CRITIQUE: STOKER

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Après la mort de son père dans un étrange accident de voiture, India, une adolescente, voit un oncle dont elle ignorait l’existence, venir s’installer avec elle et sa mère. Rapidement, la jeune fille se met à soupçonner l’homme d’avoir d’autres motivations que celle de les aider. La méfiance s’installe, mais l’attirance aussi…

Pour son neuvième long métrage, le réalisateur coréen Park Chan-Wook s’exile aux Etats-Unis, ce qui n’est jamais très rassurant quand on voit les films américains de cinéastes asiatiques: d’illustres cinéastes se sont cassé les dents en arrivant à Hollywood (on pense notamment à John Woo, Tsui Hark ou Kim Jee-Woon). En acceptant de mettre en scène ce scénario de Wentworth Miller (l’acteur de Prison Break!) figurant parmi les scénarios les plus prisés du moment, Park Chan-Wook prenait donc un gros risque même s’il s’en sort finalement pas trop mal.

Bizarrement l’élément qui empêche Stoker d’être un grand film est justement son scénario dont l’originalité est cruellement absente et qui pêche un peu niveau suspense. La réussite du film tient en son climat étrange distillé tout au long du film et à l’ambiguité dégagée par les personnages dont on ne sait jamais vraiment quelles sont les motivations. Le film est clairement un hommage au cinéma d’Htichcock, en particulier au film préféré du grand Alfred, « l’Ombre d’un Doute« , reprenant son personnage principal, le mystérieux Oncle Charlie.

Quoi qu’il en soit, le film impressionne par la mise en scène de Park Chan-Wook, d’une maîtrise à couper le souffle! La photographie de l’inséparable Chung Chung-Hoon est également une merveille. Le cinéaste parvient à injecter un peu de sa perversité habituelle à travers quelques scènes assez violentes mais il semble malgré tout un peu sur la retenue par rapport à ses films domestiques.

Un résultat plus impressionnant que totalement convaincant!

NOTE: 7.5/10

 

CRITIQUE BLU-RAY: GRAND HOTEL

81+L5RedE0L__SL1500_LE FILM: 8/10

« Les gens entrent, les gens sortent. Il ne se passe jamais rien », tels sont les mots du patron désabusé de l’hôtel le plus réputé de Berlin. Les spectateurs en savent plus, qui sont les témoins des glorieuses allées et venues et des histoires étonnantes de ce qui fut qualifié « de plus grand casting jamais porté à l’écran dans l’histoire du cinéma ». L’aristocrate ruiné John Barrymore, le prêtre en phase terminale Lionel Barrymore, l’impitoyable homme d’affaire Wallace Beery, l’intrigante sténographe Joan Crawford et la ballerine désabusée Greta Garbo : réunir toutes ces stars fut assurément un coup de maître…

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A l’origine pièce de théâtre, ce Grand Hotel est adapté pour le grand écran dans le but de réaliser une superproduction avec un casting réunissant les plus grandes stars. Le cinéaste anglais Edmund Goulding est choisi pour son talent et son sérieux par le producteur Irvin Thalberg alors à la tête de la MGM pour prendre les commandes de cet ambitieux projet. Devant la caméra, il dirige Greta Garbo, John Barrymore, Lionel Barrymore, Wallace Beery et Joan Crawford.

Goulding montre avec ce film qu’il est aussi à l’aise dans les nombreuses scènes intimistes que dans les scènes de foule comme le prouve la première scène assez impressionnante. Véritable vivier de souffrances humaines, le Grand Hotel voit donc se croiser de multiples personnages aux destins très divers dont un personnage très touchant d’un homme qui se sait condamné par la maladie. Un très beau film assez peu connu finalement à (re)découvrir. Pour l’anecdote, il reçut l’Oscar du meilleur film en 1931.

TECHNIQUE: 9/10

Malgré un grain assez prononcé, cette copie HD tient du miracle compte tenu de l’âge du film! Bravo!

BONUS: 8/10

Outre les commentaires audio de Jeffrey Vance et Mark A. Vieira, on trouve 3 documentaires autour du film, le court métrage : « Nothing Ever Happens » (1933 – 19′)et labande-annonce originale du film.
VERDICT: 8.5/10
Un grand classique dans une version restaurée de toute beauté!
Disponible en Blu-ray (14,99 euros) chez Warner bros