Critique: Coco

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Réalisation Lee Unkrich
Adrian Molina (en)
Scénario Adrian Molina
Matthew Aldrich
Sociétés de production Pixar Animation Studios
Walt Disney Pictures
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Animation
Durée 109 minutes
Sortie 29 Novembre 2017

 

Depuis déjà plusieurs générations, la musique est bannie dans la famille de Miguel. Un vrai déchirement pour le jeune garçon dont le rêve ultime est de devenir un musicien aussi accompli que son idole, Ernesto de la Cruz. 
Bien décidé à prouver son talent, Miguel, par un étrange concours de circonstances, se retrouve propulsé dans un endroit aussi étonnant que coloré : le Pays des Morts. Là, il se lie d’amitié avec Hector, un gentil garçon mais un peu filou sur les bords. Ensemble, ils vont accomplir un voyage extraordinaire qui leur révèlera la véritable histoire qui se cache derrière celle de la famille de Miguel…

Quelques mois après le réchauffé « Cars 3 », Pixar sort son dernier bébé, « Coco » qui s’inspire des traditions mexicaines, notamment les légendes qui entourent les morts. S’il peut déstabiliser le très jeune public par son rythme très éloigné des standards actuels, le film séduira les plus grands, parents y compris. Derrière l’histoire du petit Miguel qui cherche à retrouver ses origines pour enfin pouvoir vivre sa passion, la musique, « Coco » évoque des thèmes comme la filiation et les racines avec légèreté mais aussi mélancolie. Esthétiquement le dernier Pixar est un petit bijou coloré et festif qui met du baume au coeur jusqu’à le serrer délicatement dans un final aussi surprenant qu’émouvant. Le grand film d’animation de l’année!

4.5

Critique Dvd: Desierto

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Réalisation Jonás Cuarón
Scénario Jonás Cuarón
Mateo Garcia
Acteurs principaux
Sociétés de production Esperanto Kino
Itaca Films
Pays d’origine Drapeau du Mexique Mexique
Genre Thriller
Durée 94 minutes
Sortie 13 avril 2016

LE FILM:

3.5

Désert de Sonora, Sud de la Californie. Au cœur des étendues hostiles, emmené par un père de famille déterminé, un groupe de mexicains progresse vers la liberté. La chaleur, les serpents et l’immensité les épuisent et les accablent… Soudain des balles se mettent à siffler. On cherche à les abattre, un à un.

Pour son second long métrage, Jonas Cuaron, fils d’Alfonso, s’appuie sur un phénomène plus que jamais d’actualité, les migrants; pas ceux de Syrie ici mais ceux que Donald Trump déteste tant, les Mexicains, qui tentent d’entrer illégalement aux Etats-Unis. L’angle utilisé, celui d’un pur survival qui voit un petit groupe de migrants tenter d’échapper à un pequenaud amateur de tir sur cible vivante et son chien, « Traqueur ». Comme il l’avait prouvé avec le scénario de « Gravity », Jonas Cuaron aime les histoires simples, sans fioritures. « Desierto » entre très vite dans le vif du sujet et peu de dialogues ne viennent encombrer ce qui s’avère un exercice de style assez réussi mais dur sur l’homme. La mise en scène de Cuaron exploite à merveille les extérieurs, plaçant souvent ses personnages tout petits au milieu d’immenses étendues. D’autre part, la dimension politique du film est assez intéressante, le « pays de la liberté » portant en lui quelques énergumènes qui se moquent bien de l’humanisme!  Prenant!

TECHNIQUE:

4

Correct pour le support.

BONUS:

Rien du tout et c’est bien dommage…

VERDICT:

3.5

Un slasher politique percutant!

Disponible en DVD (19.99 euros) et bluray (19.99 euros) chez Condor Entertainment dès le 6 novembre

 

Critique: Desierto

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Réalisation Jonás Cuarón
Scénario Jonás Cuarón
Mateo Garcia
Acteurs principaux
Sociétés de production Esperanto Kino
Itaca Films
Pays d’origine Drapeau du Mexique Mexique
Genre Thriller
Durée 94 minutes
Sortie 13 avril 2016

Désert de Sonora, Sud de la Californie. Au cœur des étendues hostiles, emmené par un père de famille déterminé, un groupe de mexicains progresse vers la liberté. La chaleur, les serpents et l’immensité les épuisent et les accablent… Soudain des balles se mettent à siffler. On cherche à les abattre, un à un.

Pour son second long métrage, Jonas Cuaron, fils d’Alfonso, s’appuie sur un phénomène plus que jamais d’actualité, les migrants; pas ceux de Syrie ici mais ceux que Donald Trump déteste tant, les Mexicains, qui tentent d’entrer illégalement aux Etats-Unis. L’angle utilisé, celui d’un pur survival qui voit un petit groupe de migrants tenter d’échapper à un pequenaud amateur de tir sur cible vivante et son chien, « Traqueur ». Comme il l’avait prouvé avec le scénario de « Gravity », Jonas Cuaron aime les histoires simples, sans fioritures. « Desierto » entre très vite dans le vif du sujet et peu de dialogues ne viennent encombrer ce qui s’avère un exercice de style assez réussi mais dur sur l’homme. La mise en scène de Cuaron exploite à merveille les extérieurs, plaçant souvent ses personnages tout petits au milieu d’immenses étendues. D’autre part, la dimension politique du film est assez intéressante, le « pays de la liberté » portant en lui quelques énergumènes qui se moquent bien de l’humanisme!  Prenant!

3.5

 

Critique: Sicario

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  • Date de sortie :
    07 octobre 2015
  • Réalisé par :
    Denis Villeneuve
  • Avec :
    Emily Blunt, Benicio del Toro, Josh Brolin…
  • Durée :
    2h1min
  • Pays de production :
    Etats-Unis
  • Année de production :  2015
  • Titre original : Sicario
  • Distributeur :
    Metropolitan

La zone frontalière entre les Etats-Unis et le Mexique est devenue un territoire de non-droit. Kate, une jeune recrue idéaliste du FBI, y est enrôlée pour aider un groupe d’intervention d’élite dirigé par un agent du gouvernement dans la lutte contre le trafic de drogues. Menée par un consultant énigmatique, l’équipe se lance dans un périple clandestin, obligeant Kate à remettre en question ses convictions pour pouvoir survivre.

Présenté en compétition au dernier Festival de Cannes, le dernier rejeton du Québécois Denis Villeneuve suscitait une attente considérable mais largement récompensée. Villeneuve confirme pour son troisième film aux Etats-Unis après « Prisoners » et « Enemy » qu’il a parfaitement su trouver sa place et son indépendance. Après une exaltante scène d’ouverture d’un assaut du FBI mené par Emily Blunt dans la maison d’un trafiquant, on part pour deux heures de plongée d’une puissance rare dans l’univers des cartels mexicains. On y suit la jeune et intègre Kate (Emily Blunt) coincée entre un Américain macho (Josh Brolin) et un Mexicain taiseux et mystérieux (Benicio del Toro) qui va se retrouver dans un monde où la frontière entre le bien et le mal est de plus en plus ténue. Non content d’avoir soigné la forme (mise en scène au cordeau, photo sublime de Roger Deakins, interprétation sans fausse note et BO hypnotique), Villeneuve n’a pas négligé le fond, ouvrant une vraie réflexion sur la morale et la raison d’état. Prenant, excitant voire carrément jouissif, on tient le meilleur film américain de 2015!

4.5

 

 

CRITIQUE BLU-RAY: L’AVENTURIER DU RIO GRANDE

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LE FILM: 8.5/10

Recherché au Texas pour avoir abattu l’assassin de son père, Martin Brady vit désormais au Mexique où il assure la protection de Cipriano Castro, un politicien corrompu. Blessé lors d’une mission, il bénéficie des soins du major Colton et de sa femme Ellen. Rétabli, c’est le même Colton qu’il retrouve plus tard, engagé dans une véritable guerre contre les indiens, conflit auquel Castro prend également part. Bientôt, porté par l’amour d’Ellen désormais veuve, Brady entend abandonner sa vie de pistolero à la dérive. Cette décision, Castro ne l’accepte pas…

Sorti dans l’indifférence en 1959, ce western de Robert Parrish, cinéaste à la carrière assez terne, est un western totalement atypique. Ici, très peu d’action, hormis une poursuite à la fin du film, mais l’itinéraire d’un apatride à la recherche de lui-même. En effet, le personnage interprété par Mitchum est considéré par les Américains comme un fugitif et par les Mexicains comme un gringo de plus!

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Tout au long du film, il franchit donc plusieurs fois le Rio Grande, frontière entre les deux pays, sans jamais être chez lui. Même si la mise en scène de Parrish n’émerge pas vraiment du tout venant du genre, le film trouve sa force dans son scénario à l’origine de personnages passionnants et qui sait éviter les lieux communs notamment sur les Mexicains qui échappent ici à la caricature. La direction d’acteurs est à souligner également avec un Mitchum vraiment excellent et une très bonne Julie London dans un personnage de femme bien émancipée pour l’époque!

Un très beau western à découvrir absolument!

TECHNIQUE: 8/10

Une très belle copie dans l’ensemble même si un peu de grain apparaît sur certains plans ainsi que quelques griffures et autres petits défauts dûs à l’âge.

BONUS: 8/10

Outre la bande-annonce et une galerie photos, on trouve les traditionnelles présentations de Brion (7 mins) et Tavernier (19 mins) qui revient sur son amitié avec Parrish ainsi qu’un court doc sur la carrière de Robert Mitchum (6 mns). Le coffret contient également un petit livre avec des infos sur le film et des filmos (non reçu, merci à l’ami JP pour les infos!)

VERDICT: 8/10

Un très beau western dans une jolie édition!

Disponible en combo + livre (34,99 euros) chez SIDONIS

En cadeau, une petite interview de Bertrand Tavernier dans laquelle il parle du film!

CRITIQUE DVD: MISS BALA

LE FILM: 8,5/10

Au Mexique, pays dominé par le crime organisé et la corruption. Laura et son amie Uzu s inscrivent à un concours de Miss Beauté; à Tijuana. Le soir, Laura est témoin d un règlement de compte violent dans une discothèque, et y échappe par miracle. Sans nouvelle d Uzu, elle se rend le lendemain au poste de police,
pour demander de l aide. Mais elle est alors livrée directement à Nino, le chef du cartel de narcotrafiquants, responsable de la fusillade. Kidnappée, et sous la menace, Laura va être obligée de rendre quelques services; dangereux pour rester en vie…

Cinquième long métrage de Gerardo Naranjo, réalisateur mexicain peu connu chez nous, « Miss Bala » est un film qui prend aux tripes! On y suit le parcours de la jeune Laura dont le gros souci est de s’être trouvée au mauvais endroit au mauvais moment. Lire la suite

CRITIQUE: KILL THE GRINGO

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LE FILM: 7.5/10

Après avoir dérobé plus de 2 millions de dollars, un criminel est arrêté par deux flics ripoux à la frontière mexicaine qui s’emparent de son butin et
l’envoient dans le village-prison insalubre d’El Pueblito. Entouré de malfrats plus dangereux les uns que les autres, il va devoir survivre, pour s’échapper et
récupérer son argent…

« Kill The Gringo » fait partie de ce que l’on appelle les DTV, Direct To Video, ces films qui fleurissent directement dans les rayons sans passer par la case cinéma! Très souvent, il s’agit de films à la qualité très discutable dont la sortie en salles est vouée à l’échec! Parfois, cela donne lieu à de très bonnes surprises, voire provoque l’étonnement de ne pas avoir pu découvrir le film au Cinéma! Ce « Kill The Gringo » entre clairement dans cette seconde catégorie! Ecrit, produit et interprété par Mel Gibson, « Kill The Gringo » est un polar sur le fond assez classique, qui met en scène un malfrat dépossédé de son magot qui va devoir affronter vents et marées pour remettre la main dessus, mais qui sur la forme est complètement novateur! Lire la suite