Critique Bluray: les Innocents

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Titre original The Innocents
Réalisation Jack Clayton
Scénario William Archibald
Truman Capote
John Mortimer
d’après Henry James
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Genre Fantastique
Durée 99 minutes
Sortie 16 mai 1962

LE FILM:

4.5

Angleterre, fin du XIXe siècle. Miss Giddens, engagée pour assurer l’éducation de Flora et Miles, arrive au vieux manoir de Bly. Les enfants, charmants au premier abord, manifestent bientôt un comportement étrange, et Miss Giddens ne tarde pas à comprendre que la maison fut le théâtre d’une relation des plus malsaines entre l’intendant Peter Quint et la précédente gouvernante, mystérieusement décédés.

Grand classique du Cinéma fantastique, « les Innocents », réalisé en 1961 par Jack Clayton (« les chemins de la haute ville ») est l’adaptation d’une nouvelle d’Henry James, « le Tour d’écrou ». Magnifiquement réalisé dans un somptueux noir et blanc avec la photo de Freddie Francis, le film de Clayton nous plonge dans un récit qui voit une gouvernante au prise avec deux enfants étranges et des apparitions spectrales. Sans que l’on sache jamais si la gouvernante, incarnée par la magnifique Deborah Kerr, assiste vraiment à des phénomènes surnaturels ou si elle sombre dans la folie, on est toujours envoûté et fasciné par cette histoire qui rappelle d’autres classiques comme « Rebecca » par son caractère gothique. Magnifique!

TECHNIQUE:

4.5

Magnifique copie proposée ici avec un léger grain qui ne gâche en rien le plaisir! Pas de VF ici.

BONUS:

4.5

On trouve ici une présentation du film par Nicolas Saada, une présentation par un spécialiste en littérature anglo-saxonne ainsi que le court-métrage de Jack Clayton inspiré du « Manteau » de Gogol. Cerise sur le gâteau, un petit livret rédigé par Jean-Baptiste Thoret!

VERDICT:

4.5

Un classique dans une belle édition! Indispensable!

Disponible en combo bluray +Dvd+livret (24.99 euros) chez Potemkine Films et Agnes B DVD dès le 3 mai

 

Critique: My life directed by Nicolas Winding Refn

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Liv Corfixen est femme de réalisateur. Une position qui n’est pas toujours aisée, et elle tient à nous le prouver dans un documentaire qu’elle a entièrement écrit et réalisé. En obtenant le Prix de la mise en scène à Cannes en 2011 pour son film DRIVE, le Danois Nicolas Winding Refn jouit d’un statut de cinéste culte : adulé par le public, consacré par la critique, il a désormais pour principale préoccupation de rendre ce succès pérenne. Ainsi, lorsqu’il début le tournage de son nouveau projet ONLY GOD FORGIVES en 2013, il s’inquiète : ce film, plus confidentiel, saura-t-il répondre aux attentes de ses spectateurs ? Liv s’inquiète aussi, mais surtout pour son mari, ses enfants, et pour elle-même, car si Nicolas se jette à corps perdu dans son film, il semble toutefois mettre de côté sa propre famille. Elle décide donc de prendre la caméra, et de faire de Nicolas un sujet d’observation, afin de nous offrir une vision large de la vie du réalisateur, un portrait à la fois intime et instructif, à mi-chemin entre le reportage et le making-of.

Durant les six mois qu’a nécessité le tournage d’Only God Forgives à Bangkok, le cinéaste Nicolas Winding Refn a tenu à emmener avec lui sa femme et ses deux filles. Durant cette période, son épouse filme donc au quotidien son réalisateur de mari, de la préparation du film à sa présentation à Cannes. Si l’on suit le cinéaste danois au travail, on le voit également dans son intimité. Passionnant, ce documentaire entre reportage et making of offre une réflexion sur la création, le doute de l’artiste et l’importance de la famille pour entourer celui-ci. Une oeuvre indispensable pour les fans du réalisateur!

4.5

Disponible en VOD et DVD (14.99 euros) chez Wild Side Video dès le 27 avril