CRITIQUE DVD: L’ESPRIT S’AMUSE

Troisième dvd du coffret David Lean à paraître chez Carlotta Video le 9 novembre 2011, à nouveau tiré d’une pièce de Noel Coward, « l’esprit s’amuse »!

LE FILM:

Charles et son épouse, Ruth, organisent une soirée spiritisme, afin de donner un peu de matière au prochain livre de Charles, sur la magie. Pour ce faire, ils invitent Mme Arcati, une médium légèrement secouée du bocal! Lors de la soirée, Charles voit apparaître le fantôme de son ex-femme Elvira. Autant dire que Ruth prend très mal les conversations entre son mari et son ex qu’elle ne peut voir ni entendre. Tout ce complique quand Elvira cherche à tuer son ex pour qu’il la rejoigne…

Cette petite comédie fantastique, légère et enjouée, aurait très bien pu être un film de Woody Allen dont on retrouve un peu le rythme et les dialogues. Agrémenté d’effets spéciaux réussis, ayant permis au film de remporter un Oscar, « l’esprit s’amuse » est une vraie réussite qui surprend dans la carrière, d’un style somme toute assez classique, du réalisateur anglais.

A nouveau, le film bénéficie d’un master restauré de toute beauté!

LES BONUS:

Comme tous les films du coffret, on trouve bande-annonce, galerie photos et courte présentation passionnante de Pierre Berthomieu.

CRITIQUE DVD: HEUREUX MORTELS

« Heureux mortels » fait partie du coffret David Lean qui sortira chez Carlotta le 9 novembre 2011.

LE FILM:

À la fin de la Première Guerre mondiale, Frank Gibbons retrouve sa femme et ses trois enfants. La famille emménage dans la banlieue de Londres avec une tante et la grand-mère. Pendant les vingt années qui suivent, ils traversent les moments de bonheur et les tragédies soudaines, avec en toile de fond les grands évènements de l’entre-deux-guerres… Dans la première scène du film, en 1919, on voit Frank Gibbons entrer dans sa maison, vide, pour emménager. Au dernier plan, il la quitte, en 1939, en la laissant vide.

Entre l’entrée dans la maison et la sortie, vingt ans s’écoulent durant lesquels David Lean nous montre la vie des Gibbons, leurs trois enfants, la grand-mère, la tante et tous les gendres ou belle-fille. Souvent drôle, toujours enlevé, à la manière d’une pièce de théâtre(qui se déroule d’ailleurs quasi intégralement dans le même décor, la maison), « heureux mortels » se montre parfois émouvant. Il faut rappeler qu’il est tiré, tout comme « brève rencontre » d’une pièce de Noel Coward. En tête d’un casting parfait, le père, homme parfait doux et aimant, parfois sarcastique incarné par le génial Robert Newton et la mère, femme forte et sévère, avec ses enfants comme avec son mari, incarnée par l’émouvante Celia Johnson qui incarne son personnage tout en nuances. Filmé en technicolor bien que datant de 1944, le film surprend par le modernisme de son scénario et de ses dialogues avec en particulier ces femmes qui controlent tout alors que le père suit le courant.

En tout cas un très grand film en tous points magnifique à découvrir grâce à un master restauré de toute beauté.

LES BONUS:

Comme tous les titres du coffret, une présentation de Pierre Berthomieu, une bande annonce et une galerie photos.

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