Critique: Lion

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Une incroyable histoire vraie : à 5 ans, Saroo se retrouve seul dans un train traversant l’Inde qui l’emmène malgré lui à des milliers de kilomètres de sa famille. Perdu, le petit garçon doit apprendre à survivre seul dans l’immense ville de Calcutta. Après des mois d’errance, il est recueilli dans un orphelinat et adopté par un couple d’Australiens.
25 ans plus tard, Saroo est devenu un véritable Australien, mais il pense toujours à sa famille en Inde.
Armé de quelques rares souvenirs et d’une inébranlable détermination, il commence à parcourir des photos satellites sur Google Earth, dans l’espoir de reconnaître son village.
Mais peut-on imaginer retrouver une simple famille dans un pays d’un milliard d’habitants ?

Comment ne pas être touché par cette histoire incroyable d’un enfant perdu, adopté à l’autre bout du monde, qui, 25 ans après, va tenter de retrouver sa famille biologique? Garth Davis ne se concentre pas sur la recherche, évacuée en trois coups de Google Earth (quelle pub!). Il préfère axer son récit sur la difficulté de se construire, entre deux familles, celle du sang et celle du coeur. Le film n’en rajoute pas trop côté pathos et réserve même quelques jolis moments, assez intimistes, loin du spectaculaire d’un Slumdog Millionaire pourtant brandi en argument publicitaire. Si la première partie avec le jeune interprète de Saroo est émouvante et attendrissante, le film vaut surtout pour la superbe interprétation de Dev Patel! Une jolie histoire dénuée de cynisme, ça fait du bien!

4

Crtitique bluray: Paddington

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  • Réalisé par :
    Paul King
  • Avec :
    Guillaume Gallienne, Ben Whishaw, Hugh Bonneville…
  • Durée :
    1h40min
  • Pays de production :
    Grande-Bretagne
  • Année de production :  2014
  • Titre original : Paddington
  • Distributeur :
    StudioCanal

LE FILM:

3.5

Paddington raconte l’histoire d’un jeune ours péruvien fraîchement débarqué à Londres, à la recherche d’un foyer et d’une vie meilleure. Il réalise vite que la ville de ses rêves n’est pas aussi accueillante qu’il croyait. Par chance, il rencontre la famille Brown et en devient peu à peu un membre à part entière. Paddington illustre l’histoire universelle d’un étranger qui tente de faire sa place dans le monde, un divertissement pour toute la famille…

56 ans après la naissance de Paddington dans la littérature anglaise, c’est au Cinéma que le célèbre ours fait son apparition dans un film live. Si le film s’adresse principalement aux plus petits, les aventures de Paddington séduiront toute la famille. Rythmé, tendre et mignon tout plein, le film devrait tourner en boucle dans les maisons avec enfants! La VF avec la voix de Guillaume Gallienne est particulièrement réussie!

TECHNIQUE:

4.5

Rien à dire, c’est tout bon!

BONUS:

4

Outre les traditionnelles bandes-annonces, on trouve diverses featurettes sans grand intérêt à l’exception de celles consacrées au travail de doublage de Guillaume Gallienne, fort intéressantes!

VERDICT:

3.5

Un film mignon tout plein pour toute la famille!

Disponible en combo bluray/dvd (24.99 euros) chez StudioCanal

Critique Dvd: Avant d’aller dormir

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  • Réalisé par :
    Rowan Joffe
  • Avec :
    Nicole KidmanColin FirthMark Strong
  • Durée :
    1h32min
  • Pays de production :
    Etats-Unis
  • Année de production :  2014
  • Titre original : Before I Go To Sleep
  • Distributeur :
    UGC Distribution

LE FILM:

1.5

Suite à un accident quatorze ans plus tôt, Christine est affectée d’un cas très rare d’amnésie : chaque matin, elle se réveille sans se souvenir de rien, ni même de son identité. Son dernier espoir réside dans son médecin, Ed Nasch, qui lui conseille de tenir un journal vidéo. Elle pourra ainsi enregistrer les informations qu’elle traque et se souvenir peu à peu de son passé, reconstituant progressivement le fil de son existence. Mais très vite, ses rares certitudes vont voler en éclat.

Enième film sur l’amnésie, « avant d’aller dormir » nous montre une Nicole Kidman qui se réveille tous les matins en ayant oublié les dix dernières années: « Où suis-je ? », « Qui est le gars couché dans mon lit et qui ressemble à Colin Firth? »… Voici les questions qui taraudent la pauvre malheureuse. Si l’on n’a pas lu le livre dont le film est l’adaptation, on veut quand même savoir ce qui est arrivé à l’héroïne avant d’aller dormir. Alors on reste sagement assis à assister à son enquête un tantinet répétitive vu qu’elle répète tous ses gestes d’un jour à l’autre. Mais la mise en scène ultra soporifique de Joffé et le jeu peu concerné du trio d’acteurs ne nous facilite guère la tâche! Heureusement, « à l’heure de jeu », un twist nous redonne un peu d’énergie  pour tenir jusqu’à un dénouement un tantinet moralisateur sur l’adultère!  Allons enfin dormir…

TECHNIQUE:

4

 

Convaincant!

BONUS:

2

 

Un making of d’une vingtaine de minutes très promo et c’est tout!

VERDICT:

1.5

 

Parfait à regarder juste avant d’aller dormir!

Disponible en DVD (19.99 euros) et bluray (24.99 euros) chez TF1 Vidéo

Critique Bluray: Grace de Monaco

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  • Date de sortie :
    14 mai 2014
  • Réalisé par :
    Olivier Dahan
  • Avec :
    Nicole KidmanTim RothFrank Langella
  • Durée :
    1h43min
  • Pays de production :
    France
  • Année de production :  2013
  • Titre original : Grace of Monaco
  • Distributeur :
    Gaumont

LE FILM:

2

Lorsqu’elle épouse le Prince Rainier en 1956, Grace Kelly est alors une immense star de cinéma, promise à une carrière extraordinaire. Six ans plus tard, alors que son couple rencontre de sérieuses difficultés, Alfred Hitchcock lui propose de revenir à Hollywood, pour incarner Marnie dans son prochain film. Mais c’est aussi le moment ou la France menace d’annexer Monaco, ce petit pays dont elle est maintenant la Princesse. Grace est déchirée. Il lui faudra choisir entre la flamme artistique qui la consume encore ou devenir définitivement : Son Altesse Sérénissime, la Princesse Grace de Monaco.

Si l’on peut louer la volonté d’Olivier Dahan d’éviter le simple biopic en se concentrant sur une année, celle durant laquelle Grace dut choisir entre son destin de Princesse et sa carrière d’actrice et si l’on peut trouver sévère le lynchage dont a bénéficié le film lors de sa présentation à Cannes, Grace est tout de même loin d’être une réussite. Avec sa mise en scène très (trop?) léchée, Grace souffre tout de même d’un manque cruel d’émotion, peinant à susciter l’intérêt, et Nicole Kidman, malgré tous ses efforts n’arrive jamais à incarner son héroïne. Quant aux intrigues politiques, elles ne sont guère passionnantes et frôlent même parfois le ridicule. Mais bon y a pire…

TECHNIQUE

4

Malgré un léger grain sans doute volontaire, la définition, les contrastes et les couleurs sont splendides! Le son 5.1 est au niveau!

BONUS:

4.5

On trouve ici un making of d’une vingtaine de minutes et un documentaire d’une heure sur Grace, alternant images d’archives et interviews de ses amis.

VERDICT:

2

Un biopic peu emballant…

Disponible en DVD (19.99 euros) et bluray (19.99 euros) chez TF1 Vidéo

 


CRITIQUE BLU-RAY: STOKER

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LE FILM: 7.5/10

Après la mort de son père dans un étrange accident de voiture, India, une adolescente, voit un oncle dont elle ignorait l’existence, venir s’installer avec elle et sa mère. Rapidement, la jeune fille se met à soupçonner l’homme d’avoir d’autres motivations que celle de les aider. La méfiance s’installe, mais l’attirance aussi…

Pour son neuvième long métrage, le réalisateur coréen Park Chan-Wook s’exile aux Etats-Unis, ce qui n’est jamais très rassurant quand on voit les films américains de cinéastes asiatiques: d’illustres cinéastes se sont cassé les dents en arrivant à Hollywood (on pense notamment à John Woo, Tsui Hark ou Kim Jee-Woon). En acceptant de mettre en scène ce scénario de Wentworth Miller (l’acteur de Prison Break!) figurant parmi les scénarios les plus prisés du moment, Park Chan-Wook prenait donc un gros risque même s’il s’en sort finalement pas trop mal.

Bizarrement l’élément qui empêche Stoker d’être un grand film est justement son scénario dont l’originalité est cruellement absente et qui pêche un peu niveau suspense. La réussite du film tient en son climat étrange distillé tout au long du film et à l’ambiguité dégagée par les personnages dont on ne sait jamais vraiment quelles sont les motivations. Le film est clairement un hommage au cinéma d’Htichcock, en particulier au film préféré du grand Alfred, « l’Ombre d’un Doute« , reprenant son personnage principal, le mystérieux Oncle Charlie.

Quoi qu’il en soit, le film impressionne par la mise en scène de Park Chan-Wook, d’une maîtrise à couper le souffle! La photographie de l’inséparable Chung Chung-Hoon est également une merveille. Le cinéaste parvient à injecter un peu de sa perversité habituelle à travers quelques scènes assez violentes mais il semble malgré tout un peu sur la retenue par rapport à ses films domestiques.

Un résultat plus impressionnant que totalement convaincant!

TECHNIQUE: 10/10

Une définition à tomber et un son immersif à souhait! Le top!

BONUS: 9/10

Outre les bandes annonces, on trouve un making of ainsi que 5 modules sur les coulisses, un sujet sur la première du film en Corée et une galerie de photos!

VERDICT: 7.5/10

Un bluray parfait pour apprécier le somptueux travail du Coréen!

Disponible en DVD (19.99 euros) et bluray (24.99 euros) chez FPE

 

CRITIQUE: STOKER

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Après la mort de son père dans un étrange accident de voiture, India, une adolescente, voit un oncle dont elle ignorait l’existence, venir s’installer avec elle et sa mère. Rapidement, la jeune fille se met à soupçonner l’homme d’avoir d’autres motivations que celle de les aider. La méfiance s’installe, mais l’attirance aussi…

Pour son neuvième long métrage, le réalisateur coréen Park Chan-Wook s’exile aux Etats-Unis, ce qui n’est jamais très rassurant quand on voit les films américains de cinéastes asiatiques: d’illustres cinéastes se sont cassé les dents en arrivant à Hollywood (on pense notamment à John Woo, Tsui Hark ou Kim Jee-Woon). En acceptant de mettre en scène ce scénario de Wentworth Miller (l’acteur de Prison Break!) figurant parmi les scénarios les plus prisés du moment, Park Chan-Wook prenait donc un gros risque même s’il s’en sort finalement pas trop mal.

Bizarrement l’élément qui empêche Stoker d’être un grand film est justement son scénario dont l’originalité est cruellement absente et qui pêche un peu niveau suspense. La réussite du film tient en son climat étrange distillé tout au long du film et à l’ambiguité dégagée par les personnages dont on ne sait jamais vraiment quelles sont les motivations. Le film est clairement un hommage au cinéma d’Htichcock, en particulier au film préféré du grand Alfred, « l’Ombre d’un Doute« , reprenant son personnage principal, le mystérieux Oncle Charlie.

Quoi qu’il en soit, le film impressionne par la mise en scène de Park Chan-Wook, d’une maîtrise à couper le souffle! La photographie de l’inséparable Chung Chung-Hoon est également une merveille. Le cinéaste parvient à injecter un peu de sa perversité habituelle à travers quelques scènes assez violentes mais il semble malgré tout un peu sur la retenue par rapport à ses films domestiques.

Un résultat plus impressionnant que totalement convaincant!

NOTE: 7.5/10

 

PREVIEW: STOKER, LE NOUVEAU PARK CHAN WOOK

Le 20 mars 2013 sortira le nouveau film du Coréen Park Chan Wook, « Stoker », tourné aux Etats-Unis avec Nicole Kidman!

A la mort de son père dans un étrange accident de voiture, India, une adolescente, assiste au retour de son oncle, un homme mystérieux dont elle ignorait l’existence, et qui s’installe avec elle et sa mère. India commence à soupçonner que les motivations de cet homme charmeur ne sont pas sans arrière-pensées et ne tarde pas à ressentir pour lui des sentiments mêlés de méfiance et d’attirance.
Par le réalisateur visionnaire de « Old Boy ». Scénario de Wentworth Miller.
Produit par Ridley et Tony Scott.