CRITIQUE: CARS 2

Flash McQueen, la star des circuits automobiles, et son fidèle compagnon Martin la dépanneuse reprennent la route pour de nouvelles aventures. Les voilà partis pour courir le tout premier Grand Prix Mondial, qui sacrera la voiture la plus rapide du monde ! Seul impératif pour participer à cette course, rouler à l’allinol, un carburant alternatif. Mais alors que les explosions de moteur chez les participants se multiplient, Martin se retrouve malgré lui en mission secrète pour élucider ce mystère!

Ca y est! J’ai fini par voir le 12ème long métrage de la firme à la lampe de bureau! Commençons par le positif! Les artistes Pixar ont toujours autant d’imagination et savent toujours traiter de sujets sérieux de façon divertissante; ici, c’est un message écolo sur les carburants alternatifs que Cars diffuse. Techniquement, c’est toujours le top aussi bien au niveau des décors (Tokyo, Londres, Italie et Paris) que des personnages ( ici, une multitude de nouveaux venus d’une grande originalité!). Le gros bémol de ce volet dont Martin est le vrai personnage principal, c’est son scénario! Souffrant de nombreuses sorties de route au niveau du rythme, il laisse sur le côté les plus jeunes, faute à une intrigue plus qu’alambiquée! Il serait bon que Pixar n’oublie pas que son public principal reste celui des enfants! C’est donc un Pixar très moyen, c’est assez rare pour le souligner!

CRITIQUE: WALL E (2008)

Quand Pixar rencontre Kubrick!!! Depuis les débuts de Pixar, je n’en rate aucun au cinéma et depuis Ratatouille, j’y emmène ma fille, qui va bientôt avoir 5 ans. Chaque création de ce studio me bluffe toujours davantage! C’est à chaque fois la garantie d’un scénario intelligent, d’une exigence toujours plus élevée dans la qualité de l’animation, d’une originalité des thèmes traités et cette fois encore, je n’ai pas été déçu! Mais visuellement, ce nouvel opus bat tous les records: quelle beauté et quel réalisme!

WALL-E, c’est l’histoire d’un petit robot chargé de nettoyer la planète Terre délaissée de tous ses habitants mais pas des détritus qui forment des montagnes plus hautes que les gratte-ciels. Les Humains, eux, vivent dans un vaisseau spatial et sont tous obèses, vissés dans des fauteuils qu’ils ne quittent jamais, ayant même oublié comment marcher. La première demi-heure, de toute beauté, montre uniquement WALL-E seul sur Terre et donc ne laisse de place à aucune ligne de dialogue, ce qui peut dérouter les plus petits. Il va être rejoint par EVE, un robot envoyé en mission par les Humains à la recherche d’une quelconque trace de vie.

Les deux robots vont se rencontrer, apprendre à s’aimer et vont découvrir l’existence d’une petite plante qu’ils vont donc ramener à bord du vaisseau spatial…

Ce qui frappe d’abord dans ce film pour enfants, c’est la violence des images montrant notre planète telle qu’on pourrait bien la laisser si l’on continue à être si négligents. La première demi-heure fait vraiment froid dans le dos mais malheureusement, cela reste trop abstrait pour les plus petits. En plus, la présence d’un seul personnage et l’absence de dialogues est déstabilisante. Le film, dans son ensemble, me paraît très compliqué à saisir pour un très jeune public. Mais ce qui est magique chez Pixar, c’est qu’ils réussissent malgré tout à conquérir ce public dans ces conditions. A la sortie ma fille m’a confié que le film lui avait beaucoup plu mais je me suis aperçu qu’elle n’avait strictement rien compris à l’histoire!

En conclusion, je dirais que c’est un très grand film d’animation, avec un message écolo très fort, mais à recommander à partir de 8-9 ans.