CRITIQUE BLU-RAY: NE QUELQUE PART

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LE FILM: 6/10

Farid, jeune Français de 26 ans, doit aller en Algérie pour sauver la maison de son père. Découvrant ce pays où il n’a jamais mis les pieds, il tombe sous le charme d’une galerie de personnages étonnants dont l’humour et la simplicité vont profondément le toucher. Parmi eux, son cousin, un jeune homme vif et débrouillard qui nourrit le rêve de pouvoir rejoindre la France…

Malgré une affiche assez rebutante tant elle respire la comédie cheap aux accents exotiques, Né Quelque Part va pourtant un peu plus loin que ça! Plus que la comédie pleine de clichés sur le choc des cultures vers laquelle le film aurait plus se diriger dangereusement, le film de Mohamed Hamidi tend plutôt vers la chronique pleine de tendresse, mâtinée d’un humour léger et salvateur.

Tout en abordant des thèmes comme la recherche des origines, l’intégration ou la transmission, le film se déroule sans temps mort, porté par des comédiens tous très attachants. Ceux qui n’iraient voir le film que pour Jamel seront déçus; son rôle est loin d’être le premier! Pétri de bons sentiments Né Quelque Part est loin d’être inoubliable mais a le mérite de nous faire passer un bon moment sans recourir à la gaudriole dont le cinéma français semble se faire le spécialiste!

TECHNIQUE: 8/10

Concluant à tous points de vue!

BONUS: 8/10

Un seul bonus mais de qualité, un making of très intéressant!

VERDICT: 6.5/10

Une comédie tendre et sympathique à découvrir…

Disponible en DVD (19.99 euros) et Blu-ray (24.99 euros) chez TF1 VIDEO dès le 23 octobre

 



CRITIQUE: BLUE JASMINE

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Alors qu’elle voit sa vie voler en éclat et son mariage avec Hal, un homme d’affaire fortuné, battre sérieusement de l’aile, Jasmine quitte son New York raffiné et mondain pour San Francisco et s’installe dans le modeste appartement de sa soeur Ginger afin de remettre de l’ordre dans sa vie.

Après son escapade en Europe avec des films comme Match Point, Vicky Cristina Barcelona, Minuit à Paris ou To Rome With Love, Woody Allen revient aux Etats-Unis et plus précisément à New-York et San Francisco. Changement de décor donc mais aussi changement de ton: Blue Jasmine, s’il bénéficie toujours des dialogues incisifs de Woody Allen, penche beaucoup plus du côté du mélodrame que de la fantaisie allenienne. S’il fait immanquablement penser à un Tramway Nommé Désir et si évidemment Jasmine évoque clairement Blanche Dubois, le film d’Allen a la même charge dramatique qu’Alice ou Maris et Femmes. Le récit de la vie de Jasmine, construit en flash backs, dont le mari semble être un clone de Madoff, est souvent bourré d’humour mais devient de plus en plus sombre jusqu’à un final vraiment émouvant.

Si à 77 ans et après tant de films, Woody Allen parvient encore à nous surprendre, son interprète n’y est pas pour rien. Cate Blanchett offre avec Jasmine une de ces prestations époustouflantes qui sentent l’Oscar à plein nez! Vivement l’année prochaine et le prochain Allen!

 

NOTE: 8.5/10