CRITIQUE DVD: LES 5000 DOIGTS DU DR T

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LE FILM: 7.5/10

Lassé des leçons de piano que lui impose sa mère, le jeune Bart s’endort en faisant ses gammes. Aussitôt, il se retrouve dans une mystérieuse cité sur laquelle règne l’effrayant Dr. T. Bart comprend que le tyran retient sa mère sous son emprise magique et qu’il a capturé 500 enfants pour interpréter un gigantesque concerto. Il va alors tout mettre en œuvre pour déjouer les plans du Dr. T…

Réalisé en 1952 par Roy Rowland, contrairement à ce que pourrait laisser penser son titre, ce film n’est pas un film d’horreurs mais l’adaptation d’un livre du Dr Seuss, auteur pour enfants très populaire aux Etats-Unis. S’il est maintenant connu chez nous c’est surtout grâce aux adaptations cinématographiques de ses livres: le Grinch, Horton ou le Lorax.

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Les 5000 Doigts du Dr T est quasiment une comédie musicale avec de nombreux passages chantés dans un univers baroque et loufoque dont on ne serait pas étonné qu’il ait inspiré Tim Burton dans son œuvre. On y croise dans un univers carcéral pour enfants des siamois par la barbe, des gardes sur patins à roulettes, un cachot réservé aux non-pianistes… Extrêmement inventif, le film de Rowland est un excellent divertissement familial qui questionne sur le rapport de l’enfant à l’autorité et qui met en garde les parents sur un excès d’exigence envers leurs enfants!

TECHNIQUE: 8/10

Une copie très plaisante à la définition et aux couleurs éclatantes!

BONUS: 7/10

Outre une galerie photos, on trouve une présentation du film par le rocker Jello Biafra lors de l’étrange festival qui explique son admiration pour le film. En cadeau, les enfants trouveront les billes de Bart!

VERDICT: 7.5/10

Une super idée cadeau pour le Noël des enfants!

Disponible en DVD (19.99 euros) chez Wild Side Vidéo dès le 4 décembre

CRITIQUE: PRISONERS

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Dans la banlieue de Boston, deux fillettes de 6 ans, Anna et Joy, ont disparu. Le détective Loki privilégie la thèse du kidnapping suite au témoignage de Keller, le père d’Anna. Le suspect numéro 1 est rapidement arrêté mais est relâché quelques jours plus tard faute de preuve, entrainant la fureur de Keller. Aveuglé par sa douleur, le père dévasté se lance alors dans une course contre la montre pour retrouver les enfants disparus. De son côté, Loki essaie de trouver des indices pour arrêter le coupable avant que Keller ne commette l’irréparable… Les jours passent et les chances de retrouver les fillettes s’amenuisent…

Trois ans après le choc « Incendies« , le Québecois Denis Villeneuve revient avec cette fois une grosse production américaine et le casting qui va avec: Hugh Jackman, Jake Gyllenhall, Paul Dano et Melissa Leo. Prisoners est cette fois un pur thriller qui ambitionne durant ses 2h30 d’aller au-delà du simple frisson pour poser des questions sur la religion notamment et la vengeance. Les deux missions sont parfaitement remplies; quelque part entre le Silence des Agneaux et Mystic River, Prisoners distille une angoisse qui ne nous lâche pas du film, évitant les artifices type « Jump Scares ». Le travail assez fouillé sur les personnages permet au spectateur de se mettre en situation et de se demander ce qu’il ferait par exemple à la place de Keller qui, tout en priant régulièrement franchit les limites en s’en prenant à celui qu’il croit coupable. Remarquablement interprété et bénéficiant d’une très belle photo, Prisoners n’est pourtant pas sans défaut, notamment son scénario qui multiplie excessivement les fausses pistes et rebondissements au détriment d’une simplicité qui aurait été louable.

Dans le genre, Prisoners reste malgré tout comme ce qui s’est fait de mieux depuis quelques années.

NOTE: 7.5/10