Critique: Quand on a 17 ans

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Réalisation André Téchiné
Scénario Céline Sciamma
André Téchiné
Acteurs principaux
Sociétés de production Fidélité Productions
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Drame
Durée 116 minutes
Sortie 30 mars 2016

Damien, 17 ans, fils de militaire, vit avec sa mère médecin, pendant que son père est en mission. Au lycée, il est malmené par un garçon, Tom. La violence dont Damien et Tom font preuve l’un envers l’autre va évoluer quand la mère de Damien décide de recueillir Tom sous leur toit.

Co-écrit avec Céline Sciamma, « Quand on a 17 ans » contient les obsessions de la réalisatrice de « Naissance des pieuvres » et « Tomboy » et celles d’André Téchiné, à savoir l’éveil à la sexualité et cette difficile période où celle-ci se forge, parfois dans la douleur. Raconté et découpé sur trois trimestres, le récit suit donc l’année scolaire de deux garçons, Damien et Tom (magnifiques Kacey Mottet-Klein et Corentin Fila) qui n’ont d’abord de contacts que violents, puis qui vont se rapprocher par l’intermédiaire de la mère de Damien (Sandrine Kiberlain), médecin du village.

Avec son mélange de romanesque et de sensualité, ce nouveau film de Téchiné est sans conteste son meilleur depuis au moins dix ans et le plus beau résultat de la collaboration de deux cinéastes!

4.5

Critique: The Assassin

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Titre original 刺客聶隱娘, cìkè niè yǐnniáng
Réalisation Hou Hsiao-hsien
Scénario Chu Tien-wen
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau de la République de Chine Taïwan
Drapeau de la République populaire de Chine Chine
Drapeau de Hong Kong Hong Kong
Genre Action
Drame
Durée 105 minutes
Sortie 9 mars 2015

LE FILM:

1.5

Chine, IX siècle. Nie Yinniang revient dans sa famille après de longues années d’exil.  Son éducation a été confiée à une nonne qui l’a initiée dans le plus grand secret aux arts martiaux. Véritable justicière, sa mission est d’éliminer les tyrans. A son retour, sa mère lui remet un morceau de jade, symbole du maintien de la paix entre la cour impériale et la province de Weibo, mais aussi de son mariage avorté avec son cousin Tian Ji’an. Fragilisé par les rebellions, l’Empereur  a tenté de reprendre le contrôle en s’organisant en régions militaires, mais les gouverneurs essayent désormais de les soustraire à son autorité. Devenu gouverneur de la province de Weibo, Tian Ji’an décide de le défier ouvertement. Alors que Nie Yinniang a pour mission de tuer son cousin, elle lui révèle son identité en lui abandonnant le morceau jade. Elle va devoir choisir : sacrifier l’homme qu’elle aime ou rompre pour toujours avec  « l’ordre des Assassins ».

Huit ans après « le Voyage du ballon rouge », Hou Hsiao-Hsien est de retour avec « The Assassin », raflant au passage un prix de la mise en scène à Cannes. Porté par une critique dithyrambique et l’unanimité des ayatollahs de la critique, le film mérite tout de même un discours moins officiel au risque de me discréditer totalement aux yeux de certains, si tant est que l’on m’ait donné un jour cette crédibilité!

Je me dois d’avertir les adeptes de Wu Xia Pian (films de sabre chinois) ou de kung fu, ils peuvent rester chez eux s’ils comptent revoir « Tigre et Dragon » ou « Big Boss »! Si quelques affrontements émaillent le film, ils sont tout de même peu nombreux et filmés de manière peu immersive. Très peu dialogué « The Assassin » joue beaucoup sur une symbolique qui échappera souvent à l’Européen de base que je suis, rajoutant à la confusion d’un script qui semble parfois accessoire: certains personnages qui semblent d’ailleurs être primordiaux ne sont que survolés. Ceux qui aiment donc le Cinéma pour entrer dans une histoire qui les transportera pendant deux heures en seront donc pour leurs frais.

Les esthètes purs par contre vont en prendre plein les yeux. Tourné en format carré, « the Assassin » est une succession de plans tous somptueux que ce soit en intérieur ou en extérieur. Un régal pour les yeux!

En conclusion, c’est beau mais c’est chiant!