fait partie des élus qui devront la sauver. On assiste donc là à une sorte de conte fantastique qui ne réserve aucune surprise (ici pas de twist surprenant comme dans les précédents films de M. Night) et auquel on ne croit pas un instant. On attend la fin sagement dans son fauteuil tout en reconnaissant quelques bonnes idées de mise en scène et la volonté du réalisateur de construire une oeuvre relativement cohérente . Dommage!