CRITIQUE BLU-RAY: GANGSTER SQUAD

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LE FILM: 5.5/10

Los Angeles, 1949. Mickey Cohen, originaire de Brooklyn, est un parrain impitoyable de la mafia qui dirige la ville et récolte les biens mal acquis de la drogue, des armes, des prostituées et – s’il arrive à ses fins – de tous les paris à l’ouest de Chicago. Tout ceci est rendu possible par la protection, non seulement des hommes de mains à sa solde, mais également de la police et des hommes politiques qui sont sous sa coupe. Cela suffit à intimider les policiers les plus courageux et les plus endurcis… sauf, peut-être, les membres de la petite brigade officieuse de la LAPD dirigée par les Sergents John O’Mara et Jerry Wooters qui, ensemble, vont tenter de détruire l’empire de Cohen.

Ceux qui s’attendent à une nouvelle mouture des Incorruptibles ou de L.A. Confidential peuvent passer leur chemin. Ce Gangster Squad penche plus du côté du pur blockbuster d’action dont la seule originalité est d’avoir situé son action au temps de la prohibition. Sous une forme clipesque se cache donc un film d’action somme toute assez commun, multipliant les fusillades, oubliant par là même de s’appuyer sur un scénario et de vrais personnages dont certains côtés restent assez obscurs comme cette vendetta personnelle menée par le personnage interprété par Ryan Gosling après la mort d’un jeune cireur de chaussures! Toutefois, le film s’avère assez efficace et permet de retrouver un casting assez séduisant avec Sean Penn (qui en fait des tonnes!), Ryan Gosling, Josh Brolin, Emma Stone, Giovanni Ribisi, Nick Nolte et un excellent Robert Patrick. Sans surprise donc mais Gangster Squad se regarde en se bourrant de popcorn…

TECHNIQUE: 8/10

Une copie qui s’en sort haut la main malgré une photo assez sombre!

BONUS: 9/10

Interactivité très fournie avec un making of bien complet (41 mins) et diverses featurettes ainsi que quelques scènes coupées!

VERDICT: 6.5/10

Un très bon bluray pour un film d’action correct!

Disponible en DVD (19,99 euros) et combo blu-ray/dvd/copie digitale (24,99 euros) chez Warner Bros


CRITIQUE: LE TEMPS DE L’AVENTURE

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Une journée. Un train. Deux inconnus. Des échanges de regards, le cœur qui bat. Le regarder partir, le perdre à tout jamais ou s’offrir au temps de l’aventure ? Et si la vie d’Alix basculait…

Le temps de l’aventure dans le film de Jérôme Bonnell, c’est le temps d’une journée. Une journée au cours de laquelle Alix, en partance pour un casting (elle est comédienne), va croiser le regard d’un inconnu, le genre d’échange de regards qui bouleverse une vie. De l’autre côté, son fiancé injoignable est le seul élément qui pourrait l’empêcher de céder à une tentation trop forte. Consciente de la bêtise qu’elle s’apprête à faire, elle ne parvient toutefois pas à résister, d’autant que par hasard elle apprend où retrouver cet inconnu (Gabriel Byrne).
Personne depuis David Lean et son « Brève Rencontre » n’avait à ce point fait ressentir cette fièvre de la rencontre interdite et le poids du choix à faire entre la raison et la folie. N’évitant jamais le silence ni le jeu des regards, Bonnell s’appuie sur son exceptionnel duo d’acteurs, notamment Emmanuelle Devos, au jeu d’une richesse toujours épatante. Elle parvient à faire ressentir au spectateur tous les tourments de son personnage, en particulier lors d’une scène dans la chambre d’hôtel où notre cœur ne peut que s’emballer.
L’une des originalités du film est l’apparition d’un certain burlesque lors de quelques scènes donnant une respiration au récit. Quant à la bande originale faisant large place à Vivaldi, c’est une splendeur.
À la fin de ce temps de l’aventure, alors qu’Alix doit rejoindre sa troupe de théâtre pour un spectacle, elle devra faire le choix entre vivre et jouer…
Pour le spectateur, c’est assurément l’une des plus belles histoires d’amour depuis longtemps !

NOTE: 9/10