CRITIQUE BLU-RAY: DES HOMMES SANS LOI

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LE FILM: 7/10

1931. Au cœur de l’Amérique en pleine Prohibition, dans le comté de Franklin en Virginie, état célèbre pour sa production d’alcool de contrebande, les trois frères Bondurant sont des trafiquants notoires : Jack, le plus jeune, ambitieux et impulsif, veut transformer la petite affaire familiale en trafic d’envergure. Il rêve de beaux costumes, d’armes, et espère impressionner la sublime Bertha… Howard, le cadet, est le bagarreur de la famille. Loyal, son bon sens se dissout régulièrement dans l’alcool qu’il ne sait pas refuser… Forrest, l’aîné, fait figure de chef et reste déterminé à protéger sa famille des nouvelles règles qu’impose un nouveau monde économique. Lorsque Maggie débarque fuyant Chicago, il la prend aussi sous sa protection. Seuls contre une police corrompue, une justice arbitraire et des gangsters rivaux, les trois frères écrivent leur légende : une lutte pour rester sur leur propre chemin, au cours de la première grande ruée vers l’or du crime…

Après les excellents The Proposition et La Route, l’Australien John Hillcoat revient avec Des Hommes sans loi, un film de gangsters présenté en compétition au dernier Festival de Cannes. La grande originalité, au contraire de la plupart des films de ce genre, est d’avoir situé l’action en pleine prohibition, non au coeur d’une grande ville comme Chicago, mais en pleine Virginie, chez des trafiquants un peu bouseux, les Bondurant! Avec une mise en scène très classique, Hillcoat nous dresse le portrait d’une fratrie de trois éléments bien différents! Porté par un casting absolument énorme composé de Tom Hardy, un surprenant Shia LaBeouf, Jessica Chastain, Mia Wasikowska, Gary Oldman et Guy Pearce et une BO épatante de Nick Cave (également scénariste!), le film de Hillcoat aurait pu tutoyer les sommets s’il n’avait pas autant basculé dans l’outrance, notamment concernant le personnage du flic incarné par Guy Pearce, au comportement un peu too much!

Un bon film de gangsters à déconseiller toutefois aux âmes sensibles tant les scènes ultra-violentes sont légion!

TECHNIQUE: 9/10

Une image au très beau piqué et un son 5.1 excellent sur les deux versions!

BONUS: 8/10

Outre les bandes-annonces d’usage, on trouve un commentaire audio du réalisateur sous-titré, un passionnant making-of (22 mins), plusieurs interviews dont une du romancier descendant des héros de l’histoire et un retour sur les lieux de l’action!

VERDICT: 8/10

Un blu-ray irréprochable pour un excellent film de gangsters!

Disponible en DVD (19,99 euros) et blu-ray (24,99 euros) dès le 16 janvier chez Metropolitan

 


CRITIQUE: BRONSON (2009)

 

Bronson

1974, Angleterre, Michael Peterson, 19 ans ne rêve que de célébrité. Sans véritable talent, il se lance dans le braquage qui le conduit en prison. Ayant peut-être trouvé sa voie, il multiplie les actes de violence jusqu’à ce qu’il devienne le prisonnier le plus dangereux d’Angleterre. A son actif, déjà 34 ans de prison dont 30 en isolement…

Juste après la trilogie « Pusher » et un an avant « Valhalla Rising, le guerrier silencieux » (qui ne m’a d’ailleurs pas emballé!), le jeune cinéaste danois Nicolas Winding Refn s’empare de ce personnage hallucinant avec un style kubrickien très prononcé tant le film nous fait penser à « Orange mécanique » (il y a pire comme référence!). Petersen, tellement motivé par la célébrité au point de se choisir un nom de scène, Charles Bronson, semble être le jeune frère d’Alex DeLarge, avec le même goût pour l’ultra-violence. L’usage d’airs d’opéra dans la bande originale rajoute à cette gemellité entre les deux films. Niveau mise en scène, Winding Refn démontre à nouveau un talent hors du commun tant chaque plan est toujours plus inventif. Enfin, on ne peut que souligner la prestation impressionnante de Tom Hardy qu’on a depuis vu dans « Inception ».

Un film coup de poing à découvrir avant la sortie de « drive » prix de la mise en scène à Cannes.