Critique: Papi-Sitter

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Réalisation Philippe Guillard
Scénario Philippe Guillard
Acteurs principaux
Sociétés de production Same Player
Gaumont
Montauk Films
France 2 Cinéma
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Comédie
Durée 97 minutes
Sortie 4 mars 2020

Franck et Karine sont obligés de confier leur fille Camille, censée réviser son bac, à son grand-père André, gendarme retraité et psychorigide à souhait. La situation se gâte quand l’autre grand-père, Teddy, ancien gérant de boites de nuit peu fréquentables, débarque à l’improviste ! La cohabitation entre les papis s’avère plus que compliquée et Camille va profiter de leurs querelles pour vivre sa vie comme elle l’a décidé…

Après « le fils à Jo » et « On voulait tout casser », Philippe Guillard signe son troisième film et réunit neuf ans après son premier long à nouveau le duo Lanvin/Marchal. Les amateurs de comédie franchouillarde sans surprise et ultra-balisée seront en terrain conquis! Ce buddy-movie réunissant deux grand-pères totalement opposés ne fait en effet pas dans l’innovation! Marchal est le grand-père baba cool roi de la nuit et Lanvin l’ancien gendarme ultra-rigide; tous les deux vont être réunis pendant quelques jours pour épauler leur petite-fille dans la préparation de son bac. Les deux comédiens jouent leur partition sans avoir à fournir beaucoup d’efforts et le scénario ultra convenu joue sur l’opposition de style des deux papis jusqu’à l’incontournable naissance d’une amitié « inattendue »… Cinématographiquement nul et peu drôle, le film comblera les fans d’un Gérard Lanvin devenu des plus rares; à part ça, pas grand chose…

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CRITIQUE DVD: LE JOUR ATTENDRA

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LE FILM: 4/10

Milan et Victor se connaissent depuis toujours. Patrons de boites de nuits à Paris, ils ont depuis plusieurs années rompu tout contact. Mais le retour de Serki change la donne. Serki le dangereux psychopathe et sa cohorte de mauvais souvenirs. Les souvenirs d’une époque ou pour pouvoir survivre dans un business en pleine déliquescence, Milan et Victor avaient accepté une mauvaise affaire qui avait envoyé Serki en prison au Mexique. S’il est revenu, c’est pour réclamer vengeance. Et les deux vieux amis n’ont pas d’autre alternative que de se retrouver afin d’unir leur force pour échapper à la vindicte de Serki. Ils traversent une nuit en ébullition afin d’y trouver des solutions. Le monde qui les entoure a changé. Ils sont déconnectés dans leur propre univers. C’est à l’occasion de ce périple le temps d’une nuit qu’ils vont aussi mesurer l’état de pourrissement de leur amitié et les mensonges qui polluent leur existence. Entre leurs règlements de comptes et la mort qui les menace à chaque coin de rue, Milan et Victor sont plus que jamais obligés de faire des choix irréversibles. Des choix qui intègrent leurs valeurs, leur famille et les trente ans d’amitié qui les unissent.

Pas étonnant que pour son premier film, Edgar Marie, scénariste des Lyonnais, ait choisi de parler du milieu de la nuit et de faire appel aux services d’Olivier Marchal. Si l’on ne peut que louer l’envie du jeune réalisateur de proposer un vrai film de genre, il faut reconnaître que les citations au cinéma hong-kongais et hollywoodiens ne sont pas toujours de très bon goût, notamment un gunfight sur fond de techno, et le résultat est un peu tape-à-l’oeil. Quant aux dialogues qui sonnent un peu faux et au jeu de certains acteurs (Carlo Brandt et Gamblin pas très convaincants), cela n’aide pas à sauver ce premier film d’un coup dans l’eau.

TECHNIQUE: 9/10

Très belle copie qui laisse augurer d’un bluray de classe!

BONUS: 7/10

Outre la bande-annonce, on trouve un making of assez complet.

VERDICT: 4/10

Un premier film prometteur mais écrasé par le poids de ses modèles!

Disponible en DVD(19.99 euros) et bluray(24.99 euros) chez TF1 Video



JEU CONCOURS: 5 DVD DE « LE JOUR ATTENDRA » A GAGNER(jeu terminé)

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A l’occasion de la sortie en DVD du film « le Jour Attendra », CINEDINGUE vous fait gagner 5 DVD du film! Pour gagner, il vous suffit de répondre correctement aux questions avant le 26 janvier; un tirage au sort désignera les gagnants parmi les bonnes réponses. Ceux qui me suivent sur Facebook et/ou Twitter augmentent leurs chances.

CRITIQUE: LES LYONNAIS

De sa jeunesse passée dans la misère d’un camp de gitans, Edmond Vidal, dit Momon, a retenu le sens de la famille, une loyauté sans faille, et la fierté de ses origines. Il a surtout conservé l’amitié de Serge Suttel. L’ami d’enfance avec qui il a découvert la prison à cause d’un stupide vol de cerises. Avec lui, inexorablement il a plongé dans le Grand Banditisme, et connu l’apogée du GANG DES LYONNAIS, l’équipe qu’ils ont formée ensemble et qui a fait d’eux les plus célèbres braqueurs du début des années soixante dix. Leur irrésistible ascension prend fin en 1974, lors d’une arrestation spectaculaire.
Aujourd’hui à l’approche de la soixantaine, Momon tente d’oublier cette période de sa vie. Sa rédemption, il l’a trouvée en se retirant des « affaires ». En prenant soin de Janou, son épouse, qui a tant souffert à l’époque et de ses enfants et petits enfants, tous respectueux, devant cet homme aux valeurs simples et universelles, lucide et pétri d’humanité. A l’inverse de Serge Suttel, qui malgré le temps n’a rien renié de son itinéraire…

Voilà un film dont on peut dire qu’il est sévèrement burné! Même si pour une fois, Olivier Marchal passe du côté des flics à celui des gangsters, c’est bien un film d’Olivier Marchal. Et même s’il y a beaucoup de bonnes choses dans ce nouvel opus du roi du polar à la Française, la mayonnaise ne prend pas. La mise en scène est maîtrisée, le casting qui réunit de vraies « gueules » du Cinéma français (Lanvin, Karyo, Duval, Chicot…) et de jeunes acteurs tous excellents est parfait mais pourtant l’ennui montre vite le bout de son nez. Pourquoi ? Parce qu’on a l’impression d’avoir vu ça des dizaines de fois ne serait-ce que dans la série Braquo du même Olivier Marchal ou chez Richet (Mesrine), parce que les films de Marchal sont toujours noyés sous un déluge de musique ( il est bon de souligner que parfois, le silence amène encore plus d’intensité que les violons!) et que c’est toujours le même type de photo avec cet aspect gris métallisé et pour finir, parce que même si c’est soi-disant l’un des meilleurs rôles de Gérard Lanvin, son jeu est toujours quand même un peu figé.

On peut toutefois reconnaître au film d’être fait avec une grande sincérité, toute à la gloire des ces truands dont Marchal admire tant le code d’honneur. A réserver aux fans d’Olivier Marchal.