Critique Dvd: La Chance d’être femme

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LE FILM:

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Prise en photo à son insu au moment où elle raccroche ses bas, une jeune vendeuse se retrouve à la première page d’un magazine. Ayant toujours rêvé de devenir mannequin ou vedette de cinéma Antonietta exige du photographe Corrado Betti qu’il l’aide à lancer sa carrière. Il la présente donc au comte Sennetti, très introduit dans le milieu du cinéma…

Si Alessandro Blasetti n’est pas des cinéastes italiens les plus connus, il est tout de même auteur d’une oeuvre assez prolifique et l’on peut lui savoir gré d’avoir réuni pour la première fois le couple Mastroianni/Loren avec « Dommage que tu sois une canaille ». En 1956, deux ans après, il réunit à nouveau le couple vedette pour « la chance d’être femme », une comédie « à l’Américaine » dans laquelle Antonietta va se frayer un chemin sur la voie de la célébrité en faisant tourner la tête des hommes qu’elle croisera. Tout est là dans ce film méconnu: un scénario finement ciselé, une mise en scène alerte et la magie du duo Mastroianni/Loren! Une petite perle à découvrir!

TECHNIQUE:

4

Une copie plus que correcte pour ce film!

BONUS:

4

Comme dans tous les titres de cette collection, on retrouve la présentation éclairée de Jean Gili.

VERDICT:

4

Une comédie italienne à découvrir!

Disponible en DVD (12.99 euros) chez M6 VIDEO

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Critique bluray: Mariage à l’Italienne

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  • Date de sortie salles:
    30 décembre 1964
  • Réalisé par :
    Vittorio de Sica
  • Avec :
    Sophia Loren, Marcello Mastroianni, Aldo PUGLISI…
  • Durée :
    1h35min
  • Pays de production :
    Italie
  • Année de production :  1964
  • Titre original : MATRIMONIO ALL’ITALIANA
  • Distributeur :
    IMPERIA/1993 : CINE CLASSIC

LE FILM:

4.5

Pendant la Seconde Guerre Mondiale, Domenico Soriano, commerçant appartenant à une famille napolitaine aisée, rencontre dans un bordel Filumena Marturano, une femme d’origine humble. Il en tombe amoureux et l’emmène vivre chez lui. Après vingt ans de concubinage, et bien qu’elle ait toujours scrupuleusement joué son rôle de femme et de domestique, Filumena n’a pas encore reçu de proposition de mariage et décide de faire croire à Domenico qu’elle est mourante…

Pas vraiment une comédie mais pas non plus vraiment un drame, ce « Mariage à l’Italienne » est pour Vittorio de Sica l’occasion de réunir une nouvelle fois le célèbre couple Loren/Mastroianni et de le faire briller. Avec une structure non linéaire, parsemée de flash-backs, on assiste à l’histoire d’un couple dans lequel Domenico domine et joue avec Filumena. Puis au fil du temps, le rapport de force s’inverse et Filumena se fait épouser par Domenico grâce à un chantage savamment mené! Un petit régal magnifié par le superbe thème musical d’ Armando Trovajoli!

TECHNIQUE:

3.5

Une restauration satisfaisante malgré un grain très présent sur certaines scènes. La VO est bien sûr à privilégier par son ampleur.

BONUS:

4

On trouve ici en plus de la bande annonce une interview de deux critiques de cinéma sur leur vision du film.

VERDICT:

4.5

Un petit bijou!

Disponible en bluray (19.99 euros) chez Carlotta Films


CRITIQUE DVD: LES SALAUDS

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LE FILM: 6/10

Commandant à bord d’un supertanker, Marco Silvestri doit rentrer d’urgence à Paris. Sa soeur Sandra est aux abois: son mari suicidé, une entreprise en faillite et sa fille unique à la dérive. Sandra désigne le coupable : l’homme d’affaires Edouard Laporte. Marco loue un appartement dans l’immeuble où Laporte a installé sa maitresse et leur fils. Mais Marco n’avait pas prévu les secrets de Sandra, qui brouillent la donne…

Trois ans après son dernier film, White Material, les Salauds est un film assez difficile d’accès tant il tarde à se faire comprendre. La réalisatrice privilégie en effet le minimalisme, l’épure, usant de l’ellipse tout au long du film et limitant les dialogues à leur strict nécessaire. En quelques plans, elle sait créer un climat, en l’ocurence ici un climat des plus glauques, qui s’épaissit de plus en plus alors que les informations sont dévoilées. Le film manque tout de même un peu de clarté mais aussi de message clair; on se demande longtemps ce que la cinéaste veut bien nous dire!

TECHNIQUE: 9/10

Très belle copie y compris dans les nombreuses scènes sombres!

BONUS: 6/10

Outre la bande-annonce, on trouve un commentaire de la réalisatrice sur les images des essais (17 mins).

VERDICT: 6/10

Un film noir et glauque un peu touffu!

Disponible en DVD (12.99 euros) chez Wild Side Vidéo dès le 15 janvier

JEU CONCOURS: 5 BLU-RAY DE L’ASSASSIN A GAGNER (jeu terminé)

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A l’occasion de la sortie en video du chef d’oeuvre d’Elio Petri, l’Assassin, CINEDINGUE et CARLOTTA FILMS sont heureux de vous offrir 5 bluray du film. Pour gagner, il vous suffit de répondre correctement aux questions avant le 17 mars; un tirage au sort désignera les gagnants parmi les bonnes réponses. Ceux qui me suivent sur Facebook et/ou Twitter augmentent leurs chances.

LES GAGNANTS ONT RECU UN MAIL!

Le questionnaire est ici: https://docs.google.com/forms/d/17E2YXzaH2wCZYHN4sCYa9dsFRGbWmeNjt4WCmKhmn6I/viewform

CRITIQUE BLU-RAY: L’ASSASSIN

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LE FILM: 9/10

Alfredo Martelli est un être infâme, antiquaire de métier, qui ne rate aucune occasion pour asseoir sa situation économique. Un beau matin, celui-ci voit débarquer dans son appartement la police, le convoquant au commissariat où on l’accuse du meurtre d’Adalgisa de Matteis, une ancienne maîtresse, associée dans ses affaires. Durant le long et pénible interrogatoire, Alfredo se remémore certains passages de sa vie où il eut un comportement peu reluisant…

Grâce à Carlotta Films, nous avons pu découvrir en salles en version restaurée le premier film d’Elio Petri, cinéaste italien peu connu mais néanmoins très doué et maintenant il rejoint les étagères de nos vidéothèques. Réalisé en 1961, « l’Assassin » reprend les recettes du film noir mais contient déjà tout ce qui fait la particularité du Cinéma de Petri, du moins ce qu’on en connaît en France à travers « Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon » et « la classe ouvrière va au paradis« , à savoir un propos contestataire et engagé.

Dans « l’Assassin », Petri livre une charge féroce, à travers l’histoire de cet antiquaire, coupable désigné de l’assassinat de sa maîtresse par la police, contre la justice et l’administration de son pays, ce qui constituera le sujet de son « Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon »! Individu peu recommandable, Alfredo est le coupable idéal pour les enquêteurs qui portent chaque élément, même anodin, à la charge de l’accusé, sans se soucier du ridicule. L’interrogatoire et l’enquête sont entrecoupés de flashbacks judicieusement amenés, comme ceux insérés dans une scène grâce à un simple travelling latéral. La mise en scène est donc brillante, le scénario malin, la musique de Piero Piccioni excellente et l’interprétation du duo Marcello Mastroianni/Micheline Presle au diapason!

Un chef d’oeuvre à (re)découvrir dans une copie de toute beauté!!!

TECHNIQUE: 10/10

Une copie absolument splendide tant au niveau de l’image que du son (Vo)!

BONUS: 8/10

Outre les deux bandes-annonces (d’époque et pour la version restaurée), on trouve deux docs passionnants (un entretien avec Jean Gili sur le film et une rencontre entre celui-ci et l’épouse d’Elio Petri).

VERDICT: 9.5/10

Carlotta nous offre à nouveau un incontournable pour tout cinéphile qui se respecte!

Disponible en DVD (16,99 euros) et blu-ray (19,99 euros) chez Carlotta Films dès le 6 mars.

 


CRITIQUE: L’ASSASSIN

Alfredo Martelli est un être infâme, antiquaire de métier, qui ne rate aucune occasion pour asseoir sa situation économique. Un beau matin, celui-ci voit débarquer dans son appartement la police, le convoquant au commissariat où on l’accuse du meurtre d’Adalgisa de Matteis, une ancienne maîtresse, associée dans ses affaires. Durant le long et pénible interrogatoire, Alfredo se remémore certains passages de sa vie où il eut un comportement peu reluisant…

Grâce à Carlotta Films, nous pouvons découvrir en salles en version restaurée le premier film d’Elio Petri, cinéaste italien peu connu mais néanmoins très doué. Réalisé en 1961, « l’Assassin » reprend les recettes du film noir mais contient déjà tout ce qui fait la particularité du Cinéma de Petri, du moins ce qu’on en connaît en France à travers « Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon » et « la classe ouvrière va au paradis« , à savoir un propos contestataire et engagé.

Dans « l’Assassin », Petri livre une charge féroce, à travers l’histoire de cet antiquaire, coupable désigné de l’assassinat de sa maîtresse par la police, contre la justice et l’administration de son pays, ce qui constituera le sujet de son « Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon »! Individu peu recommandable, Alfredo est le coupable idéal pour les enquêteurs qui portent chaque élément, même anodin, à la charge de l’accusé, sans se soucier du ridicule. L’interrogatoire et l’enquête sont entrecoupés de flashbacks judicieusement amenés, comme ceux insérés dans une scène grâce à un simple travelling latéral. La mise en scène est donc brillante, le scénario malin, la musique de Piero Piccioni excellente et l’interprétation du duo Marcello Mastroianni/Micheline Presle au diapason!

Un vrai régal à courir voir en salles dès le 20 juin dans une copie de toute beauté!!!

LA NOTE: 9/10

CRITIQUE: LES BIEN-AIMES (2011)

1963, à Paris, Madeleine se prostitue pour améliorer son quotidien de vendeuse de chaussures. Elle tombe sous le charme d’un de ses clients, Jaromil, un étudiant en médecine tchèque. Quelques temps plus tard, elle le suit à Prague où ils ont une petite fille Vera. Poussée par l’invasion russe et les infidélités de Jaromil, Madeleine rentre en France avec sa fille et va tenter de refaire sa vie. Arrivée à l’âge adulte, Vera subit les mêmes tourments amoureux que sa mère alors qu’elle tombe sous le charme d’un musicien gay…

Travaillant au rythme d’un film par an, Christophe Honoré revient au film musical quatre ans après « les chansons d’amour ». Après une première partie dans les années 60, fortement inspirée de « l’homme qui aimait les femmes » de Truffaut et des films de Jacques Demy, Honoré revient à une époque plus récente et se rapproche du style des « chansons d’amour ». L’alchimie parfaite entre les images d’Honoré et la musique d’Alex Beaupain se reproduit donnant un mélange assez magique, pour ceux qui ne sont pas bien sûr réfractaires à la comédie musicale.

 D’autre part, s’entourant à nouveau d’acteurs qu’il connaît bien comme Louis Garrel, Ludivine Sagnier ou Chiara Mastroianni, il y ajoute Catherine Deneuve, Milos Forman ou encore Michel Delpech qui, ironie du sort, est le seul acteur qui ne chante jamais dans le film. Et ce casting a tout du casting parfait tant il fonctionne à merveille avec en point d’orgue le duo mère fille à l’écran comme à la ville Deneuve/Mastroianni. Cette dernière trouve d’ailleurs certainement son meilleur rôle avec cette Vera qui court desespérément après l’amour de son musicien qui aime les hommes. Honoré franchit ici un cap par rapport aux « chansons d’amour » pour nous offrir une grande fresque sur l’Amour et la transmission parents/enfants. Vraiment un des grands films de l’année!