CRITIQUE DVD: L’ETRANGERE

Le 7 décembre chez Wildside Video sort le DVD du film « l’Etrangère » qui rafla de nombreux prix cette année.

LE FILM:

Pour protéger son fils de son mari violent, Umay, une jeune femme turque d’origine allemande, quitte Istanbul et retourne vivre dans sa famille à Berlin. Mais les membres de sa famille, prisonniers des valeurs de leur communauté, ne l’accueillent pas comme elle l’espérait. Umay est obligée de fuir à nouveau pour épargner aux siens le déshonneur.

Alors que l’air de la révolte souffle dans de nombreux pays, le film est un cri poussé contre les violences trop souvent faites aux femmes et plus particulièrement contre les crimes d’honneur. Tourné dans un souci de réalisme, ce premier film d’une actrice autrichienne, Feo Aladag, tout en sobriété et retenue vous nouera les tripes comme rarement. Loin d’être anodine, la razzia opérée par le film dans la plupart des festivals où il est passé (Tribeca, Montreal, Marrakeck…) récompense fort justement une mise en scène pleine de pudeur et une interprétation formidable à tous les niveaux. Le casting, composé de débutants (les jeunes enfants) ou de professionnels aguerris (les parents d’Umay) autour de la bouleversante Sibel Kellili (ancienne actrice X) livre une prestation d’une qualité rare. Voilà un film que vous n’oublierez pas de sitôt!

RAS concernant la qualité du DVD! C’est parfait!

LES BONUS:

Outre les bandes annonces d’usage, on trouve une sélection de 7 scènes coupées très intéressante dont une entre le père et le plus jeune fils qui illustre bien les rapports  entre les deux. On trouve enfin une courte mais pertinente interview de l’actrice et de la réalisatrice qui parle entre autres de l’originalité de son casting.

VERDICT:

 Un film extrêmement dur mais fort et bouleversant à voir absolument!

CRITIQUE DVD: HEUREUX MORTELS

« Heureux mortels » fait partie du coffret David Lean qui sortira chez Carlotta le 9 novembre 2011.

LE FILM:

À la fin de la Première Guerre mondiale, Frank Gibbons retrouve sa femme et ses trois enfants. La famille emménage dans la banlieue de Londres avec une tante et la grand-mère. Pendant les vingt années qui suivent, ils traversent les moments de bonheur et les tragédies soudaines, avec en toile de fond les grands évènements de l’entre-deux-guerres… Dans la première scène du film, en 1919, on voit Frank Gibbons entrer dans sa maison, vide, pour emménager. Au dernier plan, il la quitte, en 1939, en la laissant vide.

Entre l’entrée dans la maison et la sortie, vingt ans s’écoulent durant lesquels David Lean nous montre la vie des Gibbons, leurs trois enfants, la grand-mère, la tante et tous les gendres ou belle-fille. Souvent drôle, toujours enlevé, à la manière d’une pièce de théâtre(qui se déroule d’ailleurs quasi intégralement dans le même décor, la maison), « heureux mortels » se montre parfois émouvant. Il faut rappeler qu’il est tiré, tout comme « brève rencontre » d’une pièce de Noel Coward. En tête d’un casting parfait, le père, homme parfait doux et aimant, parfois sarcastique incarné par le génial Robert Newton et la mère, femme forte et sévère, avec ses enfants comme avec son mari, incarnée par l’émouvante Celia Johnson qui incarne son personnage tout en nuances. Filmé en technicolor bien que datant de 1944, le film surprend par le modernisme de son scénario et de ses dialogues avec en particulier ces femmes qui controlent tout alors que le père suit le courant.

En tout cas un très grand film en tous points magnifique à découvrir grâce à un master restauré de toute beauté.

LES BONUS:

Comme tous les titres du coffret, une présentation de Pierre Berthomieu, une bande annonce et une galerie photos.

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