CRITIQUE DVD: DERRIERE LA COLLINE

91uSBowHpPL__SL1500_

LE FILM: 8/10

Au pied de collines rocheuses, Faik mène une vie de fermier solitaire avec son métayer et sa femme. Quand arrivent de la ville son deuxième fils et ses petits enfants, il les met en garde contre les nomades qui traversent la région. Tandis que se déroulent les vacances, la menace rôde, silencieuse et invisible.

Premier film du réalisateur turc Emin Alper, « Derrière la colline » est un objet filmique bien à part. Au premier degré, on est ici face à un huis-clos (en extérieur) qui voit une famille vivre dans la peur de l’autre (les Nomades) en pleine Anatolie. Sans jamais vraiment montrer la menace qui inquiète les bergers, le réalisateur se concentre sur la sensation de peur et d’inquiétude et c’est une franche réussite d’autant que la forme est vraiment soignée avec une très belle photographie. Mais le second niveau de lecture est encore plus fascinant tant Elper parle ici de son pays et de son besoin de trouver un bouc émissaire, notamment avec le peuple kurde. Aisément transposable chez nous, on peut y voir la crainte des habitants de la campagne d’une immigration invisible chez eux. Fascinant…

 

TECHNIQUE: 9/10

Très belle copie pour le support avec un rendu proche de la HD! A signaler l’absence de VF.

BONUS: 6/10

Outre la bande-annonce et une filmographie, on trouve un court mais instructif entretien avec le réalisateur (10 mins).

VERDICT: 8/10

Un premier film très prometteur!

Disponible en DVD (19.99 euros) chez Memento Films

 

CRITIQUE: UN TICKET POUR DEUX

Un_ticket_pour_deux_grande

Le seul désir de Neal Page, c’est de rentrer à temps chez lui pour fêter Thanksgiving. Mais son avion étant annulé pour cause de mauvais temps, il doit se rabattre sur d’autres moyens de transport. Ce qui ne serait pas un problème en soi, s’il ne devait également s’accommoder de la compagnie de Del Griffith, un vendeur ambulant bavard qui ne veut plus le lâcher…

Après quatre films centrés sur l’adolescence, « 16 Bougies pour Sam« , « Breakfast Club« , « Une Créature de rêve » et « la Folle Journée de Ferris Bueller », John Hughes change de registre et se lance dans le road movie. Sur un canevas des plus classiques, la cohabitation forcée entre deux êtres que tout oppose à l’issue de laquelle le rapprochement aura lieu, Hughes réussit une comédie hilarante d’un bout à l’autre. Les deux ingrédients principaux sont réunis, un rythme qui ne faiblit jamais et un duo d’acteurs très complémentaires: la star de l’époque Steve Martin et l’éternel second rôle débonnaire John Candy. Sans doute le meilleur film de la courte carrière de Hughes!

NOTE: 7.5/10