CRITIQUE DVD: BAIONNETTE AU CANON

LE FILM: 8/10

Corée 1951. L’Etat major américain, écrasé sous la pression des armées communistes, charge le lieutenant Gibbs et quarante-huit hommes d’une mission périlleuse. Leur but est de faire passer en retraite un régiment de 15 000 hommes…

 Réalisé en 1951, « Baïonnette au Canon » est le quatrième film de Samuel Fuller, sorti à peu près au même moment que « J’ai vécu l’enfer de Corée ». Toute petite production au budget minimal, Fixed Bayonets nous montre un régiment de 48 hommes chargés de couvrir la retraite de tout un bataillon face aux soldats coréens. Recroquevillés sur une colline, quasiment condamnés à mort, les hommes dévoilent leurs vraies personnalités.
Même si les décors dégagent une impression de carton pâte, la mise en scène énergique de Fuller et le réalisme de son scénario emportent le morceau! Et certaines scènes très surprenantes sentent le vécu comme celle au cours de laquelle tous les hommes regroupent leurs pieds pour les réchauffer (je n’en dirai pas plus pour ne rien dévoiler!)! Faute de moyens, aucune vedette n’apparaît au casting du film et c’est une très bonne chose, renforçant l’aspect réaliste!
Une vraie réussite que ce film de guerre et la copie proposée sur ce DVD frôle la perfection excepté dans quelques scènes notamment sur la fin.
LES BONUS: 5/10
Outre une galerie photos et la bande-annonce, on trouve une présentation du film par l’érudit Patrick Brion.
VERDICT: 8/10
Petit par les moyens, grand par la puissance!
Disponible en DVD (16,99 euros) chez SIDONIS

CRITIQUE: CHERCHEZ HORTENSE

Damien, professeur de civilisation chinoise, vit avec sa femme, Iva, metteur en scène de théâtre, et leur fils Noé. Leur histoire d’amour s’est enlisée dans une routine empreinte de lassitude. Pour éviter à une certaine Zorica d’être expulsée, Damien se trouve un jour piégé par Iva, qui le somme de demander l’aide de son père, conseiller d’État, avec lequel il entretient une relation plus que distante. Cette mission hasardeuse plonge Damien dans une spirale qui va bouleverser sa vie…

Quatre ans après « le Grand Alibi », « Cherchez Hortense » est le sixième opus de Pascal Bonitzer. Sur une toile de fond assez grave mêlant sujet d’actualité (les sans-papiers) et crise existencielle (relations amoureuses, relations père/fils), Bonitzer réalise une comédie d’une légèreté aérienne! Même si les évènements s’enchainent de façon assez prévisible, la finesse et la drôlerie des dialogues ainsi que le casting emportent tous les suffrages! Bacri récite sa partition de mari trompé en froid avec son père avec merveille et les autres sont au diapason (hilarant Claude Rich, parfaite Kristin Scott Thomas et excellente Isabelle Carré même si elle est un peu en retrait dans ce film). Autre réussite du film, la bande originale d’Alexei Aïgui est magnifique! Ce que la Comédie française fait de mieux!

LA NOTE: 7.5/10