CRITIQUE: L’ART D’AIMER

Au moment où l’on devient amoureux, à cet instant précis, il se produit en nous une musique particulière. Elle est pour chacun différente et peut survenir à des moments inattendus… Ce sont les premiers mots prononcés par le narrateur Philippe Torreton qui présentera tout au long du film cette succession de saynètes qui le compose. On y croisera une jeune femme qui poussera les idées communistes jusqu’à proposer à sa meilleure amie célibataire de lui prêter son mari, un voisin qui tente de séduire avec insistance sa voisine très compliquée, un jeune couple très libre qui aimerait tenter l’adultère, une femme mariée qui finit, harcelée par son meilleur ami, par lui promettre de lui faire l’amour une seule fois mais dans une chambre d’hôtel dans le noir…

Toutes ces petites histoires sont donc l’objet de courtes scènes souvent très amusantes entrecoupées de maximes sur l’Amour et dont les personnages, parfois servent de lien entre elles. Il ne faut pas voir « l’art d’aimer » comme un objet cinématographique mais plutôt comme une fantaisie, un marivaudage, très bien écrit et permettant de retrouver une pleïade d’acteurs (François Cluzet, Frédérique Bel, Pascale Arbillot, Julie Depardieu, Judith Godrèche, Gaspard Ulliel,…) qui semblent prendre du plaisir à être là. Un moment de légèreté fort agréable!

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CRITIQUE: J’VEUX PAS QUE TU T’EN AILLES (2006)

Mardi soir, ma télécommande me  guide vers la chaîne cryptée: générique de « j’veux pas que tu t’en ailles »! Pourquoi pas, on va peut-être rigoler, me dis-je. Que nenni!

Et quoi de pire qu’une comédie pas drôle du tout! Pourtant, la précédente production de ce cher Bernard Jeanjean, »j’me sens pas belle » avec Marina Foïs était plutôt encourageante . Il y traitait des déboires sentimentaux des trentenaires avec légèreté et beaucoup d’humour.

Ici, Richard Berry incarne un psy dont la vie de couple bat de l’aile.Un de ses patients (Julien Boisselier) lui raconte sa dernière histoire d’amour: Il va vite s’apercevoir que la nouvelle conquête de ce dernier n’est autre que sa propre femme (Judith Godrèche). Il va alors essayer de le manipuler pour que cesse cette liaison. S’enchaînent alors quiproquos et situations convenues; le scénario cousu de fil blanc ne ménage aucune surprise et on attend la fin avec impatience.

Même l’interpétation a beaucoup de mal à convaincre:la carrière de  Richard Berry semble vraiment en chute libre depuis quelques années tant il peine à dégoter le moindre rôle intéressant!

Bref, un film dont on peut très bien se passer.