Critique: Bienvenue à Marwen

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Titre original Welcome to Marwen
Réalisation Robert Zemeckis
Scénario Robert Zemeckis
Caroline Thompson
Acteurs principaux
Sociétés de production ImageMovers
Universal Pictures
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Drame biographique
Durée 116 minutes
Sortie 2 janvier 2018

L’histoire de Mark Hogancamp, victime d’une amnésie totale après avoir été sauvagement agressé, et qui, en guise de thérapie, se lance dans la construction de la réplique d’un village belge durant la Seconde Guerre mondiale, mettant en scène les figurines des habitants en les identifiant à ses proches, ses agresseurs ou lui-même.

Deux ans après le superbe « Alliés », Robert Zemeckis choisit pour son 19ème film de s’intéresser à la vie de Mark Hogancamp, victime d’une amnésie totale après la sauvage agression dont il fut victime. En effet, ses goûts fétichistes en matière de chaussures de femmes lui valurent d’être roué de coups par une bande de nazillons homophobes et les conséquences furent terribles. Autrefois remarquable illustrateur, Hogie « peut à peine écrire son nom »; pour tenter de retrouver goût à la vie, il s’adonne à une nouvelle passion et met en scène des poupées qu’il photographie, photos qui lui permirent d’être exposé et reconnu dans le milieu artistique. Particularité de ses poupées, elles s’inspirent de lui et de toutes les femmes qu’il cotoie et qu’il admire en secret.

Produit par les studios Universal, « Bienvenue à Marwen » est un projet remarquable à plusieurs niveaux. Le sujet, déjà, qui traite des séquelles post-traumatiques, en particulier d’un homme aux penchants fétichistes, est loin des canons habituels des majors hollywoodiennes. La forme, mélange de film et d’animation en performance capture, offre un spectacle assez incroyable et un défi technique qui ne pouvait qu’attirer Zemeckis, 15 ans après « le Pôle Express »!

Quant à l’interprétation, on ne peut que se réjouir du virage pris par Steve Carrell qui se tourne de plus en plus vers des rôles dramatiques. Sa performance dans le rôle de Captain Hogie est déjà l’une des grandes interprétations de l’année! Si Zemeckis n’a pas l’aura d’un Spielberg, il confirme à nouveau qu’il est un grand conteur en mêlant rire, spectacle et émotion et se permettant même de s’autociter à plusieurs reprises. Du grand Cinéma!

4.5

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Critique Dvd: Ghostland

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Titre original Incident in a Ghost Land
Réalisation Pascal Laugier
Scénario Pascal Laugier
Acteurs principaux
Sociétés de production 5656 Films
Pays d’origine Drapeau du Canada Canada
Drapeau de la France France
Genre horreur
Durée 89 minutes
Sortie 14 mars 2018

LE FILM:

4.5

Suite au décès de sa tante, Pauline et ses deux filles héritent d’une maison. Mais dès la première nuit, des meurtriers pénètrent dans la demeure et Pauline doit se battre pour sauver ses filles. Un drame qui va traumatiser toute la famille mais surtout affecter différemment chacune des jeunes filles dont les personnalités vont diverger davantage à la suite de cette nuit cauchemardesque.
Tandis que Beth devient une auteur renommée spécialisée dans la littérature horrifique, Vera s’enlise dans une paranoïa destructrice. Seize ans plus tard, la famille est à nouveau réunie dans la maison que Vera et Pauline n’ont jamais quittée. Des évènements étranges vont alors commencer à se produire…

Après « Saint Ange » et « Martyrs », deux films d’horreur très prometteurs, le Français Pascal Laugier tente l’aventure aux States avec « The Secret » qui, malheureusement, ne sera pas la réussite escomptée. Son nouveau film est à nouveau une production internationale dont la grosse curiosité est la présence au générique de la chanteuse Mylène Farmer. Mais heureusement « Ghostland » n’est pas que ça!

Alors que le Cinéma d’Horreur surfe depuis quelques années sur la mode du film de fantômes, Laugier réveille le genre. Après une première partie où l’on croit à une énième variation sur le thème, Laugier revient à l’horreur réaliste dans tout ce qu’elle a de plus glauque, tout en rendant hommage à la littérature fantastique et notamment H.P.Lovecraft. Laugier ne recule devant rien, exploite toutes les recettes du genre mais avec savoir faire et exploite son décor de la plus belle des manières. Quant au couple de meurtriers, il entre au panthéon des plus grands malades aux côtés des familles de « Massacre à la tronçonneuse » et « la colline a des yeux »! Si vous voulez frissonner, courez voir « Ghostland »!!!

TECHNIQUE:

4.5

Impeccable pour le support!

BONUS:

4.5

On trouve ici une interview de mylène Farmer au JT de TF1 ainsi qu’un remarquable making of de plus d’une heure qui met bien en lumière les différences entre un tournage français et un tournage américain!

VERDICT:

4.5

Le film d’horreur de l’année dans une édition impeccable!

Disponible en DVD et Bluray (19.99 euros) chez TF1 VIDEO

 

Critique Dvd: Dolls les Poupées

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  • Date de sortie :
    18 mars 1987
  • Réalisé par :
    Stuart Gordon
  • Avec :
    Stephen LEECarrie LORRAINEGuy ROLFE
  • Durée :
    1h18min
  • Pays de production :
    Etats-Unis
  • Année de production :  1986
  • Titre original : DOLLS
  • Distributeur :
    EUROGROUP

LE FILM:

3

 

Alors que se déclenche un violent orage, les Bower et leur fille Judy trouvent refuge dans le manoir isolé de Gabriel et Hilary Hartwicke, un vieux couple à première vue paisible et accueillant. Bientôt rejoints par deux adolescentes rebelles et un jeune homme, ils découvrent que, dans chaque pièce ou presque, leurs hôtes accumulent poupées, marionnettes, polichinelles et soldats de bois. Des jouets certes, mais pas vraiment inanimés. Ils sont même vivants et se montrent particulièrement cruels envers ceux qui nont pas su converser leur âme denfant. Il semble que ce soit le cas de tous, ou presque.

Si, lorsque l’on parle de poupée meurtrière, c’est Chucky qui vient tout de suite à l’esprit; pourtant,  un an avant sortait le film de Stuart Gordon, Dolls. Hommage aux films d’horreur de l’âge d’or, Dolls situe son action dans un manoir tenu par un couple des plus inquiétants. Entourés de poupées, les visiteurs qui ont perdu leur âme d’enfant pourraient y perdre aussi la vie. Si le film de Gordon n’atteint pas des sommets d’angoisse, son côté vintage et artisanal est des plus séduisants; loin des effets spéciaux modernes, le film fait la place au stop motion (animation image par image) pour l’animation des poupées. Une petite pincée de gore vient agrémenter le tout pour un petit film d’horreur bien sympathique!

TECHNIQUE:

4

 

La copie restaurée proposée ici fait le boulot, aucun défaut notable n’étant à relever. Les pistes sonores en stéréo tiennent la route avec un avantage pour la VO.

BONUS:

3

 

Outre la bande annonce et une galerie photos, on trouve une présentation du film par Linda Tahir qui semble lire un peu son texte!

VERDICT:

3

 

Un film d’horreur à l’ancienne à (re)découvrir

Disponible en DVD (14.99 euros) et bluray (19.99 euros) chez Sidonis