Critique Bluray: Neruda

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Réalisation Pablo Larraín
Scénario Guillermo Calderón
Pays d’origine Drapeau du Chili Chili
Genre biographie
Sortie 4 janvier 2017

LE FILM:

4.5

1948, la Guerre Froide s’est propagée jusqu’au Chili. Au Congrès, le sénateur Pablo Neruda critique ouvertement le gouvernement. Le président Videla demande alors sa destitution et confie au redoutable inspecteur Óscar Peluchonneau le soin de procéder à l’arrestation du poète. Neruda et son épouse, la peintre Delia del Carril, échouent à quitter le pays et sont alors dans l’obligation de se cacher. Il joue avec l’inspecteur, laisse volontairement des indices pour rendre cette traque encore plus dangereuse et plus intime. Dans ce jeu du chat et de la souris, Neruda voit l’occasion de se réinventer et de devenir à la fois un symbole pour la liberté et une légende littéraire.

Plutôt que d’opter pour un biopic traditionnel, Pablo Larrain s’intéresse au poète chilien Pablo Neruda par le prisme de sa fuite du Chili à partir de 1948. Cette succession de vignettes courtes nous montre la poursuite du poète par un policier obstiné mais peu en veine incarné par un excellent Gael Garcia Bernal. Plus qu’un retour fidèle, le film de Neruda parvient à donner tout son sens à l’oeuvre du poète à travers cette course poursuite aussi passionnante qu’amusante. Le mérite en revient évidemment à Larrain, très inspiré, qu’à son interprète, Luis Gnecco, absolument bluffant! L’un des grands films de l’année!

TECHNIQUE:

4.5

Remarquable à tous points de vue!

BONUS:

4

Outre quelques featurettes d’interview sans grand intérêt, on trouve une très bonne intervention de 30 mins d’un professeur de littérature hispano-américaine et également un très bon making of!

VERDICT:

4.5

Superbe édition pour un grand film! Indispensable!

Disponible en DVD (19.99 euros) et bluray (24.99 euros) chez Wild Side Video dès le 31 mai

CRITIQUE: BRIGHT STAR (2006)

Pathé Distribution

Londres, 1918, Le jeune poète John Keats et sa voisine, Fanny Brawne entament une liaison. Pourtant, Fanny se moque de la poésie, préférant de loin la couture, discipline dans laquelle elle excelle. Le meilleur ami de Keats, Brown, qui est également son partenaire dans l’écriture, la dénigre sans cesse. La maladie du jeune frère de Keats va rapprocher les deux amants et Keats va même consentir à donner des cours de poésie à Fanny, au grand dam de Brown. Naît alors un amour sans limite que rien ne pourra détruire à part peut-être la la tuberculose qui va frapper Keats à tout juste 25 ans…

Après quelques films pas toujours réussis ( Holy Smoke, In the cut…), on retrouve la Jane Campion de « la leçon de piano » ou de « portrait de femme ». Ici, point de biopic sur le poète John Keats mais juste la grande histoire d’amour qu’il vécut avec sa jeune voisine. Jane Campion se concentre sur la naîssance des sentiments, les frissons qu’un couple ressent la première fois que les mains se frôlent (le spectateur les ressent d’ailleurs lui aussi!), la sensation des lèvres qui se touchent la première fois… On est ici aux antipodes des films de Tony Scott: les plans sont longs, la musique très peu présentes, on entend la respiration des personnages, leurs murmures. Campion envoûte complètement son public et nous fait redécouvrir le véritable amour, très loin des romances cucul qu’on nous sert tous les jours à la télé. Et je partage tout à fait la réflexion du critique de Télérama Aurélien Férenczi qui dit: » Campion nous fait aimer l’Amour »!

A voir absolument! C’est magnifique! Et en plus, on découvre une jeune actrice formidable en plus d’être très jolie, Abbie Cornish!