Critique: Under The Silver Lake

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Réalisation David Robert Mitchell
Scénario David Robert Mitchell
Acteurs principaux
Sociétés de production Pastel Productions
Michael De Luca Productions
Stay Gold Features
Vendian Entertainment
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre thriller
Durée 139 minutes
Sortie 08/08/2018

À Los Angeles, Sam, 33 ans, sans emploi, rêve de célébrité. Lorsque Sarah, une jeune et énigmatique voisine, se volatilise brusquement, Sam se lance à sa recherche et entreprend alors une enquête obsessionnelle surréaliste à travers la ville. Elle le fera plonger jusque dans les profondeurs les plus ténébreuses de la Cité des Anges, où il devra élucider disparitions et meurtres mystérieux sur fond de scandales et de conspirations.

Après « The myth of American Sleepover » et « It Follows », « Under the silver lake » est le troisième long métrage de David Robert Mitchell. Rentré bredouille du dernier Festival de Cannes, cet objet pop est pourtant l’une des superbes surprises de cet été cinématographique. Si l’on ne peut que penser au cinéma de David Lynch, principalement « Mulholland Drive », Mitchell en livre une version pleine de dérision et d’absurde. Sam, trentenaire un peu paumé, se lance dans une enquête à base de codes et d’indices cachés pour retrouver une jeune femme dont il s’est entiché! Bourré de références (Lynch, Hitchcock, le cinéma muet, Kurt Cobain…) « under the silver lake » s’amuse avec la pop culture de façon totalement folle et décomplexée. Si vous acceptez de vous laisser porter, ces deux heures quinze pourraient bien être les plus folles de votre été!

4.5

Critique Dvd: Tu ne tueras point

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Titre original Hacksaw Ridge
Réalisation Mel Gibson
Scénario Andrew Knight
Robert Schenkkan
Randall Wallace
Sociétés de production Cross Creek Pictures
Demarest Media
Icon Productions
Pandemonium Films
Permut Presentations
Vendian Entertainment
Pays d’origine Drapeau de l'Australie Australie
Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Guerre
Durée 131 minutes
Sortie 9 novembre 2016

LE FILM:

4.5

Quand la Seconde Guerre mondiale a éclaté, Desmond, un jeune américain, s’est retrouvé confronté à un dilemme : comme n’importe lequel de ses compatriotes, il voulait servir son pays, mais la violence était incompatible avec ses croyances et ses principes moraux. Il s’opposait ne serait-ce qu’à tenir une arme et refusait d’autant plus de tuer.

Il s’engagea tout de même dans l’infanterie comme médecin. Son refus d’infléchir ses convictions lui valut d’être rudement mené par ses camarades et sa hiérarchie, mais c’est armé de sa seule foi qu’il est entré dans l’enfer de la guerre pour en devenir l’un des plus grands héros. Lors de la bataille d’Okinawa sur l’imprenable falaise de Maeda, il a réussi à sauver des dizaines de vies seul sous le feu de l’ennemi, ramenant en sureté, du champ de bataille, un à un les soldats blessés.

Cinquième film de Mel Gibson réalisateur, « Tu ne tueras point » s’inspire d’une histoire vraie qui ne pouvait que séduire le fervent catholique qu’est le réalisateur/acteur américain. Qu’on partage ou pas les convictions religieuses du bonhomme, on ne peut que louer sa volonté d’illustrer de la plus belle des manières l’engagement d’un homme qui voulait servir son pays tout en refusant ne serait-ce que de toucher une arme. Après une première partie dans laquelle il montre le quotidien du jeune Desmond et sa relation avec un père alcoolique, puis le traditionnel passage de l’entraînement militaire et ses brimades, le film prend une ampleur dingue dans sa seconde partie. On y voit l’assaut d’une colline, occupée par les Japonais, Hacksaw Ridge (titre original du film) et l’on a rarement vu des scènes de guerre aussi réalistes et crues, à part chez Spielberg et son Soldat Ryan. La mise en scène est, à l’image de son héros, tout bonnement hallucinante, et fait de ce film l’une des grandes oeuvres américaines de l’année dernière!

TECHNIQUE:

4.5

Une réussite à tous les niveaux!

BONUS:

1

Outre un court message du réalisateur, on trouve quelques scènes coupées sans importance.

VERDICT:

4.5

Un grand film dans une édition minimaliste

Disponible en DVD (19.99 euros) et bluray (24.99 euros) chez Metropolitan Video dès le 9 mars