CRITIQUE: ALICE AU PAYS DES MERVEILLES (2009)

Walt Disney Studios Motion Pictures France

Alice âgée de 19 ans, retourne au pays des merveilles et retrouve tous les personnages qu’elle avait rencontrés durant sa jeunesse, la Reine Rouge, le Chapelier fou, le chat, la chenille… Une mission lui est confiée, vaincre le « jour frabieux » le Jabberwocky, espèce de dragon sanguinaire, allié de la Reine rouge et par là-même donner la victoire à la Reine Blanche….

Burton revient ici aux sources en adaptant les deux livres de Lewis Carroll « Alice au pays des merveilles » et « de l’autre côté du miroir » au profit des studios Disney. En effet, c’est auprès de ces mêmes studios que sa carrière a débuté alors qu’il était un de leurs dessinateurs. Certains reprocheront au film un côté un peu aseptisé mais la patte de Tim Burton est bien présente (rien à voir avec le naufrage de « la planète des singes »!). Et il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’un conte pour enfants et c’est la cible principale. Les personnages sont tous très réussis, le chapelier en tête (Johnny Depp est décidément fait pour l’univers burtonien) et la Reine rouge n’est pas mal non plus grâce à la performance de Helena Bonham Carter (mme Burton).

Visuellement, un régal à savourer en 3 D, tant les décors et les couleurs sont riches. A conseiller toutefois aux plus de 6 ans, le jabberwocky et le Bundernatch étant particulièrement effrayants!

CRITIQUE: UNE VIE TOUTE NEUVE (2008)

Diaphana Films

Séoul, 1975, Jinhee a 9 ans. Un jour, elle se promène avec son père qui lui achète un très beau gâteau. Puis, ils prennent le bus qui les mène dans une grande demeure remplie d’enfants encadrés par des soeurs. Puis le père s’en va et laisse Jinhee: il l’abandonne dans un orphelinat. Petit à petit, Jinhee va sortir de son mutisme même si elle va refuser l’adoption pendant longtemps, persuadée du retour de son père. Puis, elle va se résigner, elle ne le reverra jamais…

Magnifique premier film, complètement autobiographique, d’Ounie Lecomte. Le sujet de l’adoption avait déjà été traité mais toujours du côté des parents adoptifs. Ici, la jeune réalisatrice s’intéresse à l’enfant, formidable Kim Saeron, bouleversante de bout en bout. Ici, pas de pathos, mais des émotions vraies, parfois déchirantes, comme lorsque la petite Jinhee explique son abandon par le fait qu’elle a fait pleurer le bébé de sa belle-mère. Et que dire de cette scène d’ouverture terrible dans laquelle le père abandonne sa fille qui ne comprend pas ce qui lui arrive, sans même lui faire un baiser d’adieu.

Vraiment un très beau film poignant qui révèle un vrai talent de cinéaste!