Critique: Razzia

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Réalisation Nabil Ayouch
Scénario Nabil Ayouch
Maryam Touzani
Pays d’origine Drapeau du Maroc MarocDrapeau de la France FranceDrapeau de la Belgique Belgique
Genre drame
Durée 119 minutes
Sortie 14 mars 2018

A Casablanca, entre le passé et le présent, cinq destinées sont reliées sans le savoir. Différents visages, différentes trajectoires, différentes luttes mais une même quête de liberté. Et le bruit d’une révolte qui monte….

Deux ans après « much Loved« , Nabil Ayouch continue à nous parler de son pays, le Maroc. Le récit de son nouveau film, « Razzia », navigue entre les montagnes de l’Atlas, en 1982, et Marrakech, en 2015. Ce film choral suit plusieurs personnages, plus ou moins liés, mais tous victimes du nouvel ordre moral et de l’obscurantisme. L’instituteur qui apprend à ses élèves en langue berbère se voit mis sous la surveillance d’un inspecteur qui l’oblige désormais à enseigner en arabe, langue officielle, alors que ses élèves ne comprennent plus rien. On suit également une jeune épouse sensuelle et pleine de vie assoiffée de liberté au grand dam de son mari qui souhaite tout contrôler. Un jeune chanteur fan de Queen tente de vivre sa passion alors que le père ne lui adresse même plus la parole… Ce qui pourrait s’avérer extrêmement sombre donne finalement un film plutôt lumineux et solaire et ne laisse qu’un regret: on aurait presque souhaité voir un film différent sur chaque personnage!

4

 

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CRITIQUE BLU-RAY: RED STATE

LE FILM: 7/10

Trois ados partent retrouver une femme rencontrée sur internet pour un plan à trois. Drogués, kidnappés et enfermés en cage, ils vont atterrir dans l’église du révérend Cooper qui leur réserve un accueil des plus macabres. Le révérend et sa communauté qui exècrent l’homosexualité et la débauche, s’apprêtent à « purifier » ces jeunes pêcheurs. Alors qu’une fusillade éclate, l’étrange paroisse va se retrouver encerclée par l’agent fédéral Keenan et son équipe de SWAT. Armés jusqu’aux dents, ils sont prêts à tout pour faire tomber les membres de cette secte jusqu’au dernier.

Après un premier film prometteur, « Clerks » en 1994, le petit surdoué Kevin Smith n’a jamais confirmé les espoirs placés en lui, accumulant les navets ou pas loin (« Méprise Multiple », « Père et fille », « Zack et Miri font un porno », ou encore « Top Cops »). Et bien la bonne nouvelle, c’est que le patient n’est pas tout à fait mort!

Et oui! Ce Direct-to-DVD est une bonne surprise! Non pas que « Red State » soit un chef d’oeuvre, loin de là, mais c’est un film efficacement mis en scène et sur un sujet brûlant, la montée des intégrismes religieux de tous bords! Assez flippant, le film de Smith distille un sentiment de malaise assez tenace dû en partie à l’excellente interprétation de Michael Parks, acteur fétiche de Tarantino, dans le rôle du gourou illuminé! Le reste du casting est également alléchant avec Kyle Gallner, John Goodman et la toujours très intense Melissa Leo! On pourra reprocher au film de Smith quelques baisses de rythme et un final un peu démonstratif mais l’ensemble est assez malin et très prenant et se permet même une réflexion sur la politique des Etats-Unis post 11/9!

Rien à dire sur la copie proposée impeccable!

LES BONUS: 9,5/10

Outre la bande-annonce, ce blu-ray nous propose un making-of assez complet (41 mins), l’intervention de Kevin Smith lors du festival de Sundance (24 mins)et une interview de Michael Parks (26 mins)! Du solide!

VERDICT: 8/10

Un film à découvrir dans un blu-ray de qualité!

Disponible en DVD (19,99 euros) et Blu-ray (24,99 euros) chez AVENTI