Critique: The Duke of Burgundy

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  • Réalisé par :
    Peter Strickland
  • Avec :
    Chiara D’Anna,Sidse Babett Knudsen
  • Durée :
    1h44min
  • Pays de production :
    Grande-Bretagne
  • Année de production :  2014
  • Titre original : The Duke of Burgundy
  • Distributeur :
    Le Pacte

Jour après jour un couple entretient un rite qui finit toujours par la punition d’Evelyn, mais Cynthia rêve d’une relation plus conventionnelle. L’obsession d’ Evelyn pousse rapidement leur relation au bord de la rupture.

Deux ans après un Berberian Sound Studio fortement empreint de Giallo, l’Anglais Peter Strickland revient avec The Duke of Burgundy, très inspiré de cinéma italien 70’s. Dès le générique très vintage, on sent qu’on est confronté à un vrai film de cinéphile. Sado-masochisme et fétichisme sont alors au programme à travers la relation entre Evelyn et Cynthia, qui ne fonctionne que sur la répétition inlassable des mêmes humiliations. Souvent drôle tant les jeux côtoient l’outrance, le film dans son final se montre émouvant alors que la relation amoureuse ne se joue que sur une inégalité (le bonheur de l’un fait le malheur de l’autre) et qu’il suscite autant de plaisir chez l’une que de souffrance chez l’autre. La grande qualité du film tient en sa beauté plastique absolument démente que ce soit au niveau de la bande originale qui n’est pas sans rappeler les compositions de Morricone (les moins connues bien sûr) que de la photographie exceptionnelle qui multiplie les plans incroyables!

Un petit chef d’oeuvre et un vrai plaisir d’esthète!

4.5

SORTIE le 17 juin


Critique: Frank

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  • Date de sortie :
    04 février 2015
  • Réalisé par :
    Lenny Abrahamson
  • Avec :
    Michael Fassbender, Maggie Gyllenhaal, Domhnall Gleeson…
  • Durée :
    1h35min
  • Pays de production :
    Irlande Grande-Bretagne
  • Année de production :  2014
  • Titre original : Frank
  • Distributeur :
    KMBO

Jeune musicien rêvant d’être une rock star, Jon croise le chemin d’un groupe de pop avantgardiste à la recherche d’un nouveau clavier. Il devient vite le protégé de Frank, leur leader, aussi fascinant que mystérieux : ce génie musical vit dissimulé en permanence sous une grande tête en papier mâché. Entre phases de doute et éclats de créativité, rapports fusionnels et crises de confiance, l’enregistrement du premier album du groupe et les concerts les conduiront dans une véritable aventure humaine de l’Irlande jusqu’au Texas !

Précédé d’une réputation flatteuse, le film enchaînant les festivals, c’est avec curiosité et appétit que l’on attend ce Frank! Dès la scène d’ouverture, carrément géniale, le cinéaste irlandais parvient à montrer tout ce qui fait le personnage de Jon: en rentrant chez lui, il tente d’écrire une chanson en s’inspirant de tout ce qu’il voit puis tweete à ses 16 followers qu’il a passé la journée à composer. Dans ces trois minutes de film, le ton est à l’absurde et l’on a compris que Jon n’a pas beaucoup de talent mais cherche avant tout la célébrité. Après que le hasard et un musicien suicidaire l’aient mis sur la route d’un groupe complètement barré, Jon va tenter justement de mener ses nouveaux amis et leur leader à tête en papier mâché sur la route de la célébrité.

Si l’on pense immanquablement à l’imaginaire de Gondry, Frank va plus loin dans l’absurde avec une galerie de personnages tous plus loufoques les uns que les autres avec évidemment Fassbender dont on ne verra pas beaucoup le visage (une prestation vocale et gestuelle malgré tout impressionnante), l’excellent Domnhall Gleeson et une irrésistible Maggie Gyllenhall! L’originalité du ton et la pertinence de la réflexion sur la création et la célébrité font de ce petit OVNI cinématographique une expérience des plus recommandables!

4

 

SORTIE LE 4 FEVRIER 2015