CRITIQUE BLU-RAY: PREMIERE DESILLUSION (THE FALLEN IDOL)

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LE FILM: 8/10

En l’absence de ses parents ambassadeurs à Londres, le jeune Felipe, est confié aux bons soins du majordome Baines. Felipe est témoin d’une histoire d’amour clandestine entre ce dernier qu’il vénère comme un héros, et l’une des secrétaires de l’ambassade, Julie. Mrs Baine, jalouse, meurt accidentellement et Felipe croit que Baines l’a tuée.

Première collaboration entre l’écrivain Graham Greene et le cinéaste Carol Reed juste avant le Troisième Homme, cette Première Désillusion est loin d’en être une. A mi-chemin entre la comédie et le drame, comme le film suivant, le film de Reed est centré sur le personnage du petit Felipe. En totale admiration pour son majordome, il se retrouve perdu au milieu des mensonges des adultes et en tentant de lui sauver la mise aux yeux de la police, il ne fait que l’enfoncer, multipliant lui aussi les mensonges.

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Le cinéaste ne jouant jamais sur ce suspense, le spectateur sait que le majordome n’est pas coupable, le but de Reed étant simplement de montrer le décalage entre le monde des adultes et celui de l’enfance. Fort d’une très belle mise en scène, avec en particulier une magnifique scène nocturne dans les rues qui préfigure l’esthétique du Troisième Homme, le film vaut également pour l’interprétation du jeune Bobby Henrey, d’une grande originalité et pour le plaisir procuré par les grands yeux de Michèle Morgan!

TECHNIQUE: 5/10

Même si la définition ne pose pas de problème, la copie souffre de nombreux défauts: un feu d’artifices de tâches et rayures en tous genres!

BONUS: 2/10

Outre la filmo du réalisateur, on a droit à une galerie photos sans intérêt et à un petit livret intéressant rédigé par Philippe Garnier!

VERDICT: 7.5/10

Un film méconnu à découvrir absolument!

Disponible en DVD (16,99 euros) et blu-ray(19.99 euros) chez TAMASA

CRITIQUE DVD: RAID SUR ENTEBBE

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LE FILM: 6/10

Le 27 juin 1976, le vol 139 Air France est détourné vers l’Ouganda par des militants du FPLP et Fraction armée rouge. Les terroristes, avec l’aide du président Amin Dada, font pression sur Israël. Yitzhak Rabin décide d’envoyer un commando.

Téléfilm tourné en même temps que deux autres longs métrages de cinéma sur le même sujet, ce Raid sur Entebbe est réalisé par un cinéaste, Irvin Kershner, qui, au fil d’une carrière assez médiocre tourna tout de même « Jamais plus jamais », le James Bond non officiel, « les Yeux de Laura Mars » ou encore « l’Empire contre-attaque ». Son film sur la prise d’otages à Entebbe n’est pourtant pas inintéressant à plusieurs titres.

Tout d’abord, il fait appel à un casting assez prestigieux pour un film destiné au petit écran: on y retrouve en effet Martin Balsam, Horst Buchholz dans le rôle du chef des terroristes, Charles Bronson en soldat israélien, John Saxon, Jack Warden, Eddie Constantine et bien sûr Yaphet Kotto dans le rôle de Idi Amin Dada qui livre une prestation remarquable. L’autre réussite du film est son approche documentaire qui ne néglige aucun aspect de l’histoire (le détournement, l’installation à Entebbe, les négociations, la préparation de l’attaque…), d’où la durée du film (près de 2h30) et évite tout traitement manichéen. Kershner choisit juste de relater la résolution d’une prise d’otages sans délivrer aucun message.

Sous sa forme très classique et son cachet « téléfilm », ce Raid sur Entebbe se regarde avec plaisir!

TECHNIQUE: 7/10

Outre le léger grain et quelques rayures par-ci par-là, la qualité de la copie proposée est tout à fait convenable.

BONUS: 7/10

Outre une galerie photos un peu cheap, on trouve la traditionnelle présentation de Patrick Brion (7 mins) et celle de François Guérif (13 mins).

VERDICT: 6.5/10

Un honnête spectacle, à découvrir!

Disponible en DVD (16,99 euros) chez Sidonis dès le 5 février.

 
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