Critique Bluray: le Mensonge Armstrong

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  • Date de sortie :  Inédit en salles en France
  • Réalisé par :
    Alex Gibney
  • Durée :
    2h4min
  • Pays de production :
     Grande-Bretagne
  • Année de production :  2013
  • Titre original : The Armstrong Lie

LE FILM: 9/10

Quatre ans après sa retraite sportive, Lance Armstrong entreprend un come-back dans le but de remporter un huitième Tour de France. Avec sa caméra, Alex Gibney filme les coulisses de ce retour improbable et dresse un portrait fort de ce Texan, survivant d’un cancer des testicules et promu champion cycliste. Au travers d’interviews exclusives avec l’ancien leader de l’US Postal mais aussi ses anciens coéquipiers et le sulfureux Dr Michele Ferrari, imminence grise du système Armstrong et d’images d’archives, Gibney dévoile la double personnalité du natif de Dallas : entre cycliste exceptionnel régnant sur le monde de la Petite Reine et parrain du plus grand système de dopage du sport moderne, tout en soulevant la question du dopage dans le monde du sport. L’histoire fascinante et inquiétante d’un homme qui voulut être roi et finit paria.

Inédit en salles chez nous, ce documentaire qui débarque directement chez nous est à voir absolument, y compris par ceux qui, comme moi, ne s’intéressent pas mais alors pas du tout à la petite reine!

Le projet remonte à 2009 lorsque le réalisateur Alex Gibney entreprit de suivre le come back de Lance Armstrong sur le Tour de France. Si ce retour fut une catastrophe puisque c’est à ce moment-là que le cycliste tomba pour dopage, le réalisateur choisit de continuer à filmer. Mélange d’images d’archives et d’interviews, d’Armstrong comme d’anciens coéquipiers ou même de son « médecin », le Mensonge Armstrong vaut pour son portrait d’un homme qui mentit toute sa carrière avec un aplomb assez rare mais surtout pour l’état des lieux d’un sport gangréné par la triche et les relations troubles entre l’UCI et le champion. A déguster comme un thriller, vraiment passionnant!

TECHNIQUE: 9/10

Rien à dire, c’est parfait!

BONUS: 9/10

Outre un commentaire audio du réalisateur, on trouve près de 45 mins de scènes coupées qui valent vraiment le coup d’oeil et une conférence de presse du réalisateur et de quelques intervenants du film lors du TIFF.

VERDICT: 9/10

Un documentaire absolument passionnant, immanquable!

Disponible en DVD (14.99 euros) et bluray (19.99 euros) chez Sony Pictures Entertainment

Critique: Sous les Jupes des Filles

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Paris. 28 premiers jours du printemps. 11 femmes.
Mères de famille, femmes d’affaires, copines, maîtresses ou épouses…
Toutes représentent une facette de la femme d’aujourd’hui : Complexes, joyeuses, complexées, explosives, insolentes, surprenantes… Bref, un être paradoxal, totalement déboussolé, définitivement vivant, FEMMES tout simplement !

On attendait beaucoup de ce premier film de l’excellente actrice Audrey Dana qui sut s’entourer d’un casting très alléchant, mélange de reines de la comédie (Géraldine Nakache, Julie Ferrier, Alice Belaidi) et d’actrices « plus sérieuses » (Isabelle Adjani, Marina Hands, Sylvie Testud…)! Pour un premier essai, se lancer dans une comédie, film choral de deux heures et tenter de découvrir ce qui se cache réellement sous les jupes des filles, c’était un pari très risqué et pas complètement gagné.

L’ingrédient le plus important d’une comédie est peut-être le rythme et inévitablement en deux heures de film, on ressent quelques trous d’air. Quant à l’aspect film choral, si le scénario relie tous les personnages avec astuce, on tombe inévitablement dans le film à sketches et les segments ne sont pas tous du même niveau. Quant au côté féministe du projet, il entre en opposition avec une schématisation des personnages vraiment dommageable: Laetitia Casta est pénalisée par ses problèmes intestinaux, Vanessa Paradis est une femme de tête seule à cause de son mépris, Julie Ferrier est bourrée de tics, Sylvie Testud est parano, etc…

Toutefois, le casting ,par sa bonne humeur, sauve la baraque et nous fait passer de bons moments avec des mentions spéciales à Géraldine Nakache pour son potentiel comique atomique et Alice Belaidi, peut-être le seul personnage « normal », vraiment touchante!

NOTE: 5/10