CRITIQUE DVD: DU SURSIS POUR L’ORCHESTRE

LE FILM: 7/10

Au camps de femmes d’Auschwitz-Birkenau, un orchestre exclusivement féminin composé de déportées, jouait selon le bon vouloir des officiers SS. Fania Fénelon, Premier Prix du Conservatoire de Paris, en faisait partie…

 « Sursis pour l’Orchestre » est un téléfilm datant de 1980 et basé sur la pièce d’Arthur Miller elle même inspirée de l’autobiographie de Fania Fénélon. Cette production très ambitieuse nous relate le quotidien incroyable d’un groupe de femmes qui ne soit sa survie qu’à la musique. De niveaux artistiques très disparates, ces femmes forment un orchestre atypique mais le courage et la persévérance qu’elles mettent dans leur travail leur sauve la vie. Sans manichéisme, le film nous dépeint la vie dans le camp d’Auschwitz avec une grande justesse et en évitant  spectaculaire et caricature.
L’interprétation est exceptionnelle avec notamment une Vanessa Redgrave bouleversante. Excellente idée que d’avoir édité ce téléfilm bien supérieur à de nombreux films sur le même sujet. De nombreuses griffures sur l’image ne ternissent pas la qualité de visionnage.
LES BONUS: 5/10
On trouve pour seuls bonus deux extraits d’interviews de Fania Fénélon lors de la sortie du livre?
VERDICT: 7/10
Un drame humain poignant à découvrir!
Disponible en DVD (14,99 euros) chez Showshank Films dès le 2 octobre

CRITIQUE: DU VENT DANS MES MOLLETS

Prise en sandwich entre des parents qui la gavent d’amour et de boulettes, Rachel, 9 ans, compte les minutes qui la séparent de la liberté. Jusqu’au jour où son chemin croise celui de l’intrépide Valérie.

Du vent dans les mollets lorsque l’on fait du vélo, c’est l’un de ces souvenirs d’enfance que l’on n’oublie jamais. C’est également le mode de séduction employé par Carine Tardieu pour plaire à ses spectateurs comme auparavant « Amélie Poulain » ou encore « le Skylab »! Que ce soit à coup de tubes de Kate Bush, de générique de Dallas ou encore à la vision d’objets cultes façon la Dictée Magique! Retrouver tous ces souvenirs est donc un régal pour le public qui a grandi dans les 80’s. Mais outre cet aspect très ludique, le film est surtout une chronique drôle et tendre sur l’enfance, la famille et le couple.

Et même si « Du Vent dans mes Mollets » n’a pas l’étoffe d’un très grand film, il séduit non seulement par sa faculté à replonger le spectateur dans une douce nostalgie mais bien sûr par son très bon casting que ce soit au niveau des parents (Agnès Jaoui et Denis Podalydès excellents) que des enfants (lumineuses Juliette Gombert et Anna Lemarchand). D’autre part, le film serrera le coeur des plus sensibles d’entre nous (non, pas moi bien sûr! hummm…)

LA NOTE: 7/10