CRITIQUE BLU-RAY: RESTLESS

LE FILM:

Quand il ne discute pas avec le fantôme d’un jeune Kamikaze japonais de la seconde Guerre Mondiale, Enoch a une passion: assister aux enterrements d’inconnus. Lors d’une de ces cérémonies, il rencontre la jolie Annabel. Très vite, une relation s’installe entre les deux jeunes adultes mais pour combien de temps, Annabel étant condamnée par une tumeur au cerveau ?

La carrière de Gus Van Sant a une originalité qui tient à cette alternance entre films made in Hollywood (Will Hunting, A la rencontre de Forrester, Harvey Milk) et oeuvres un peu plus conceptuelles (Gerry, Elephant, Last days…). « Restless » se situe quelque part entre ces deux extrêmes. Van Sant nous offre une petite merveille de légèreté, chose surprenante compte tenu des thèmes traités, lourdement chargés niveau pathos! Les deux personnages grâce à leur vision très enfantine de l’existence arrivent à éviter tout apitoiement sur leur sort comme par miracle! Portés merveilleusement par Mia Wasikowska que l’on a déjà vue dans « Alice au Pays des Merveilles » et Henry Hopper, le fils de Dennis à la même intensité que son paternel, les personnages s’attirent et se complètent: lui, fasciné par la mort depuis le décès de ses parents, et elle assoiffée de vie depuis le diagnostic qui la condamne. Doux et léger comme une balade folk, le dernier film de Gus Van Sant est une vraie belle surprise à re(découvrir) dans un Blu-ray aux belles qualités techniques!

LES BONUS:

On trouve sur ce Blu-ray un surprenant montage du film dans une version muette,  quelques scènes coupées dignes d’intérêt et des featurettes quant à elles à l’intérêt relatf!

VERDICT:

Une des jolies surprises de 2011 dans un Blu-ray recommandable!

Disponible en DVD (19,99 euros) et Blu-ray (24,99 euros) chez SPHE



TRUE GRIT (1969)

1880 en Arkansas. Issue d’une famille aisée, la jeune Mattie Ross (Kim Darby) arrive en ville pour y trouver de l’aide. En effet, son père vient de se faire assassiner par son employé Tom Chaney (Jeff Corey). Pour le faire arrêter et condamner, elle loue alors les services d’un vieux shérif borgne, tapageur et buveur, Rooster Cogburn (John Wayne). Ils sont bientôt rejoint par un jeune Texas Ranger (Glen Campbell) qui recherche lui aussi le même homme, aussi coupable du meurtre d’un sénateur au Texas. Les trois héros vont devoir faire équipe…

Ce n’est donc pas ici du film des frères Cohen dont je vais vous parler mais de la première adaptation du roman de Charles Portis réalisée par Henry Hattaway en 1969. Alors que l’âge d’or (les années 50) du western est révolu, les rares westerns qui sortent en salle sont ceux de Sergio Leone ou ceux de Sam Peckinpah. Et comme un dernier adieu au genre, Hattaway confie le rôle principal à un John Wayne vieillissant borgne et boitillant. En face de lui, il trouve la jeune Mattie Ross incarnée par Kim Darby, qui joue une jeune fille forte, courageuse, douée en affaires, évoquant sans arrêt son avocat,  à l’image de cette nouvelle ère que prennent le cinéma et l’Amérique en général.

Très classique dans la forme, le film oscille sans arrêt entre comédie et drame et Hattaway utilise pleinement les possibilités offertes par les grands espaces du Colorado, distillant des images d’une beauté à couper le souffle. Le duo Wayne/Darby fonctionne à merveille et les apparitions de Robert Duvall ou Dennis Hopper en méchants ne gatent rien.

Un film magnifique, plus connu en France sous le titre « 100 dollars pour un shériff », qui sort en dvd et blu-ray sous une copie magnifique, à l’occasion de la sortie en salles du film des frères Cohen dont je vous parlerai dans quelques jours. A (re)découvrir!

http://www.dailymotion.com/swf/video/x54bru?theme=none
100 dollars pour un shérif bande-annonce par 110laurent